28 mars 2008
Son plan fournirait des fonds supplémentaires sur une période de cinq ans.
Washington - Dans le cadre des efforts déployés par les États-Unis pour favoriser le développement international, le président Bush a lancé en 2007 un plan visant à accroître l'aide à l'éducation au profit des enfants des pays les plus pauvres du monde.
Le président a exposé son plan dans un discours prononcé à Washington le 31 mai 2007, quelques jours avant d'assister au Sommet du Groupe des Huit (G8), qui s'est tenu du 6 au 8 juin à Heiligendamm (Allemagne), où il a rencontré les dirigeants des autres principaux pays industrialisés (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie). M. Bush a mentionné l'obligation qu'ont les États-Unis d'aider à « apporter le progrès et la prosperité aux pays en difficulté à travers le monde », et il a demandé au Congrès américain « d'accorder 525 millions de dollars supplémentaires, au cours des cinq prochaines années, pour renforcer encore nos initiatives dans le domaine de l´éducation ».
L'objectif, a-t-il dit, « est de donner une instruction de base à 4 millions d'enfants supplémenaires sur le continent africain et à travers le monde », a précisé M. Bush dans son discours du 31 mai. Selon une note documentaire publiée le même jour par la Maison-Blanche, le nouveau plan a pour but de produire un « effet de vague » dans les pays pauvres. « Notre investissement dans les enfants désavantagés aidera à encourager le développment de climats stables et productifs dans lesquels la justice sociale, le développement économique et les principes démocratiques prospéreront », a affirmé la Maison-Blanche.
Le plan du Président prévoit :
• la création de nouvelles « communautés d'opportunité » dans lesquelles 100.000 enfants exposés à des risques dans les pays en voie de développement recevraient une formation extrascolaire en anglais, en informatique, en science, en mathématiques et en finance ;
• l'expansion de l'aide aux programmes d'éducation de base dans les pays en voie de développement ; et
• une meilleure coordination des ressources consacrées à l'éducation, grâce notamment à la nomination, à l'Agence des États-Unis pour le développement international, d'un nouveau coordinateur de l'éducation chargé d'assurer une utilisation stratégique des ressources en vue de renforcer le soutien actuel des États-unis à l'éducation, à la santé et à la nutrition de l'enfant.
La Maison-Blanche a décrit le plan du président comme « une approche transformatrice de l'éducation » qui encouragera le progrès, réduira la pauvreté et aidera les garçons et les filles à devenir des citoyens productifs et actifs. En outre, « l'éducation offre des possibilités et contrecarre l'extrémisme et la violence », a ajouté la Maison-Blanche. « Ce plan encouragera les partenariats avec le secteur privé - notamment avec les dirigeants des organisations commerciales et non gouvernementales, les collectivités locales et les parents - pour accroître encore son effet. »
Dans ses entretiens de 2007 avec les dirigeants du G8, M. Bush a également discuté d'autres mesures proposées par les États-Unis pour aider le monde en voie de développement. Fin mai, il avait demandé au Congrès de doubler la contribution des États-Unis à la lutte mondiale contre le VIH/sida et de financer l'engagement qu'il avait pris en 2005 d'accroître l'aide américaine à l'Afrique subsaharienne pour la porter à 8,67 milliards de dollars en 2010.
« Nous nous employons à accroître l'accès au commerce et à alléger le fardeau de la dette des pays en voie de développement, a-t-il dit. Nous augmentons notre assistance aux pays les plus pauvres du monde et utilisons cette aide pour encourager les réformes, renforcer l'éducation et lutter contre ce fléau qu'est la maladie. »
En fournissant une instruction de base de qualité à 4 millions d'enfants de plus en Afrique et ailleurs, les États-Unis aident à répondre à un grand besoin, a déclaré M. Bush. « En aidant les jeunes de ces pays à acquérir les compétences dont ils ont besoin pour réussir, nous leur donnerons les clés d'un avenir plus prometteur », a-t-il ajouté.