28 janvier 2008
Dans son discours sur l'état de l'Union, M. Bush réaffirme sa foi dans les principes de la paix et de la liberté.

Washington - « Notre politique étrangère se fonde sur un principe bien clair : la conviction que les peuples choisiront un avenir de liberté et de paix, pour peu qu'on leur en donne la chance », a affirmé le président Bush dans son ultime discours sur l'état de l'Union, prononcé le 28 janvier 2008 devant le Sénat et la Chambre des représentants réunis en séance plénière.
Pourtant, « des terroristes et des extrémistes » résolus à « assujettir des millions d'êtres humains à leur joug violent » s'opposent à cette progression de l'humanité vers la liberté, a-t-il ajouté.
Selon Mme Dana Perino, porte-parole de la Maison-Blanche, M. Bush a décidé de centrer son discours sur sa foi dans le pouvoir qu'ont la liberté et la justice d'améliorer la vie des peuples du monde entier. Ainsi, il devait réaffirmer l'appui des États-Unis à la recherche d'une solution « à deux États » du conflit israélo-palestinien, ainsi qu'au redressement politique et économique de l'Irak et de l'Afghanistan après des décennies d'oppression et de conflit. M. Bush souhaite également augmenter les programmes d'aide à l'étranger afin d'aider les pays en développement à tirer parti des bienfaits de la démocratie.
La liberté et la justice, pièces maîtresses de la politique étrangère
Le président a réaffirmé son soutien aux dirigeants israéliens et palestiniens qui se sont engagés lors de la conférence tenue en novembre 2007 à l'Académie navale d'Annapolis (Maryland) à reprendre les négociations visant à un accord de paix qui devrait ouvrir la voie à la création d'un État palestinien à la fin de 2008.
Au sujet de l'Irak, M. Bush a exhorté le Congrès et le peuple des États-Unis à maintenir leur appui à la politique américaine et à aider les Irakiens à toucher ce que le gouvernement Bush appelle « les dividendes du succès ».
Les conditions de vie en Irak se sont améliorées depuis qu'ont été augmentées de 25.000 soldats les forces de la coalition, a affirmé M. Bush au Congrès. Les forces de sécurité irakiennes ont été étoffées et 80.000 Irakiens coopèrent avec les autorités afin de reconquérir leurs quartiers des mains des extrémistes, grâce à la création de 130 groupes de « citoyens locaux concernés ». Les attentats, calculés sur une base mensuelle, ont diminué de 60 % et le nombre de civils tués lors d'attaques sectaires est tombé de près de 90 %, a indiqué le président.
« Quoique l'ennemi soit encore dangereux et qu'il reste beaucoup à faire, l'augmentation des effectifs américains et irakiens a donné des résultats que peu d'entre nous auraient pu imaginer il y a seulement un an », a-t-il dit.
Les États-Unis ont commencé à retirer leurs renforts en novembre 2007 et, si la sécurité continue de s'améliorer, les spécialistes militaires pensent que le nombre de leurs forces en Irak pourrait tomber de 160.000 à 130.000 d'ici à juin prochain.
En Afghanistan, M. Bush a annoncé que les États-Unis enverraient 3.200 marines en renfort dans ce pays, notamment pour former des forces afghanes et améliorer les conditions de sécurité de façon à permettre au pays de persévérer sur la voie du progrès.
Le président a également évoqué la période difficile que traversaient les peuples de Birmanie, de Cuba, du Soudan et du Zimbabwe. Il a demandé aux autorités iraniennes de cesser de soutenir les groupes terroristes, de suspendre leur programme nucléaire controversé et d'engager des négociations.
« Afin de rejoindre la communauté des nations, exposez-lui honnêtement vos intentions nucléaires et vos actions passées, cessez votre oppression à l'intérieur et mettez fin à votre soutien au terrorisme à l'extérieur, a-t-il dit. Mais surtout, sachez ceci : les États-Unis s'opposeront à tous ceux qui menaceront nos forces, ils resteront aux côtés de leurs alliés et ils défendront leurs intérêts vitaux dans le golfe Persique. »
Nouvelles propositions d'aide humanitaire
Promouvoir la liberté, cela signifie aussi aider d'autres États à faire face à la faim, à la maladie, à la pauvreté, à l'analphabétisme et à d'autres fléaux qui peuvent permettre à l'extrémisme de s'implanter. Aussi M. Bush a-t-il insisté sur l'engagement permanent de son gouvernement en faveur de l'aide humanitaire durant sa dernière année en fonctions.
M. Bush a notamment demandé au Congrès de proroger son programme de lutte contre le VIH/sida dans 120 pays et d'en doubler la dotation pour la faire passer de 15 milliards à 30 milliards de dollars.
Enfin, le président a présenté une nouvelle proposition visant à atténuer la faim dans le monde qui consisterait à permettre aux organismes fédéraux responsables de l'aide alimentaire d'acheter les vivres directement aux agriculteurs du monde en développement. Les États-Unis, rappelle-t-on, fournissent la moitié de l'aide alimentaire distribuée dans le monde. En 2007, leur aide alimentaire d'urgence totalisant 1,7 milliard de dollars a permis de nourrir 23 millions de personnes dans une trentaine de pays.
Ces deux propositions devraient figurer au premier plan du voyage que projette d'effectuer M. Bush dans cinq pays d'Afrique du 15 au 21 février prochain.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)