22 janvier 2008

Une association américaine facilite les dons caritatifs envoyés à l'étranger

GlobalGiving assure au donateur que son envoi sera bien reçu.

 
Programme de vaccin au Mali organisé par Global Giving. (Photo alliance GlobalGiving/Ouelessbougou)

Washington - Une association américaine s'emploie depuis sa création en 2002 à faciliter l'envoi de dons de particuliers en faveur de projets de développement à l'étranger tout en garantissant aux donateurs que leur générosité aura les effets escomptés.

L'œuvre de deux anciens hauts fonctionnaires de la Banque mondiale, cette association dénommée GlobalGiving permet aussi aux donateurs qui s'intéressent aux mêmes causes de communiquer entre eux au moyen de l'Internet.

Par son programme GlobalGiving Guaranteed, l'association donne à tout particulier l'assurance que son don, à concurrence de 10.000 dollars, sera employé de la manière prévue ; sinon, le donateur peut réorienter cette somme vers d'autres causes. Pour qu'il sache comment son don est utilisé, GlobalGiving permet au particulier de suivre les progrès du projet bénéficiaire grâce à l'envoi d'informations actualisées en ligne. L'organisation lui offre aussi la possibilité de prendre contact directement, par téléphone et par courriel, avec les responsables du projet.

Ce programme de garantie est le seul qui existe actuellement aux États-Unis.

Cette méthode de relation directe de donateur à bénéficiaire, dans le cadre de projets locaux très performants, a reçu l'appui financier, technique et commercial du site d'Internet de vente aux enchères eBay et de la fondation Case créée par le cofondateur d'America Online (AOL). Elle a également reçu l'aide technique des fondations Hewlett, Ford et Packard, a indiqué le fondateur de GlobalGiving, Dennis Whittle, lors d'un entretien accordé au Service d'information du département d'État.

Avec son collègue Mari Kuraishi, M. Whittle avait créé en 2000 un site de la Banque mondiale fort populaire, le Development Marketplace (le Marché du développement), qui visait à aider « quiconque avait une bonne idée » sur la manière de lutter contre la pauvreté à présenter sa proposition aux responsables de la Banque à toutes fins utiles.

Le succès de ce premier site a incité ses deux créateurs à lancer une seconde initiative, visant à faire connaître une quantité bien plus importante d'idées de développement à une multitude de donateurs en puissance.

Leur raisonnement consistait à « faire sauter le mythe » selon lequel seuls des spécialistes du développement étaient capables de concevoir des idées dignes de financement, a dit M. Whittle. Il s'agissait également de montrer que le financement d'un projet pouvait se faire plus rapidement en évitant les circuits bureaucratiques.

« À mesure que les donateurs envoient des fonds par l'Internet, ils veulent, de plus en plus, que leurs dons soient faciles à réaliser, traçables, et de fort impact... Bref, nous considérons le donateur comme un client », a affirmé M. Whittle.

Un particulier peut faire le don qu'il souhaite, à la mesure de son porte-monnaie, que ce soit 10 dollars ou des milliers de dollars. Il a aussi l'option d'acheter des cartes cadeaux dont les heureux bénéficiaires pourront se servir pour faire des dons aux projet de développement de leur choix dans la limite de la valeur des cartes.

C'est la fondation Hewlett qui a financé la mise en œuvre du programme d'Internet de GlobalGiving qui donne aux particuliers la possibilité de contacter directement les responsables des projets qu'ils soutiennent et de suivre la progression de ces derniers. La fondation Sall, quant à elle, a créé le logiciel permettant aux donateurs de communiquer entre eux.

En outre, certaines grandes chaînes commerciales, tel le géant du vêtement Gap, ont créé des programmes de dons de contrepartie à concurrence des dons faits par leurs employés à GlobalGiving.

« Les employés de Gap à travers le monde utilisent GlobalGiving pour appuyer des projets particuliers de développement qui sont en cours dans leur pays ou n'importe où ailleurs. La société Gap versera à ces projets des montants équivalents », a indiqué Marianne Campbell, directrice des relations avec le public à la fondation Gap.

GlobalGiving a fait sienne la croyance de la fondation Case dans la « démocratisation de la philanthropie », a affirmé M. Whittle, c'est-à-dire la conviction que des particuliers même peu fortunés peuvent faire beaucoup pour aider leur prochain.

Le site (en anglais) www.golbalgiving.com présente tous les détails voulus sur cette association.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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