18 janvier 2008

Le Conseil américano-afghan des femmes investit dans l'avenir de l'Afghanistan

Mme Laura Bush souligne les succès de ce partenariat entre les secteurs public et privé.

 
Laura Bush et Paula Dobriansky
L'épouse du président, Mme Laura Bush et la sous-secrétaire d'État, Mme Paula Dobriansky le 17 janvier 2008. (© AP Images)

Washington - Le Conseil américano-afghan des femmes (USAWC, U.S.-Afghan Women's Council) prouve que la coopération entre les secteurs public et privé peut transformer des vies et investir dans l'avenir des démocraties en développement. « Le Conseil montre ce que des Américains peuvent faire pour soutenir les missions humanitaires de notre pays en Afghanistan, et il montre ce que les Afghans peuvent faire pour investir dans l'avenir de leur pays », a dit Mme Laura Bush, le 17 janvier, lors d'une réunion du Conseil à Washington.

Cet organisme a été créé en 2002 par le président Bush et son homologue afghan Hamid Karzaï afin d'aider les Afghanes à obtenir les formations et l'éducation qui leur étaient refusées par les talibans. Elles seront alors en mesure de contribuer pleinement à sortir leur pays de décennies de guerre et d'oppression.

Coprésidé par la sous-secrétaire d'État Paula Dobriansky, le ministre afghan de la condition féminine Hussan Bano Ghazanfar et le ministre afghan des affaires étrangères Rangin Dadfar Spanta, le Conseil a attiré l'appui de plusieurs grandes sociétés, notamment Time-Warner, Daimler-Chrysler, Microsoft, Gateway et Dell Computers.

Depuis le renversement des talibans en 2001, a dit Mme Bush, les Afghans ont connu des améliorations considérables de leurs conditions de vie. Un nombre sans précédent de gens ont accès à des soins médicaux essentiels. Les écoles ont rouvert leurs portes à plus de cinq millions d'enfants, dont deux millions de filles. Plus de 2.000 kilomètres de routes ont été goudronnés afin d'aider à relancer l'économie, qui croît en moyenne de 15 % par an depuis 2002.

Tous cela a ramené l'espoir, mais il reste encore beaucoup à faire, a-t-elle affirmé.

« Les zones rurales manquent encore d'infrastructures essentielles telles que routes, systèmes d'irrigation et électricité. Cela, bien entendu, les maintient hors de portée des bienfaits de l'éducation et du développement économique. De nombreux Afghans ont du mal à couvrir leurs besoins essentiels que sont la nourriture, l'eau potable et un abri. »

Fruit d'un partenariat entre les secteurs public et privé, le Conseil permet à des hommes d'affaires et des dirigeants d'associations des États-Unis et à des responsables afghans locaux de consacrer des dons privés à des projets concrets qui changent la vie de milliers de familles dans l'ensemble de l'Afghanistan.

Mme Bush a évoqué les succès du Conseil, notamment la création de 17 centres de ressources pour les femmes qui offrent diverses formations allant de l'apprentissage de la lecture à la gestion de petites entreprises, et d'un réseau de sept banques locales accordant des microcrédits à quelque 30.000 femmes désireuses de créer leur entreprise ; la formation de juges et d'avocates afghanes aux arcanes de leur nouvelle constitution ; la formation de sages-femmes afin de réduire le niveau de mortalité infantile ; enfin, la création d'un institut de formation d'instituteurs, financé en partie par Microsoft et Dell Computers, pour former une nouvelle génération de maîtres d'écoles.

« L'une des caractéristiques des Américains est qu'ils veulent sincèrement voir les autres peuples réussir. Le succès des autres peuples, notamment celui des Afghans, nous encourage et nous réconforte. »

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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