18 janvier 2008

M. Bush prône la paix au Moyen-Orient et la sécurité dans le golfe Persique

Il exhorte les États arabes à faire fond sur l'élan donné lors de la conférence d'Annapolis.

 
M. Bush et le roi Abdallah
Le président Bush et le roi Abdallah d'Arabie saoudite le 15 janvier. (© AP Images)

Washington - Lorsqu'il s'est entretenu avec le roi Abdallah d'Arabie saoudite dans le cadre de sa récente tournée au Moyen-Orient, le président Bush a mis l'accent sur l'attachement des États-Unis à aider les responsables palestiniens et israéliens à réaliser leurs objectifs d'un accord de paix et d'un État palestinien d'ici la fin de 2008. Il a aussi invité les chefs de file régionaux à maintenir leur appui à cette cause.

« Ils souhaitent un accord. Ils veulent avancer car l'impasse est une source de frustration pour eux et, dans leur esprit, c'est la source de bien d'autres problèmes au Moyen-Orient. Si ce problème est résolu, bien d'autres disparaîtront », a dit M. Bush le 15 janvier à l'occasion d'un exposé à la presse organisé à Riyad (Arabie saoudite).

Le président a loué la décision du roi saoudien d'envoyer son ministre des affaires étrangères à la conférence sur le Moyen-Orient qui s'est tenue à Annapolis (Maryland) en 2007. Il a en outre remercié les dirigeants des pays du Golfe pour l'appui vigoureux qu'ils ont manifesté lors de la conférence, ce qui, a-t-il dit, a envoyé aux Palestiniens, aux Israéliens et à l'ensemble de la région un puissant message en appui à la paix.

Il a indiqué qu'à l'occasion des audiences privées qu'il a eues avec le roi Abdallah et avec des responsables du Koweït, de Bahreïn et des Émirats arabes unis durant sa tournée de huit jours au Moyen-Orient, il avait fait part de ses observations personnelles à propos du processus de paix et de la façon dont les États-Unis ont l'intention d'appuyer les pourparlers entre Israéliens et Palestiniens, exhortant les chefs de file à maintenir l'élan qui ne manquera pas de conduire à la paix.

« Pour que cela marche, il leur faut soutenir les Palestiniens et dire clairement qu'Israël est un élément important de l'avenir du Moyen-Orient », a-t-il déclaré.

Visite de Mme Condoleezza Rice à Bagdad

La secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, qui avait accompagné le président Bush lors de ses consultations, a fait une visite impromptue en Irak le 15 janvier, à la suite de la décision prise le 12 janvier par le Parlement irakien d'autoriser certains anciens membres du parti baassiste à de nouveau assumer des fonctions au sein du gouvernement, un développement qui figure parmi les 18 indicateurs - ou jalons - que les autorités irakiennes ont définis pour mesurer le progrès politique.

« Depuis mon dernier voyage il y a un mois, j'ai constaté que les progrès se poursuivaient sur le front politique », a affirmé Mme Rice à l'occasion d'une conférence de presse à laquelle participait également son homologue irakien, M. Hoshyar Zebari, ministre des affaires étrangères.

Mme Rice a demandé instamment à M. Nouri al-Maliki, le premier ministre irakien, de mettre à profit l'amélioration de la situation aux plans sécuritaire et politique pour continuer à exercer des pressions en vue de l'adoption de réformes supplémentaires, notamment une loi concernant la tenue d'élections dans les provinces et d'une loi essentielle en ce qui concerne le partage des revenus tirés du pétrole et du gaz entre les différents groupes ethniques et religieux.

« Ces avancées montrent que cette démocratie ouvre bien des possibilités d'avenir pour les Irakiens, d'un avenir où la violence ne fera plus nécessairement partie du lot quotidien des gens, mais il ne faudra pas que ces chefs politiques ménagent leurs efforts pour aller de l'avant », a-t-elle souligné.

Annonce d'une nouvelle assistance en matière de sécurité

Les défis que présente l'iran au plan de la sécurité figuraient aussi à l'ordre du jour du président qui a de nouveau montré l'attachement des États-Unis à aider l'Arabie saoudite et ses voisins en annonçant le 15 janvier que, dans le cadre d'un accord sécuritaire ciblant six pays du Golfe et d'une valeur de 20 milliards de dollars, les États-Unis avaient l'intention de fournir à Riyad 900 missiles sophistiqués guidés par satellite.

« Les États-Unis sont en train de renforcer leurs engagements à long terme avec leurs amis du Golfe et de rallier des amis aux quatre coins du monde afin de faire face au danger avant qu'il ne soit trop tard », a dit M. Bush le 13 janvier à Abou Dhabi (Émirats arabes unis).

En vertu de la loi, le Congrès des États-Unis a 30 jours pour s'opposer à la vente des missiles qui se monte à 123 millions de dollars, mais des membres du Congrès de haut rang ont déjà exprimé leur appui à ce plan et le gouvernement Bush a bon espoir qu'il sera approuvé.

M. Bush a bouclé sa tournée au Moyen-Orient et est rentré à Washington le 16 janvier.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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