09 janvier 2008
Déclarations du président Bush et de son homologue israélien Shimon Peres
On trouvera ci-après des extraits des déclarations du président israélien, M. Shimon Peres, et du président des États-Unis, M. George W. Bush, lors d'une séance de photos tenue à Jérusalem le 9 janvier 2008.
(Début des extraits)
Le président Peres - Monsieur le Président, invités distingués, en tant que président de l'État d'Israël je suis heureux de m'exprimer au nom de mon peuple pour vous dire, en des termes très simples, que vous êtes arrivé sur une terre et au sein d'un peuple qui aiment profondément les États-Unis, et ce sans réserve.
(...) Je pense notamment aux quelques dernières années, au cours desquelles vous avez accompli trois choses de grande importance : tout d'abord votre discours de 2002 qui, pour la première fois, a établi les fondements d'une solution et la base d'un consensus entre les États arabes et nous : la solution à deux États.
Secundo, la secrétaire d'État et vous n'avez ménagé aucun effort, à Annapolis, en dépit de tous les détracteurs qui vous entouraient. Annapolis nous a donné, au moins, un an pour travailler et progresser. Et le temps est si précieux. Oserai-je dire que ce ne sera sans doute pas la dernière année, mais ce sera peut-être la meilleure année pour la paix. Dieu seul sait ce qui pourra se passer ensuite, nous devrons être extrêmement vigilants.
Enfin, je sais que le processus peut être lent, mais que tout progrès est réconfortant. Le processus sera lent parce que les négociations, de par leur nature, demandent du temps, entre les positions d'ouverture et les positions sur lesquelles on finit par retomber. On discute, on discute, il faut attendre. Mais entre-temps, on peut renforcer le soutien en faveur des négociations qui alors deviennent réalistes, tangibles. Car les retombées sont d'ordre économique - on peut améliorer les conditions de vie des populations et cela aidera immensément les Palestiniens et Abou Mazen - ainsi que sécuritaires. Ces retombées-là sont également positives.
(...)
Le président Bush : (...) Je vous apporte d'abord le respect de mon pays, non seulement envers vous, mais envers le peuple d'Israël. Ensuite, je viens à vous plein d'optimisme mais également réaliste : je comprends qu'il est vital que le monde lutte contre les terroristes, affronte ceux qui s'acharnent à tuer des innocents pour parvenir à leurs objectifs politiques. Nous avons déjà été appelés à de telles tâches par le passé. La Deuxième Guerre mondiale était l'un de ces moments, lorsque le monde a dû combattre des individus qui assassinaient les innocents afin de réaliser leur sombre vision politique.
À présent, au XXIe siècle, l'Amérique sait de première main, tout comme Israël le sait personnellement, ce que c'est que de faire face à des gens résolus à tuer des hommes, des femmes et des enfants afin de réaliser un objectif politique. Et cette guerre, Monsieur le Président, se livre non seulement dans cette partie du monde, mais aussi en Irak, en Afghanistan, au Liban ; elle se poursuit dans des capitales européennes. Nous devons affronter le danger avec résolution.
Deuxièmement, le meilleur moyen de vaincre une idéologie de la haine, c'est d'appliquer l'idéologie de l'espoir. J'arrive donc en Israël en homme qui croit foncièrement en la liberté et dans le pouvoir transformateur de la démocratie et de la liberté. Et votre pays a montré cela au monde.
(...)
Nous partageons aussi une vision commune de paix. J'arrive rempli d'espoir. Et le rôle des États-Unis sera de promouvoir cette vision de paix. Le rôle des pouvoirs publics israéliens et de la direction palestinienne sera de faire le difficile travail consistant à définir une vision. Je vous remercie de votre hospitalité. J'avais hâte d'entamer ce voyage, et c'est un honneur de me trouver en votre présence.
(...)
(Fin des extraits)
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)