07 janvier 2008
Les É.-U. sont résolus à promouvoir la démocratie et à lutter contre l'extrémisme.
Washington - En se rendant au Proche-Orient du 8 au 16 janvier, le président Bush espère faire fond sur le succès de la conférence qui a eu lieu en novembre 2007 à Annapolis pour maintenir l'élan vers une solution à deux États au conflit israélo-palestinien d'ici à la fin 2008.
« Ce que vous voyez en ce moment au Proche-Orient est une lutte entre les extrémistes et ceux qui ont plus d'espoir pour l'avenir de leur région », a déclaré le conseiller à la sécurité nationale, M. Stephen Hadley. « Les extrémistes ont clairement signifié qu'ils considèrent la démocratie, et ceux qui essaient de la bâtir, comme l'ennemi public numéro un. »
Ce sera la première visite officielle de M. Bush en Israël et en Cisjordanie. Il se rendra également au Koweït, au Bahreïn, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Égypte.
Saisir la chance d'instaurer la paix au Proche-Orient
Selon M. Hadley, la priorité la plus haute de la tournée de M. Bush, ainsi que de son gouvernement durant sa dernière année au pouvoir, sera de poursuive les efforts visant à soutenir les dirigeants palestiniens et israéliens qui cherchent à relancer les pourparlers de paix dans la foulée de la Conférence qui a eu lieu en novembre 2007 à Annapolis, conférence durant laquelle les deux parties ont annoncé leur intention de conclure un traité de paix d'ici à la fin 2008.
« Ce voyage est l'occasion pour le président Bush de donner des preuves de son engagement personnel en écoutant directement ce que les parties ont à dire et en les encourageant à saisir la chance qui s'offre à eux », a déclaré M. Hadley lors d'une conférence de presse tenue le 3 janvier.
M. Bush est le seul président américain à avoir jamais prôné la création d'un État palestinien, a ajouté M. Hadley. Depuis, le soutien apporté par les États-Unis au désengagement d'Israël en Cisjordanie et la montée au pouvoir de dirigeants palestiniens opposés à la violence ont créé un climat favorable à l'avancement du processus de paix.
M. Bush s'entretiendra avec le premier ministre israélien Ehoud Olmert, avec le président palestinien Mahmoud Abbas et avec le premier ministre palestinien Salaam Fayyad qui s'apprêtent à aborder les sujets les plus épineux au centre d'un conflit qui dure depuis plus de cinquante ans. Ils discuteront notamment du tracé des frontières du nouvel État palestinien, du droit de millions de réfugiés palestiniens de rentrer chez eux, des garanties de sécurité visant à protéger les populations de part et d'autre de la frontière, de la répartition équitable des ressources en eau, et du statut des colonies et des postes avancés israéliens, ainsi que de Jérusalem.
De plus, a ajouté M. Hadley, les deux parties se sont engagées à prendre les mesures diplomatiques d'instauration de la confiance énoncées dans la « feuille de route » conçue par l'Union européenne, les Nations unies, la Russie et les États-Unis, entités connues collectivement sous le nom de Quatuor. Ce plan global de règlement des questions politiques, économiques, sécuritaires et humanitaires qui sous-tendent le conflit israélo-palestinien existe depuis plusieurs années mais, à Annapolis, les Israéliens et les Palestiniens ont fait un nouveau pas en avant en demandant aux États-Unis d'assumer un nouveau rôle de « surveillant et juge » de leurs progrès.
Le troisième défi à relever, a affirmé M. Hadley, est celui d'associer la communauté internationale à la création d'un État palestinien prospère et démocratique capable de vivre en paix à côté d'Israël. Dans la foulée de la conférence d'Annapolis, 90 pays et organisations internationales se sont réunis à Paris et se sont engagés à rassembler 7,4 milliards de dollars pour soutenir un plan général palestinien de réforme et de développement.
Le 11 janvier, a dit M. Hadley, le représentant spécial du Quatuor, l'ancien premier ministre britannique Tony Blair, qui coopère avec l'Autorité palestinienne afin de l'aider à créer les infrastructures d'un futur État, informera M. Bush de l'avancée de ces démarches.
Durant sa visite, M. Bush prendra également note des progrès démocratiques réalisés dans la région et lancera un appel à de plus amples réformes, considérées par les États-Unis comme un pas essentiel dans la lutte contre le terrorisme et la promotion d'une plus grande sécurité régionale.
« Nous pensons que la plupart des habitants de la région souhaitent une vie normale qui leur permettra d'être responsables de leurs propres décisions. »
Le président Bush signifiera clairement qu'il est prêt à appuyer le gouvernement irakien, ainsi que le gouvernement de M. Siniora au Liban, et à soutenir activement le processus de paix israélo-palestinien, a dit M. Hadley.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)