02 janvier 2008
Le communiqué commun des ministres des affaires étrangères des États-Unis et du Royaume-Uni
Washington - La secrétaire d'État américaine, Mme Condoleezza Rice, et le ministre britannique des affaires étrangères, M. David Miliband, ont incité le peuple kényan à s'abstenir de tout nouvel acte de violence et ils ont demandé aux dirigeants kényans de réduire les tensions « dans un esprit de compromis mettant en premier les intérêts démocratiques du Kenya ».
Diffusé le 2 janvier, le communiqué commun de Mme Rice et de M. Miliband fait suite à des journées de violence qui ont causé la mort d'au moins 300 personnes à travers le pays et qui ont obligé des milliers de Kényans à quitter leurs foyers pour échapper à des pilleurs et à des bandes armées.
C'est ainsi que des dizaines de personnes qui avaient cherché refuge dans une église de la ville d'Eldoret, dans l'ouest du pays, ont péri lorsqu'une foule en colère a incendié cet édifice le 1er janvier.
La violence fait suite à l'élection présidentielle du 27 décembre 2007, au cours de laquelle le président sortant, M. Mwai Kibaki, s'est déclaré vainqueur du candidat de l'opposition, M. Raila Odinga. Mme Rice et M. Miliband félicitent dans leur communiqué les Kényans pour leur attachement à la démocratie, mais font aussi état d'informations provenant d'organes d'information indépendants selon lesquelles de graves irrégularités se seraient produites pendant le dépouillement du scrutin.
Ils exhortent les Kényans à tenir compte immédiatement des appels de leurs dirigeants politiques en faveur de la cessation des actes de violence et à laisser « un processus politique et juridique intense » contribuer à la consolidation de l'unité et de la paix dans le pays.
Mme Rice et M. Miliband décrivent la situation au Kenya comme « un moment important pour la démocratie en Afrique » et souhaitent que l'Union africaine et l'Union européenne préconisent aussi la cessation de la violence dans ce pays.
« Nous nous engageons à déployer les efforts diplomatiques et politiques de nos deux pays pour favoriser la réconciliation et l'unité nationale dans cette période critique pour le Kenya et cette partie du monde », indiquent les deux ministres.
Pour sa part, le porte-parole du département d'État, M. Sean McCormack, a déclaré que Mme Rice était entrée en relation avec le président Kibaki et M. Odinga pour leur demander instamment de collaborer de manière à parvenir à une réconciliation politique et à mettre fin à la violence.
Il importe, a-t-il dit, que MM. Kibaki et Odinga et leurs partis politiques respectifs « négocient un règlement politique » dans le cadre du droit et de la Constitution du Kenya.
Quoique les États-Unis et les pays de l'Union européenne, entre autres, soient conscients des irrégularités qui ont eu lieu lors de l'élection présidentielle, il reste que la commission électorale du Kenya a validé les résultats, a fait remarquer M. McCormack. « Il faut maintenant que ces deux hommes trouvent un moyen d'aplanir les différends politiques qui les opposent. »
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)