15 février 2008
Son triple objectif : renforcer la démocratie et la sécurité, vaincre la pauvreté, lutter contre les maladies
La note d'information ci-après, diffusée le 14 février 2008 par la Maison-Blanche, présente les grandes lignes de la politique du gouvernement Bush à l'égard de l'Afrique. Le voyage du président et de Mme Laura Bush souligne la nouvelle stratégie des États-Unis, fondée essentiellement sur des partenariats dans trois grands domaines : la promotion de la sécurité et de la démocratie, le développement économique et la lutte contre le sida, le paludisme et d'autres maladies.
Voici les principaux extraits de ce document analytique.
(Début de la fiche analytique)
(...)
• Depuis 2001, les États-Unis ont augmenté dans des proportions spectaculaires leur engagement en faveur du développement de l'Afrique, et transformé la manière dont ils concrétisent cet engagement. Trop de pays continuent de suivre soit la stratégie empreinte de paternalisme qui traite l'aide à l'Afrique comme une œuvre de charité, soit le modèle de l'exploitation qui vise à acquérir les ressources de ce continent. Les États-Unis rejettent ces deux options. Ils considèrent les dirigeants africains comme des partenaires à part entière, tout en leur demandant d'établir des objectifs précis et d'obtenir des résultats mesurables. Ensemble, les États africains et les États-Unis œuvrent à inaugurer une nouvelle approche en matière de développement.
L'aide totale des États-Unis à l'Afrique devrait atteindre 8,7 milliards de dollars d'ici à 2010, soit le double de son montant de 2004. En outre, l'Initiative présidentielle de lutte contre le paludisme (PMI), lancée en 2005, est venue s'ajouter aux programmes de santé engagés dans le cadre du PEPFAR (Plan présidentiel d'aide d'urgence à la lutte contre le sida). Elle aurait déjà aidé 25 millions d'Africains à combattre le paludisme.
• Avant son voyage, le président vient d'annoncer de nouvelles mesures destinées à renforcer ces progrès, notamment :
- La création de cinq nouveaux fonds d'investissement coiffés par la Société de promotion des investissement privés à l'étranger (OPIC). Ces fonds vont mobiliser quelque 875 millions de dollars en capitaux d'investissement destinés à l'Afrique. Ils viennent s'ajouter aux 750 millions de dollars en capitaux d'investissement annoncés par le gouvernement Bush en novembre dernier au titre des Fonds de l'OPIC, ce qui porte le total des apports de l'OPIC à plus de 1,6 milliard de dollars.
- Durant son passage en Tanzanie, le président signera le projet le plus important à ce jour de l'histoire du Compte du millénaire : un accord de 698 millions de dollars avec la Tanzanie. Les programmes qui en découleront devraient profiter à 388 millions de Tanzaniens.
- Pendant son séjour au Rwanda, M. Bush signera un traité d'investissement bilatéral avec ce pays, le premier traité de ce genre conclu avec un État subsaharien depuis une dizaine d'années. Ce traité permettra de stimuler les investissements en apportant des garanties juridiques aux investisseurs tant américains que rwandais et de concrétiser l'engagement des deux pays en faveur d'une politique libérale en matière d'investissement et de commerce extérieur.
• Le partenariat américano-africain a pour finalité de permettre aux Africains eux-mêmes de vaincre la pauvreté grâce à une croissance économique largement autonome.
- Sous la direction du président Bush, l'aide des États-Unis à l'Afrique a connu une envolée sans parallèle dans l'histoire. Durant son premier mandat, les États-Unis ont plus que doublé leur aide au développement à l'Afrique, dans le cadre d'une expansion générale sans précédent depuis le plan Marshall de l'après-Deuxième Guerre mondiale en Europe. Le président Bush s'est engagé à promouvoir encore le doublement de l'aide d'ici à 2010 par rapport à son niveau de 2004, pour la porter à 8,7 milliards de dollars.
- Le président Bush a scellé l'accord de la communauté internationale en faveur de l'Initiative sur la réduction de la dette multilatérale. Cette initiative apporte un allégement de 100 % de la dette due aux principales institutions financières internationales par les pays les plus pauvres et les plus lourdement endettés du monde. Elle s'est traduite à ce jour par une réduction de 42 milliards de dollars de cette dette, dont 34 milliards en faveur de 19 États d'Afrique. On escompte qu'elle permettra en fin de compte à 33 États africains de bénéficier de l'annulation totale de cette dette. Les États-Unis ont en outre obtenu auprès des institutions financières internationales des réformes visant à prévenir le retour d'un endettement insoutenable.
- Le président Bush a lancé le Compte du millénaire en tant que modèle nouveau visant à soutenir les gouvernements qui s'engagent à gouverner avec justice, à investir dans leur société et à encourager la liberté économique. À ce jour, la Société du compte du millénaire (MCC) a conclu sept accords avec des États d'Afrique, totalisant 2,4 milliards de dollars et visant à lutter contre la pauvreté grâce à la stimulation de la croissance économique.
- Le président s'est associé au Congrès des États-Unis pour proroger la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA). Grâce en partie à cette loi, plus de 98 % des exportations africaines à destination des États-Unis ont été admises en franchise de droits de douane. En 2007, les exportations africaines aux États-Unis dans le cadre de l'AGOA ont dépassé 50 milliards de dollars, soit plus de six fois leur montant de 2001, qui était la première année entière d'application de cette loi. Pendant la même période, les exportations américaines à destination de l'Afrique ont doublé, atteignant plus de 14 milliards de dollars.
- En mai 2007, le président Bush a annoncé l'Initiative en faveur du secteur financier africain. Avec l'annonce faite aujourd'hui, cette initiative va créer sept nouveaux fonds d'investissement qui mobiliseront plus de 1,6 milliard de dollars avec l'appui de l'OPIC. Cette initiative va renforcer les marchés financiers, attirer des investissements africains et étrangers et contribuer à la création d'emplois et à la croissance économique.
- En 2006, le président a annoncé l'Initiative en faveur de la compétitivité de l'Afrique dans le monde (AGCI), qui affectera 200 millions de dollars en cinq ans à l'appui des échanges commerciaux et des investissements en Afrique. Quatre centres de compétitivité mondiale seront les premiers responsables de la mise en œuvre de l'AGCI : ils sont situés au Ghana et au Sénégal pour l'Afrique de l'Ouest, au Botswana pour l'Afrique australe et au Kénya pour l'Afrique de l'Est et l'Afrique centrale.
- Au cours des sept dernières années, les États-Unis ont affecté 1,6 milliard de dollars au renforcement de la capacité africaine en matière de commerce extérieur, dont 505 millions de dollars pour la seule année 2007. Cette aide vise à permettre aux pouvoirs publics africains de réduire les obstacles au commerce et à assurer aux entreprises, aux travailleurs et aux agriculteurs africains un accès plus large au commerce mondial.
• Les États-Unis s'associent à l'Afrique en vue de fournir aux peuples eux-mêmes les moyens d'alléger la faim, d'améliorer l'enseignement et de lutter contre les maladies
Les États-Unis sont fiers d'être le premier donateur mondial d'aide alimentaire. Leur aide alimentaire humanitaire a dépassé 1,7 milliard de dollars durant l'année budgétaire 2007, et elle a profité à environ 23 millions de personnes dans une trentaine de pays.
- En 2006, première année d'un projet quinquennal, les États-Unis ont affecté 195 millions de dollars au Programme de développement général de l'agriculture africaine mis en œuvre par l'Union africaine.
- Pour fournir à l'Afrique les moyens de nourrir sa population, le président Bush demande au Congrès d'appuyer sa proposition visant à réserver une part de l'aide alimentaire des États-Unis à l'achat direct de vivres aux agriculteurs africains, au lieu de livrer cette aide alimentaire à partir du monde développé.
• En 2002, le président Bush a lancé l'Initiative en faveur de l'éducation en Afrique (AEI) qui prévoit un engagement de 600 millions de dollars sur huit ans en vue d'améliorer l'accès des Africains à une éducation fondamentale de qualité. D'ici à 2010, l'AEI aura distribué plus de 15 millions de manuels scolaires, formé près d'un million d'enseignants et accordé 550.000 bourses à des filles.
- En 2007, le président a également annoncé un programme élargi d'aide à l'éducation en faveur des enfants les plus pauvres du monde, qu'il a doté de 525 millions de dollars sur cinq ans. Ce programme vise à assurer à plus de quatre millions d'enfants l'accès à un enseignement de base de bonne qualité dans six pays cibles, dont quatre sont situés en Afrique : l'Éthiopie, le Ghana, le Libéria et le Mali.
• En 2003, le président Bush a lancé le Plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR), doté de 15 milliards de dollars sur cinq ans. Le PEPFAR est la plus importante initiative en matière de santé internationale jamais engagée par un seul pays pour faire face à une seule maladie. Grâce à ce programme, les États-Unis se sont associés à des collectivités et à des organisations locales africaines, notamment des associations confessionnelles et de proximité, à l'appui du traitement et de la prise en charge des sidéens et des activités de prévention du sida.
- Aujourd'hui, le PEPFAR assure un traitement antirétroviral à plus de 1,3 million de personnes en Afrique subsaharienne, contre seulement 50.000 lors du premier voyage de M. Bush en Afrique en 2003.
- Le 30 mai 2007, le président Bush a fait part de son intention de doubler cet engagement initial pour le faire passer à 30 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.
• En 2005, le président a lancé l'Initiative de lutte contre le paludisme (PMI), qui affecte 1,2 milliard de dollars étalés sur cinq ans en vue de réduire de 50 % le nombre de décès dus au paludisme dans quinze pays africains. Il a demandé au secteur privé de se joindre à cette initiative qui, selon les estimations, a déjà aidé quelque 25 millions de personnes en Afrique subsaharienne.
• Les États-Unis sont le premier donateur mondial au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, auquel ils ont annoncé un engagement de plus de 3,5 milliards de dollars et déjà contribué à hauteur de plus de 2,5 milliards de dollars depuis 2001.
Les États-Unis s'associent aux dirigeants africains pour procurer à l'Afrique les moyens de mettre fin aux conflits, de renforcer la démocratie et de promouvoir la paix
• Les partenariats engagés par le président Bush avec les pays alliés, les dirigeants régionaux et les organisations régionales ont contribué à la cessation des guerres au Libéria, en Sierra Leone, au Soudan (conflit Nord-Sud), en République démocratique du Congo (RDC), en Angola et au Burundi.
• Les États-Unis continuent de collaborer étroitement avec leurs partenaires locaux en vue de régler les autres conflits en Afrique :
- Le Darfour : au Darfour, les États-Unis continueront de livrer de l'aide humanitaire, d'appliquer les sanctions adoptées contre des dirigeants soudanais, des chefs rebelles et d'autres fomenteurs de violence, et ils continueront d'appeler la tuerie au Darfour par son nom : c'est un génocide.
- Le Congo oriental : dans cette région, nous avons contribué à la conclusion d'accords récents avec les dirigeants sur le terrain en vue de démobiliser tous les groupes armés restants. Nous sommes prêts à aider toutes les parties à appliquer ces accords.
- Le Kénya : il doit y avoir une cessation immédiate des hostilités au Kénya, il faut que justice soit rendue aux victimes des abus, et que la démocratie soit pleinement rétablie. Le président a demandé à la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, de se rendre au Kénya afin d'y appuyer l'intervention de l'ancien secrétaire général Kofi Annan.
• Les États-Unis aideront tous les peuples d'Afrique opprimés par la tyrannie. Le président demande aux voisins du Zimbabwe, notamment aux Sud-Africains, de travailler à mettre fin aux souffrances dans ce pays, où une dictature discréditée a causé des pénuries de vivres, une inflation galopante et la répression sociale.
• Depuis 2005, les États-Unis ont formé plus de 39.000 soldats africains de maintien de la paix affectés à 20 pays. Les États-Unis ont formé plus de 80 % des casques bleus africains qui sont actuellement affectés à des missions de l'Union africaine et de l'ONU tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Afrique. Les États-Unis s'associent à l'Union africaine et à ses États membres aux fins de la constitution d'une Force africaine de déploiement rapide.
• Les États-Unis sont attachés à la promotion de la démocratie et des droits de l'homme ainsi qu'à l'aide aux réfugiés en Afrique. Rien qu'au cours des quatre dernières années, on a compté plus de 50 élections démocratiques en Afrique, et la population de plus des deux tiers des États subsahariens bénéficient aujourd'hui des libertés publiques qu'apporte la démocratie. Le président Bush continue d'appuyer la transition démocratique dans plusieurs pays d'Afrique, tels le Libéria et la Mauritanie, et de renforcer les institutions démocratiques dans des États qui sortent de conflits, notamment la RDC et le Burundi. En outre, les États-Unis aident les organisations de la société civile à travers l'Afrique à lutter contre la violence contre les femmes, la traite des personnes et d'autres violations des droits de l'homme. Pendant l'année budgétaire 2007, les États-Unis ont affecté près de 175 millions de dollars à des programmes visant à promouvoir une gestion juste et démocratique des affaires publiques en Afrique.
• Les États-Unis sont le premier pays donateur du monde au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), dont plus de 40 % des fonds sont allés à l'Afrique en 2007.
(Fin de la fiche analytique)
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)