15 février 2008

Les États-Unis sont résolus à faciliter la réussite de l'Afrique, dit M. Bush

Le discours du président des États-Unis au Musée national d'art africain

 
Le président Bush présente sa politique envers l'Afrique
Le président Bush prononce un discours au Musée national de l'art africain le 14 férier 2008. (© AP Images)

Washington - Lors du discours qu'il a prononcé au Musée national d'art africain de Washington le 14 février, alors qu'il s'apprête à se rendre dans cinq pays africains (le Bénin, la Tanzanie, le Rwanda, le Ghana et le Libéria), le président Bush a fait état des progrès que l'Afrique subsaharienne avait réalisés ces dix dernières années et il s'est engagé à renforcer le soutien des États-Unis à cette partie du monde.

M. Bush a fait remarquer que les États-Unis avaient doublé leur aide à l'Afrique sous sa présidence et que c'était là la plus forte augmentation de l'aide à l'étranger depuis le plan Marshall destiné à la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale. Il a également souligné qu'il était essentiel d'encourager la démocratie et la paix, qui favoriseraient le développement économique et la création d'entreprises, pour que les pays africains connaissent une prospérité durable.

« La ressource la plus précieuse de l'Afrique, a-t-il dit, n'est pas son pétrole ou ses diamants, mais le talent et la créativité de sa population. Nous établissons donc des partenariats avec les dirigeants africains pour donner les moyens à leurs concitoyens de redresser leur pays et d'écrire un nouveau chapitre de leur histoire. »

Une nouvelle génération de dirigeants africains s'affirme, et les États-Unis œuvrent de concert avec les États membres du groupe des huit grands pays industriels (G8) et avec d'autres organisations internationales, des organismes d'aide et le secteur privé pour aider l'Afrique à réussir, a-t-il indiqué.

Une cinquantaine d'élections démocratiques ont eu lieu dans le continent africain ces quatre dernières années, et les deux tiers des États de l'Afrique subsaharienne sont à classer dans la catégorie des nations « libres ». Les États-Unis resteront résolus à appuyer les Africains alors qu'ils agissent de concert pour s'attaquer aux problèmes régionaux dans les domaines politique, économique et sécuritaire.

 « L'Afrique du XXIe siècle est un continent aux vastes potentialités, a dit M. Bush. C'est un continent où la démocratie avance, où les économies se développement et où les dirigeants font face aux difficultés avec conviction et détermination. »

Les États-Unis aident l'Afrique à relever les défis en matière de développement

« Un trop grand nombre de pays continuent d'adhérer soit à la notion paternaliste en traitant les pays africains comme des bénéficiaires de la charité, soit à un modèle d'exploitation en cherchant uniquement à acquérir leurs ressources. Les États-Unis rejettent ces deux méthodes. Au lieu de cela, nous traitons sur un pied d'égalité les dirigeants africains en tant que partenaires en leur demandant de fixer des objectifs clairs et en escomptant qu'ils obtiendront des résultats mesurables. »

À cet effet, les États-Unis appliquent la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique, qui a permis de créer de nombreux emplois en triplant les exportations des pays africains bénéficiaires aux États-Unis depuis son adoption en 2000, et ont créé la Société du compte du millénaire (MCC). Ce nouvel organisme a déjà fourni une aide supplémentaire de 5,5 milliards de dollars à un certain nombre de pays qui se sont engagés à lutter contre la corruption, à gouverner avec justice et à investir dans les secteurs de la santé et de l'enseignement.

« Les États-Unis jouent le rôle d'investisseur et non pas de donateur », a dit M. Bush en annonçant qu'il allait signer, lors de sa visite officielle en Tanzanie, un accord entre la MCC et ce pays dont le montant atteignait près de 700 millions de dollars et qu'il s'agissait là de l'accord le plus important que la MCC ait conclu jusqu'ici avec un pays en développement.

Les États-Unis cherchent aussi à permettre aux Africains de réduire la faim chronique, d'accroître la scolarisation des enfants et de lutter contre des maladies

Après avoir souligné que les États-Unis étaient le pays dont l'aide alimentaire était la plus importante du monde, le président a préconisé l'adoption d'un texte de loi habilitant les organismes publics d'aide des États-Unis à acheter directement aux agriculteurs africains une partie des vivres qu'ils distribuaient, afin de contribuer à mettre fin au cycle de la famine.

L'enseignement, qui est essentiel au développement, est aussi un domaine que les États-Unis considèrent comme prioritaire. D'ici à 2010, ils comptent distribuer plus de 15 millions de livres scolaires, former près de 1 million d'enseignants et fournir des bourses d'études à 550.000 filles dans le cadre de l'Initiative en faveur de l'éducation en Afrique, ainsi que faciliter la scolarisation dans l'enseignement primaire de 4 millions d'enfants dans le cadre de l'Initiative en faveur de l'éducation à l'étranger.

En ce qui concerne le secteur de la santé, 2 séropositifs sur 3 dans le monde se trouvent en Afrique subsaharienne, et les États-Unis se sont engagés dans le cadre du plan d'aide d'urgence du président à la lutte contre le sida (PEPFAR) à fournir 15 milliards de dollars répartis sur une période de cinq ans. Ce plan a déjà permis de venir en aide à plus de 1,3 million de personnes qui ont reçu à titre gratuit des médicaments et des soins dans divers pays africains. M. Bush a annoncé son intention de faire doubler les crédits budgétaires destinés au PEPFAR avant la fin de son mandat.

Dans le cadre de l'Initiative du président en faveur de la lutte contre le paludisme, les États-Unis consacrent 1,2 milliard de dollars à la pulvérisation d'insecticides contre les moustiques dans les logements ainsi qu'à la distribution de moustiquaires et de médicaments à 25 millions d'habitants de 15 pays africains en vue de réduire de moitié le nombre des décès dus à cette maladie.

« Dans l'ensemble de l'Afrique, les gens commencent à parler de l'"effet Lazare", lorsque des communautés considérées comme perdues reviennent à la vie, a dit M. Bush. Cet œuvre de guérison et de rédemption est à la fois une question de conscience et d'exercice avisé de l'influence américaine. »

« La tâche n'est pas finie, a-t-il poursuivi. Devant l'ampleur des travaux qui restent à accomplir, il est fondamental que les Africains soient persuadés que les Américains ne vont pas leur tourner le dos. »

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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