11 février 2008

En Afrique, le président Bush soulignera la force du partenariat américano-africain

Les propos de son conseiller en matière de sécurité, M. Stephen Hadley

 
George Bush se rendra en Afrique du 15 au 21 février
Le président Bush visitera cinq pays africains lors de sa deuxième tournée en Afrique du 15 au 21 février. (© AP Images)

Washington - Durant sa visite officielle au Bénin, en Tanzanie, au Rwanda, au Ghana et au Libéria, le président George W. Bush entend réaffirmer l'importance qu'attachent les États-Unis à leurs relations avec ces pays et avec l'Afrique tout entière, et souligner la vigueur des partenariats qu'ils entretiennent avec les peuples de ce continent pour les aider à faire face au triple fléau de la maladie, de la pauvreté et de l'insécurité.

C'est ce qu'a déclaré en substance le conseiller du président Bush en matière de sécurité nationale, M. Stephen Hadley, lors d'un discours prononcé le 4 février 2008, au Carnegie Endowment for International Peace (Fondation Carnegie pour la paix internationale), devant un auditoire principalement étranger.

« Ensemble, nous avons réalisé des progrès remarquables » et la coopération américano-africaine dans nombre de programmes « fait une réelle différence », a-t-il affirmé au sujet de l'aide américaine à l'Afrique qui repose, selon lui, sur une stratégie judicieuse en matière de développement économique.

Cette stratégie, a-t-il dit, part d'un principe élémentaire : « Nous aidons les peuples des pays en développement parce qu'en tant que nation, nous sommes à l'écoute des problèmes des autres. Lorsque les Américains voient des populations dans le besoin, ils veulent les aider parce qu'ils pensent que tout individu mérite qu'on lui accorde la possibilité de réaliser tout son potentiel. »

En disant cela, M. Hadley paraphrasait le président Bush, qui a déclaré, dans son discours de 2008 sur l'état de l'Union, que « la construction d'un monde plus libre, plus prometteur et plus compatissant, voilà ce que notre conscience nous demande de faire ».

Il a cependant ajouté que l'aide au monde en développement correspondait aussi aux intérêts bien compris des États-Unis : « Les peuples qui sont libres, éduqués, en bonne santé, émancipés et capables de mettre leur liberté au service de leur prospérité économique sont moins tentés de soutenir le terrorisme ou des attaques contre d'autres pays », a-t-il dit.

Il s'ensuit que la prospérité, la liberté et la sécurité des États-Unis sont elles-mêmes inextricablement liées à celles des pays en développement, si bien que le président Bush « est persuadé que l'aide au développement constitue une pièce maîtresse de la sécurité nationale et de la politique étrangère des États-Unis, et ses budgets ont reflété cette conviction ».

Depuis son entrée en fonctions, M. Bush a plus que doublé l'aide publique des États-Unis au développement, qui est passée d'environ 10 milliards de dollars en 2000 à quelque 23 milliards de dollars en 2006. « C'est l'augmentation la plus forte de l'aide au développement depuis le plan Marshall », a fait remarquer M. Hadley.

C'est ainsi que l'aide à l'Afrique a doublé pendant les quatre premières années du gouvernement Bush. « Au sommet du G8 de 2005, le président a promis de doubler encore notre aide à l'Afrique d'ici à 2010 », a ajouté le conseiller.

M. Bush, qui s'est rendu en Afrique en 2003, estime que la meilleure formule, en matière de développement, consiste « à investir dans la société : la santé, l'éducation, etc. », a déclaré M. Hadley. « C'est bien ce que nous faisons, tout en encourageant les pouvoirs publics du monde en développement à faire les choix qui assureront une vie meilleure à la population. »

« Nous mesurons notre réussite non pas en fonction des dollars dépensés mais en fonction de vies changées », a-t-il dit. Les États-Unis « emploient leur aide à encourager l'innovation et la réforme et non pas à subventionner des gouvernements qui n'ont pas investi dans leur société. Nous aidons les pays à ouvrir leur économie au libre-échange et à des marchés libres de façon qu'ils puissent, à la longue, ne plus dépendre de l'aide extérieure et bâtir des relations fondées sur le partenariat et non sur le paternalisme. »

M. Hadley a poursuivi son propos en rappelant les principaux programmes de développement engagés par le gouvernement Bush en vue de renforcer la coopération entre les États-Unis et l'Afrique :

- le PEPFAR : il s'agit du Plan présidentiel d'aide d'urgence à la lutte contre le sida, qui, comme l'a souligné le conseiller, constitue « la plus importante initiative internationale de santé de l'histoire consacrée par un pays individuel à la lutte contre une seule maladie ». Le PEPFAR, a-t-il dit, a assuré des soins cruciaux à plus de 1,4 million de personnes dans le monde. Le président Bush a demandé au Congrès de doubler cet engagement initial pour le faire passer à 30 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, ce qui permettra de traiter 2,5 millions de personnes, de prévenir 12 millions d'infections par le VIH et de prendre en charge plus de 12 millions de personnes, dont cinq millions d'orphelins et d'enfants vulnérables.

- l'Initiative contre le paludisme : ce programme quinquennal doté de 1,2 milliard de dollars consiste à assurer la distribution de moustiquaires traitées aux insecticides, la pulvérisation d'insecticides dans des logements et la fourniture de médicaments antipaludéens aux personnes qui en ont besoin. Quelque 25 millions de personnes dans 15 pays d'Afrique ont déjà bénéficié de la distribution de plus de six millions de moustiquaires, assurée grâce à une association entre les secteurs public et privé.

« Notre objectif est de réduire de moitié le taux de mortalité de cette maladie dans ces 15 pays au cours des cinq prochaines années », a déclaré M. Hadley. En outre, les États-Unis sont le fer de lance du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme : leur contribution de 2,5 milliards de dollars à ce jour est supérieure à celle de tout autre pays.

- l'Initiative en faveur de l'enseignement en Afrique : elle vise, moyennant 600 millions de dollars dégagés en huit ans, à améliorer l'accès à un bon enseignement de base. « D'ici à 2010, a dit M. Hadley, grâce à cette initiative, on aura distribué plus de 15 millions de manuels scolaires, formé près d'un million d'enseignants et octroyé 550.000 bourses d'études à de jeunes femmes. » De plus, le président Bush a lancé en mai dernier une Initiative en faveur de l'éducation internationale dont l'Afrique devrait aussi grandement profiter.

- l'Initiative de lutte contre la faim : plus de la moitié de l'aide alimentaire mondiale vient des États-Unis, a déclaré M. Hadley à son auditoire. En 2007, l'aide alimentaire d'urgence des États-Unis a été distribuée à 23 millions de personnes dans 30 pays. La semaine dernière, a-t-il dit, le président a proposé que les vivres procurés grâce à ces programmes soient achetés directement aux agriculteurs des régions touchées afin « d'aider à rompre le cycle de la famine en encourageant l'agriculture locale plutôt qu'en la déplaçant ».

- la réduction de la dette : le président Bush s'est associé à ses partenaires du G8, en particulier lors du sommet de Gleneagles, en vue d'alléger de près de 60 milliards de dollars la dette due par des pays en développement, ce fardeau écrasant qui maintenait des millions d'êtres humains dans la pauvreté.

De plus, a dit M. Hadley, le gouvernement Bush a été très actif dans les domaines suivants :

- la promotion de la démocratie et de la responsabilité des pouvoirs publics dans le monde en développement par le biais de la Société du compte du millénaire qui, depuis 2004, a conclu des accords d'une valeur supérieure à 5,5 milliards de dollars avec 16 pays, dont beaucoup se situent en Afrique ;

- l'expansion du commerce et l'essor des marchés libres, en vue d'aider à sortir les populations de la pauvreté ; l'aboutissement, espéré cette année, des négociations commerciales internationales dites de Doha ; enfin, la promotion de la paix et de la sécurité dans le monde en développement, conditions essentielles à l'augmentation des investissements.

Pour conclure, M. Hadley a déclaré que la stratégie de développement du président Bush, axée sur la libération des forces vives des sociétés, se présentait comme un modèle de développement supérieur à celui du « donateur-client », approche malavisée qui, depuis plusieurs décennies, plongeait trop de gens dans la pauvreté, et à « l'idéologie de la haine » qui voit dans la souffrance d'autrui une occasion de fomenter la violence contre les innocents et de prôner une vision d'avenir marquée par l'oppression et le désespoir.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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