28 septembre 2007
Affectation de 531 millions de dollars des É.-U. au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme
Washington - Après un quart de siècle de lutte contre la propagation mondiale du sida, les partenaires internationaux qui livrent ce combat appellent à un redoublement et à une meilleure coordination des efforts et à de nouveaux fonds pour s'attaquer à une maladie infectieuse dont les conséquences sociales s'étendent bien au-delà du seul secteur de la santé pour toucher le rythme même du développement.
Face à ce défi, les États-Unis, l'un des fers de lance de la lutte contre le sida, ont annoncé, le 26 septembre, dans le cadre de leur contribution pour 2007 au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le versement de plus 531 millions de dollars supplémentaires.
Cet apport, qui se fait au titre du Plan présidentiel d'aide d'urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR), amène l'investissement total des États-Unis au Fonds mondial à plus de 2,5 milliards de dollars depuis son lancement en 2001.
« Sur le terrain, là où cela compte le plus, on observe une étroite coordination entre les programmes du PEPFAR et ceux du Fonds mondial, pour s'assurer qu'ils se complètent mutuellement », a déclaré M. Mark Dybul, le coordonnateur du PEPFAR.
Le 30 mai dernier, le président Bush avait annoncé qu'il solliciterait du Congrès les crédits nécessaires pour proroger le PEPFAR (qui arrive à expiration le 30 septembre 2008) de cinq ans, et de lui affecter 30 milliards de dollars, soit le double de la contribution initiale annoncée en 2003.
La prévention du sida
Les chiffres sur le sida sont accablants : on compte, dans le monde, près de 40 millions de sidéens ; en 2006, plus de 4,3 millions d'infections ont été déclarées ; cette maladie a tué, à ce jour, 32 millions d'êtres humains ; et chaque jour, elle en tue 8.500.
Aujourd'hui, grâce en grande partie au PEPFAR, 1,1 million de personnes reçoivent un traitement. Mais c'est encore insuffisant.
Si le premier programme du PEPFAR a réussi à faire démarrer un traitement à grande échelle, la deuxième tranche de ce plan doit s'axer sur la prévention. En 2006, quelque 22,6 % des fonds du PEPFAR (soit 396 millions de dollars) sont allés à des activités de prévention, de traitement et de soins. Le Fonds mondial devra, lui aussi, intensifier notablement ses programmes de prévention.
Au-delà des soins
La lutte contre le sida implique également, dans le cadre du PEPFAR, des « activités connexes », intimement liées aux programmes.
« Ainsi, les problèmes sociaux et de santé des femmes sont liés aux droits de la personne », a déclaré M. Kent Hill, administrateur adjoint de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) chargé de la santé mondiale. « Le drame des orphelins est immédiatement lié au problème de l'éducation et à celui de l'accès à d'autres interventions en matière de santé. Les problèmes de croissance économique sont liés au sida parce que ce fléau sape la main-d'œuvre et que les séropositifs souvent ne peuvent pas travailler ou font face à des réactions d'exclusion. Les femmes séropositives doivent avoir accès à des renseignements et à des services génésiques. »
Afin de faire face à toutes ces questions, le PEPFAR « s'emploie à relier, à établir un fil conducteur entre toutes les activités de développement » en liant ses programmes à d'autres initiatives de développement qui ont un impact réel sur les conditions de vie des populations. Parmi ces autres programmes figurent notamment l'Initiative du président sur le paludisme, l'Initiative en faveur de l'éducation en Afrique, les programmes d'aide alimentaire appuyés par les États-Unis, et le Compte du millénaire qui vise à promouvoir la croissance économique.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)