25 septembre 2007
M. Bush invite tous les États à appliquer les principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Dans son discours prononcé le 25 septembre 2007 à l'Assemblée générale des Nations unies, le président des États-Unis, M. George W. Bush, a fait l'inventaire de l'application des principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme dans le monde et appelé tous les États membres à se joindre aux initiatives prises par son pays et par d'autres en vue de renforcer le respect des préceptes fondamentaux des Nations unies.
C'est à la lumière de cette Déclaration universelle qu'il a annoncé l'application de nouvelles sanctions des États-Unis contre la junte militaire au pouvoir en Birmanie, en rappelant à son auditoire que la mission des Nations unies consistait à affranchir les peuples de la tyrannie et de la violence. Il a salué les pays qui avaient récemment pris des initiatives en faveur de la liberté, félicitant notamment la Mauritanie, la Sierra Leone et le Maroc.
Passant à la situation au Zimbabwe, le président a qualifié le comportement du régime Mugabe d'« agression » contre le peuple zimbabwéen et d'« affront aux principes de la Déclaration universelle ». « Les Nations unies doivent insister sur la nécessité d'un changement à Harare, et insister sur la liberté du peuple zimbabwéen », a-t-il déclaré.
En ce qui concerne le Soudan, M. Bush a déclaré apprécier « l'action dirigeante de la France » en faveur du Darfour et a demandé aux Nations unies de « remplir l'engagement qu'elles ont pris de déployer rapidement des forces de maintien de la paix au Darfour ».
Faisant ensuite remarquer que, à l'appui de la mission de l'ONU consistant à affranchir les peuples de la faim et de la maladie, les États-Unis assuraient plus de la moitié de l'aide alimentaire mondiale, le président Bush a indiqué qu'il avait proposé une initiative novatrice « selon laquelle les États-Unis achèteraient les produits alimentaires aux agriculteurs locaux, en Afrique et ailleurs, plutôt que d'y expédier des denrées en provenance du monde développé », afin de promouvoir l'agriculture locale et de rompre le cycle de la famine dans les pays en développement.
M. Bush a également souligné l'action des États-Unis en matière de lutte contre le sida et le paludisme dans le monde, et a annoncé notamment qu'il cherchait à doubler les crédits alloués au Plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida pour les porter à 30 milliards de dollars.
Afin de libérer les peuples « des chaînes de l'analphabétisme et de l'ignorance », objectif qu'ils partagent pleinement avec les Nations unies, les États-Unis ont sensiblement accru leur aide à l'enseignement dans le monde, a affirmé le président.
Enfin, abordant les questions de développement, M. Bush a déclaré que les États-Unis ont considérablement augmenté leur aide au développement, et l'acheminent de façon novatrice : « Nous avons lancé le Compte du millénaire pour récompenser les pays qui gouvernent justement, qui luttent contre la corruption, qui investissent dans leurs peuples et qui favorisent la liberté économique. »
On trouvera ci-après le texte de l'allocution du président Bush à l'Assemblée générale des Nations unies.
(Début de la transcription)
Il y a soixante ans, les représentants de seize États se sont réunis pour entamer les délibérations sur une nouvelle déclaration internationale des droits de l'homme. Le document qu'ils ont rédigé s'appelle la Déclaration universelle des droits de l'homme, et il constitue l'une des grandes réalisations de l'histoire de la liberté humaine. Il commence en déclarant que « la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ». Alors que nous sommes réunis pour la 62e session de l'Assemblée générale, les principes de cette déclaration doivent guider notre tâche dans ce monde.
La réalisation des promesses de la Déclaration universelle exige de faire face à des risques durables ; elle exige aussi que l'on réponde aux besoins immédiats de notre époque. Les États représentés dans cet hémicycle ont des points de vue différents, mais il y a certains domaines où nous pouvons tous être d'accord. Lorsque des innocents sont piégés dans une vie marquée par les assassinats et la peur, la Déclaration n'est pas respectée. Quand des millions d'enfants meurent de faim ou périssent à cause d'une piqûre de moustique, nous ne faisons pas notre devoir dans le monde. Lorsque des sociétés entières sont coupées de la prospérité de l'économie mondiale, nous sommes tous moins bien lotis. La modification de ces conditions est ce que la Déclaration appelle la tâche consistant à accroître la liberté, et ce doit être là la tâche de tous les États représentés ici.
Cette grande institution doit agir pour réaliser de grands objectifs : libérer les peuples de la tyrannie et de la violence, de la famine et de la maladie, de l'analphabétisme et de l'ignorance, de la pauvreté et du désespoir. Tous les États membres des Nations unies doivent participer à cette mission de libération.
Tout d'abord, la mission des Nations unies exige que l'on libère les peuples de la tyrannie et de la violence. L'article premier de la Déclaration universelle commence en ces termes : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » Cette vérité est niée par les terroristes et les extrémistes qui tuent des innocents dans le but d'imposer leur conception odieuse de l'humanité. Les adeptes de cette idéologie violente constituent une menace pour les peuples civilisés partout dans le monde. Tous les pays civilisés doivent œuvrer de concert pour entraver leur action en échangeant des renseignements sur leurs réseaux, en bloquant leurs moyens financiers et en traduisant en justice leurs agents.
À la longue, le meilleur moyen de vaincre les extrémistes est de vaincre leur idéologie sombre en offrant une conception plus optimiste : la conception de la liberté qui est à la base de cette institution. Les États-Unis saluent les pays qui ont fait récemment des progrès sur la voie de la liberté, notamment l'Ukraine, la Géorgie, le Kirghizistan, la Mauritanie, la Sierra Leone et le Maroc.
Les territoires palestiniens ont des dirigeants modérés qui s'emploient à mettre en place des institutions libres qui luttent contre le terrorisme, qui font appliquer la loi et qui répondent aux besoins de la population. La communauté internationale doit apporter un soutien à ces dirigeants, de sorte que nous puissions faire progresser la solution de deux États démocratiques, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité.
Les habitants courageux du Liban, de l'Afghanistan et de l'Irak ont fait le choix de la démocratie, et pourtant les extrémistes ont répondu en les visant pour les assassiner. Il ne s'agit pas d'une démonstration de force, mais une preuve de leur peur. Les extrémistes font tout ce qu'ils peuvent pour faire échouer ces jeunes démocraties. Les peuples du Liban, de l'Afghanistan et de l'Irak nous ont demandé notre aide. Tout pays civilisé a l'obligation de les défendre.
Tout pays civilisé a aussi l'obligation de défendre les personnes qui subissent une dictature. En Biélorussie, en Corée du Nord, en Syrie et en Iran, des gouvernements brutaux privent la population des droits fondamentaux inscrits dans la Déclaration universelle. Les Américains sont indignés de ce qui se passe en Birmanie, où une junte militaire impose le règne de la peur depuis dix-neuf ans. Les libertés fondamentales d'expression, de réunion et du culte sont très restreintes. Les minorités ethniques sont persécutées. L'exploitation des enfants, la traite des personnes et le viol sont courants. Le gouvernement détient plus d'un millier de prisonniers politiques, notamment Aung San Suu Kyi, dont les membres de son parti avaient été élus à une majorité écrasante par les Birmans en 1990.
La junte militaire demeure inflexible, et pourtant il est indubitable que la population aspire à la liberté. Ce matin, j'annonce une série de mesures destinées à favoriser des changements pacifiques en Birmanie. Les États-Unis vont renforcer leurs sanctions économiques touchant les dirigeants politiques et leurs bailleurs de fonds. Nous allons interdire la délivrance d'un visa à ceux qui sont responsables des violations les plus flagrantes des droits de l'homme ainsi qu'aux membres de leur famille. Nous continuerons d'apporter un soutien aux groupes d'aide humanitaire qui s'emploient à alléger les souffrances en Birmanie. Enfin, je demande instamment aux Nations unies et à tous les pays d'user de leur influence dans les domaines diplomatique et économique pour aider le peuple birman à recouvrer sa liberté.
À Cuba, le long règne d'un dictateur cruel approche de sa fin. Le peuple cubain est prêt à retrouver sa liberté. Alors que ce pays entre dans une période de transition, les Nations unies doivent insister sur le respect de la liberté d'expression et de la liberté de réunion et, en fin de compte, sur l'organisation d'élections libres et ouvertes.
Au Zimbabwe, les gens souffrent sous un régime tyrannique. Les autorités ont étouffé les appels pacifiques à la réforme et contraint des millions d'habitants à fuir leur pays. Le comportement du régime Mugabe est une agression contre son propre peuple et un affront aux principes de la Déclaration universelle. Les Nations unies doivent insister sur la nécessité d'un changement à Harare, et insister sur la liberté du peuple zimbabwéen.
Au Soudan, la population civile endure la répression, et dans la région du Darfour, un grand nombre de personnes périssent, victimes d'un génocide. Les États-Unis ont réagi par l'adoption de sanctions sévères contre les auteurs de ces actes de violence. Nous avons fourni pour plus de 2 milliards de dollars d'aide humanitaire et d'assistance au maintien de la paix. Je me réjouis à la perspective de participer à une réunion du Conseil de sécurité consacrée au Darfour, sous la présidence du président de la République française. J'apprécie l'action dirigeante de la France en vue de contribuer à la stabilisation des voisins du Soudan. Et les Nations unies doivent relever ce défi qui est lancé à la conscience mondiale et remplir l'engagement qu'elles ont pris de déployer rapidement des forces de maintien de la paix au Darfour.
Deuxièmement, la mission des Nations unies consiste à affranchir les peuples de la faim et de la maladie. L'article 25 de la Déclaration universelle déclare à ce propos : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux (...) » Partout dans le monde, l'ONU a entrepris de nobles efforts en vue de concrétiser ces idéaux.
Nourrir ceux qui ont faim a longtemps été un souci particulier de mon pays. Aujourd'hui, plus de la moitié de l'aide alimentaire mondiale provient des États-Unis. Nous fournissons des aides alimentaires d'urgence aux affamés, qu'il s'agisse des camps au Soudan ou des bidonvilles de par le monde. J'ai proposé une initiative novatrice de réduction de la faim selon laquelle les États-Unis achèteraient les produits alimentaires aux agriculteurs locaux, en Afrique et ailleurs, plutôt que d'y expédier des denrées en provenance du monde développé. Cela aiderait à renforcer l'agriculture locale et à briser le cycle de la famine dans le monde en développement, et j'invite ardemment le Congrès des États-Unis à appuyer cette initiative.
Un grand nombre d'entre vous, dans cet hémicycle, apportent un grand esprit de générosité à la lutte contre le VIH/sida et le paludisme. Il y a cinq ans, en Afrique subsaharienne, le diagnostic du sida était quasiment synonyme de sentence de mort, et moins de 50.000 séropositifs recevaient un traitement. Le monde a réagi à cette situation en créant le Fonds mondial, qui coopère avec les gouvernements et le secteur privé à la lutte contre ce fléau dans le monde entier. Les États-Unis ont décidé de renforcer encore ces mesures en lançant le Plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida, doté de 15 milliards de dollars. Depuis 2003, cet effort a contribué à la distribution de médicaments de pointe à plus de 1 million de personnes en Afrique subsaharienne. C'est un bon départ. Aussi, un peu plus tôt cette année, j'ai proposé de doubler notre engagement initial pour le porter à 30 milliards de dollars. En faisant œuvre commune, le monde pourra renverser le cours de cette maladie, une fois pour toutes.
Le paludisme est un autre fléau très répandu. Dans certains pays, il tue autant de personnes que ne le fait le sida, la majorité d'entre elles étant des enfants de moins de cinq ans. Pourtant, aucun de ces décès n'était inéluctable, car il s'agit d'une maladie que l'on sait prévenir et traiter. Le monde sait ce qu'il faut pour enrayer le paludisme : des moustiquaires, des insecticides dans les domiciles et des médicaments pour traiter la maladie. Il y a deux ans, les États-Unis ont lancé une initiative de 1,2 milliard de dollars contre le paludisme. D'autres pays et le secteur privé font également des apports vitaux. J'invite chacun des États membres à maintenir l'effort, à trouver de nouveaux moyens de se joindre à cette cause, et à nous rapprocher du jour où le paludisme ne fera plus de victimes.
Troisièmement, la mission des Nations unies consiste à libérer les peuples des chaînes de l'analphabétisme et de l'ignorance. L'article 26 de la Déclaration universelle déclare notamment : « Toute personne a droit à l'éducation. » Et lorsque des pays consentent les crédits nécessaires pour éduquer leur population, c'est le monde entier qui en bénéficie. Un meilleur enseignement libère le talent et les potentialités des êtres humains et accroît la prospérité du plus grand nombre. Un meilleur enseignement renforce la démocratie et affaiblit le pouvoir d'attraction des idéologies violentes. C'est pourquoi les États-Unis se joignent à nombre de pays de par le monde en vue de les aider à assurer une meilleure éducation à leur population.
Un bon enseignement commence par de bons enseignants. En coopération avec d'autres pays, les États-Unis ont contribué à la formation de plus de 600.000 enseignants et administrateurs scolaires. Un bon enseignement exige de bons manuels. C'est pourquoi, en coopération avec d'autres pays, les États-Unis ont distribué des dizaines de millions de manuels scolaires. Une bonne éducation exige l'accès à de bonnes écoles. C'est pourquoi, en association avec d'autres pays, les États-Unis aident des pays à renforcer le niveau de leur enseignement et accordent des bourses pour aider des élèves à venir faire des études aux États-Unis. Dans tous nos programmes d'enseignement, notre pays s'efforce d'élargir les possibilités offertes aux femmes et aux filles de manière à assurer à tous les éléments de la société la possibilité de s'instruire.
Enfin, les Nations unies ont pour mission de libérer les peuples de la pauvreté et du désespoir. L'article 23 de la Déclaration universelle stipule : « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, (et) à des conditions équitables et satisfaisantes de travail. » Au XXIe siècle, cela signifie qu'il faut s'assurer que les peuples des pays pauvres ont les mêmes chances de profiter de l'économie mondiale que les citoyens des pays riches.
Les Nations unies fournissent une aide économique vitale conçue de façon à aider les pays en développement à stimuler leur économie et à réaliser leur potentiel. Les États-Unis approuvent cette action ; nous avons considérablement augmenté notre propre aide au développement, et nous l'acheminons de façon novatrice. Nous avons lancé le Compte du millénaire pour récompenser les pays qui gouvernent justement, qui luttent contre la corruption, qui investissent dans leurs peuples et qui favorisent la liberté économique. Avec cette aide, nous leur tendons la main dans un esprit de partenariat, et non de paternalisme. Et nous nous assurons que notre aide financière va à ceux qui en ont besoin et veillons à l'obtention de résultats.
À long terme, les meilleurs moyens de sortir les gens de la pauvreté sont le commerce et les investissements. Une nation ouverte qui commerce avec le monde crée des avantages économiques qui dépassent tout ce que l'on peut espérer de l'aide étrangère. Durant les années 90, les pays en développement qui ont considérablement réduit leurs barrières tarifaires ont vu leur revenu par habitant augmenter trois plus vite que celui d'autres pays en développement. Les marchés libres stimulent la croissance, encouragent les investissements, augmentent la transparence, renforcent la règle du droit et aident les pays à s'aider eux-mêmes.
La communauté internationale a maintenant une chance unique de libéraliser les marchés du monde entier en concluant le cycle de négociations commerciales de Doha. Une issue heureuse de ce cycle entraînerait une ouverture réelle et substantielle dans les domaines de l'agriculture, des biens et des services, et de réelles diminutions des subventions qui ont un effet de distorsion sur le commerce. Les principales nations commerçantes du monde, dont font partie certains grands pays en développement, ont tout particulièrement la responsabilité de prendre les décisions politiques difficiles qui s'imposent pour réduire les barrières commerciales. L'Amérique a la volonté et la souplesse nécessaires pour prendre les décisions adéquates. Nos négociateurs en ont donné la preuve à Genève. J'exhorte les autres dirigeants à demander à leurs négociateurs de faire la même chose. Et je suis persuadé que nous pouvons nous entendre et saisir cette chance unique qui s'offre à nous.
Pendant ce temps, l'Amérique va continuer de négocier des accords commerciaux partout où elle le pourra. Nous avons récemment signé des accords de libre-échange avec le Pérou, la Colombie, le Panama et la Corée du Sud. Ces accords incarnent les valeurs du libre-échange : réglementation transparente et équitable, respect de la propriété privée et règlement des disputes selon les principes du droit international. Ce sont de bons accords qui sont maintenant entre les mains du Congrès qui, je l'espère, les approuvera le plus tôt possible.
Alors que l'Amérique œuvre avec les Nations unies pour répondre aux besoins les plus urgents, nous nous penchons aussi ensemble sur les problèmes à long terme. Ensemble, nous nous préparons à faire face aux pandémies qui pourraient semer la mort et la désolation dans le monde entier. Ensemble, nous tentons de mettre fin à la prolifération des armes de destruction massive. Ensemble, nous relevons les défis de la sécurité énergétique, de la qualité de l'environnement et du changement climatique. J'apprécie les discussions sur ce dernier sujet que le secrétaire général a organisées hier soir. J'attends avec impatience les autres discussions qui auront lieu entre les dirigeants des grandes puissances économiques sur ce même dossier à Washington à la fin de la semaine.
Les objectifs que j'ai énumérés aujourd'hui ne peuvent pas être atteints en un jour - ils ne le seront pas non plus sans réforme de cette institution vitale. Les États-Unis appellent de leurs vœux des Nations unies puissantes et énergiques. Or de nombreux Américains sont déçus par les échecs du Conseil des droits de l'homme. Cet organe est resté silencieux sur la répression orchestrée par plusieurs régimes, allant de La Havane à Caracas, en passant par Pyongyang et Téhéran. Afin d'établir leur crédibilité dans le domaine des droits de l'homme, les Nations unies doivent réformer leur propre Conseil des droits de l'homme.
Certains ont également réclamé la réforme de la structure du Conseil de sécurité, notamment l'augmentation du nombre des pays qui en sont membres. Les États-Unis sont ouverts à cette idée. Nous pensons que le Japon est bien placé pour devenir membre permanent du Conseil de sécurité, et que d'autres pays pourraient le devenir. Les États-Unis vont écouter toutes les bonnes idées, et nous appuierons les changements du Conseil de sécurité dans le cadre d'une réforme plus globale de l'ONU. Et dans tous ce que nous allons entreprendre, je demande aux États membres d'œuvrer en vue de l'avènement d'une institution qui respectera des normes de conduite strictes et qui sera à la hauteur des principes énoncés dans la Déclaration universelle.
Avec l'engagement et le courage de cette Assemblée, nous pouvons construire un monde dans lequel les gens seront libres de s'exprimer, de se réunir et de se vouer au culte de leur choix ; un monde dans lequel les enfants de tous pays grandiront en bonne santé, recevront une bonne éducation et envisageront l'avenir avec espoir ; un monde dans lequel tous auront des chances. L'Amérique va œuvrer en vertu de ce principe d'égalité de tous et de cette liberté de chacun de réaliser ses rêves. Ce sont les convictions fondatrices de mon pays. C'est la promesse sur laquelle repose cette Assemblée. Et, grâce à notre détermination, cela peut être l'avenir de notre monde.
(Fin de la transcription)
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)