11 septembre 2007
Fiche analytique de la Maison-Blanche sur le récent sommet de l'APEC
(Début de la fiche analytique)
La Maison-Blanche
Bureau du secrétaire de presse
Sydney (Australie)
Le 7 septembre 2007
Fiche analytique
Aujourd'hui, le président Bush s'est adressé au Forum d'affaires de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC). Il a rappelé que les États-Unis étaient résolus à contribuer à l'expansion de la liberté et de la prospérité dans cette région. La propagation de la liberté et de la démocratie en Asie et dans le Pacifique est en effet l'un des grands phénomènes de notre époque. À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l'Australie et la Nouvelle-Zélande y étaient les seules démocraties. On a depuis assisté à la transformation du Japon en une société libre et florissante, au triomphe de la démocratie aux Philippines, aux transitions démocratiques à Taïwan, en Corée du Sud et en Indonésie, et à la naissance d'une nouvelle nation démocratique au Timor oriental.
Les États-Unis proposent la création d'un Partenariat pour la démocratie en Asie et dans le Pacifique. Ce nouveau partenariat serait un moyen pour les pays libres d'œuvrer de concert au soutien des valeurs et au renforcement des institutions démocratiques, et d'aider ceux qui bâtissent et soutiennent des sociétés libres dans la région Asie-Pacifique.
L'expansion du commerce et des investissements contribuera à renforcer la liberté et la prospérité dans la région Asie-Pacifique
Les États-Unis ont à la fois la volonté et la souplesse nécessaires pour aider à conclure le cycle de Doha, et ils œuvreront avec leurs partenaires de l'APEC à cette fin. Le cycle de négociations commerciales de Doha représente une chance unique pour notre génération d'ouvrir les marchés et d'aider des millions de gens à sortir de la pauvreté. Les États-Unis sont résolus à saisir cette chance, mais ils ont besoin de partenaires dans la région Asie-Pacifique pour les soutenir dans cet effort.
Les États-Unis sont favorables à l'idée d'une zone de libre-échange de la région Asie-Pacifique. Cette zone engloberait tous les pays de l'APEC qui souhaitent en faire partie et réduirait les barrières au commerce et aux investissements dans l'ensemble de la région.
Les États-Unis sont également en train de négocier des accords commerciaux bilatéraux avec divers pays de la région. Ils ont à l'heure actuelle passé des accords avec l'Australie, Singapour, le Canada, le Mexique et le Chili. Ils ont récemment négocié un accord bilatéral avec deux autres pays de l'APEC, la Corée du Sud et le Pérou.
Les États-Unis vont coopérer avec les pays de l'APEC pour relever les défis du changement climatique et de la sécurité énergétique
Sous la houlette du Premier ministre Howard, l'APEC est en train d'étudier et d'arrêter une série de priorités dans les domaines de la sécurité énergétique, du développement propre et du changement climatique. Les travaux effectués au sein de l'APEC constitueront une importante contribution aux débats de l'ONU sur un nouveau cadre de travail en matière de sécurité énergétique et de changement climatique.
Vers la fin du mois, les États-Unis vont convoquer la première d'une série de réunions des pays qui consomment le plus d'énergie et qui émettent le plus de gaz à effet de serre, y compris les pays qui connaissent une forte croissance économique comme l'Inde et la Chine. Les États-Unis vont coopérer avec ces pays afin de s'entendre d'ici à 2008 sur un plan détaillé d'action.
Les États-Unis et les pays de l'APEC se soutiennent mutuellement dans la guerre mondiale contre le terrorisme
Les pays de l'APEC font en sorte que le monde soit plus sûr en aidant les peuples du Moyen-Orient à créer des sociétés libres et prometteuses qui luttent contre les terroristes au lieu de les abriter.
- En Afghanistan, des forces australiennes, canadiennes, sud-coréennes, néo-zélandaises et singapouriennes aident les Afghans à construire une nation libre et à empêcher les talibans et Al-Qaïda de reprendre le pouvoir.
- Au Liban, des soldats indonésiens, malaisiens, sud-coréens et chinois sont déployés au sein de la force des Nations unies qui aide à stabiliser cette nation libre menacée par des régimes extrémistes et la violence terroriste.
- En Irak, du personnel australien, japonais et sud-coréen aide le gouvernement démocratiquement élu à reconstruire le pays sur les ruines de la tyrannie et à empêcher Al-Qaïda de le transformer en paradis pour les terroristes.
On évoque rarement le succès de la lutte contre le terrorisme dans la région Asie-Pacifique. Or, le reste du monde a beaucoup à apprendre des méthodes utilisées dans cette région.
Les pays de l'APEC ont en effet adopté une stratégie claire contre les terroristes :
1) Ils ont arrêté ou tué les principaux dirigeants et agents de Jemaah Islamiyah (JI) et du groupe terroriste philippin Abou Sayyaf, les deux réseaux les plus dangereux de la région.
- En 2003, un haut responsable de JI appelé Hambali a été capturé. Il servait de liaison entre JI et Al-Qaïda.
- Quelques mois plus tard, les forces indonésiennes ont repéré et capturé un émir et un cadre militaire de JI.
- L'armée des Philippines a lancé une campagne appelée « Opération Ultimatum » contre les cadres d'Abou Sayyaf et tué l'un des chefs du groupe et son principal conseiller.
2) Les pays de l'APEC ont fourni une aide aux collectivités démunies où opèrent les terroristes. Cette aide renforce la position des dirigeants modérés et offre aux citoyens une autre voie que celle de l'extrémisme et de la violence. Par exemple :
- Le gouvernement indonésien coopère avec les États-Unis afin de mettre en œuvre une initiative de 157 millions de dollars visant à améliorer l'éducation primaire dans 1.500 établissements publics et privés.
- Dans le sud des Philippines, le gouvernement coopère avec des donateurs internationaux afin de construire des routes, des ponts, des écoles et des cliniques, et d'offrir des prêts pour aider les hommes d'affaires des communautés musulmanes locales exploitées par les terroristes.
3) Les pays de l'APEC augmentent la coopération régionale en matière de lutte contre le terrorisme
- Avec le soutien de la communauté internationale, les pays de l'APEC ont créé un centre commun de formation à la lutte contre le terrorisme en Malaisie et des centres de formation pour les forces de l'ordre à Djakarta et à Bangkok qui permettent d'améliorer les capacités des forces de sécurité de la région tout entière.
- L'année dernière, les pays de l'ASEAN ont conclu un traité d'assistance juridique mutuelle qui favorisera l'échange de preuves durant les enquêtes sur le terrorisme.
- En juin dernier, les ministres des affaires étrangères des pays de la région ont tenu à Djakarta une conférence sur la lutte contre le terrorisme afin de discuter des moyens d'améliorer la coopération contre les terroristes.
4) Ils prennent l'idéologie terroriste à contrepied
- Peu après son arrivée au pouvoir, le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a organisé un dialogue œcuménique durant lequel il a demandé à tous ses concitoyens de s'assurer que les forces de la lumière, de la raison et de l'espoir domineraient celles de l'ombre, du désespoir et de la violence.
- Le Premier ministre malaisien Abdullah Ahmad Badawi s'attache à promouvoir un « islam civilisateur » et a demandé à ses compatriotes de montrer qu'un pays musulman pouvait être moderne, démocratique, tolérant et concurrentiel sur le plan économique.
- La présidente des Philippines, Gloria Arroyo, a tendu la main aux responsables musulmans et a demandé aux Philippins de toutes religions de s'opposer aux « terroristes qui tuent, détruisent et mutilent au nom d'une idéologie maléfique ».
Les concepts de la liberté et de la prospérité doivent se propager dans le reste de la région
Nous devons œuvrer à l'avènement du jour où le peuple nord-coréen jouira des mêmes libertés que les citoyens des démocraties asiatiques.
Nous devons pousser le régime birman à cesser d'arrêter, de harceler et d'attaquer les militants en faveur de la démocratie qui organisent des manifestations pacifiques ou y participent. Le gouvernement birman doit libérer ces militants immédiatement, cesser d'intimider les citoyens qui luttent pour la démocratie et les droits de l'homme, et relâcher tous les prisonniers politiques, y compris Aung San Suu Kyi.
Nous allons continuer d'œuvrer avec des pays comme la Russie pour promouvoir nos intérêts communs dans le monde, tout en encourageant les dirigeants russes à respecter l'équilibre des pouvoirs indispensable à la démocratie.
Nous allons encourager les pays avec lesquels nous entretenons d'étroites relations, notamment la Chine, à libéraliser leur régime politique et à accorder une plus grande liberté d'expression à leur peuple.
Nous nous réjouissons à la perspective de la tenue d'élections libres et justes en Thaïlande.
(Fin de la fiche analytique)
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)