31 octobre 2007
Les adhésions aux clubs d’étudiants démocrates et républicains sont de plus en plus nombreuses.
New York - Lorsque Barrack Obama, sénateur et candidat à la présidence, a prononcé un discours au Washington Square Park, à proximité de l’université du New York (NYU), des centaines d’étudiants de cette université se trouvaient bien sûr parmi les quelque 24.000 partisans et spectateurs qui y assistaient.
« C’est très grisant de voir tout près un candidat démocrate à la présidence », a déclaré Neil Schecter, trésorier du club des étudiants démocrates de l’université (NYU College Democrats).
De nombreux membres de clubs d’étudiants démocrates d’autres universités assistèrent aussi au discours pour être mieux informés à propos d’une campagne qui cherche à éveiller l’intérêt des jeunes électeurs.
Aux quatre coins des États-Unis, les étudiants adhèrent aux clubs démocrates et républicains pour participer à la vie politique. Si certains s’intéressent depuis longtemps à la politique, pour d’autres c’est la campagne pour les élections de 2008 qui les a poussés à jouer un rôle plus actif pour la première fois.
« Nous avons constaté une légère augmentation du fait des primaires », a indiqué Sarah Chambers au sujet du nombre des adhésions au club des étudiants républicains de la NYU. Le militantisme politique n’est pas un phénomène nouveau dans les universités américaines et, à l’heure actuelle, nombreuses sont celles qui ont des sections de l’association « College Democrats of America », établie en 1932, et de l’association « College Republicans », établie en 1892. À la NYU, les deux groupes sont bien représentés et se manifestent de façon énergique.
Le club des étudiants démocrates de la NYU, université de tradition progressiste, dit compter près d’un millier de membres, et ce nombre augmente au fur et à mesure que s’intensifie l’intérêt porté à la campagne électorale de 2008. Le club invite les candidats à venir parler aux étudiants et envisage d’organiser des élections-témoins, des débats et des campagnes d’inscription sur les listes électorales. La présidente du club, Mary Kearl, encourage aussi les membres à faire du bénévolat lors des rassemblements politiques organisés dans les environs de New York, ce qui leur permet de rencontrer des chefs de file politiques. Dans le cadre de ses activités bénévoles, elle-même a pu rencontrer l’ancien sénateur John Edwards, la sénatrice Hillary Clinton, l’ancien président Bill Clinton, et le gouverneur de l’État de New York, Eliot Spitzer.
Si la campagne électorale suscite un vif enthousiasme, les étudiants démocrates de la NYU ne veulent pas pour autant perdre de vue les questions importantes et souhaitent que les candidats à la présidence ne le fassent pas non plus. Neil Schecter, qui s’intéresse vivement à l’actuelle impasse à laquelle se heurtent le Congrès et la Maison-Blanche en ce qui concerne le financement d’un plan d’assurance médicale pour les enfants au niveau de chaque État, a organisé un rassemblement en appui au projet proposé par les démocrates auquel se sont associés des représentantes locales au Congrès et des groupes défendant les intérêts des enfants. Les questions qui importent aux étudiants sont diverses. Le réchauffement climatique est un sujet auquel s’intéresse Mary Kearl, mais pour d’autres étudiants, ce sont les questions de l’immigration, du mariage entre homosexuels ou de la guerre en Irak qui sont primordiales.
Le club des étudiants républicains de la NYU ne compte qu’environ 400 membres, mais ces derniers se font les porte-parole des conservateurs sur le campus. Ils n’ignorent pas la réputation progressiste de l’université et tiennent des réunions hebdomadaires qu’ils ont baptisées « zone de sécurité de la droite ». Ils apportent aussi leurs concours aux campagnes tenues aux niveaux local et national et s’associent aux groupes de pression conservateurs tels que le « Comité d’action politique conservateur ». La présidente du club des étudiants républicains, Sarah Chambers, encourage les membres à travailler bénévolement pour des candidats républicains à la présidence, notamment pour Rudy Giuliani, Mitt Romney ou John McCain.
Elle se souvient que la participation aux activités du club avait augmenté durant la campagne électorale de 2004 et elle a indiqué à l’USINFO, le 4 octobre, qu’elle observait une tendance semblable pour la campagne de 2008. Le club prévoit de faire quelque chose à l’occasion du débat républicain sur YouTube et doit organiser notamment une élection-pilote des candidats républicains.
Les intérêts des étudiants républicains de la NYU sont très divers. Certains s’intéressent de près à la politique économique et aux questions budgétaires, d’autres s’intéressent aux questions liées à la société. Le groupe envisage d’organiser une collecte de couches pour bébé dans le cadre de la campagne qu’il mène contre l’avortement.
Alors que la saison des élections primaires se rapproche, on note une recrudescence des activités politiques sur les campus universitaires : les étudiants de l’université de Princeton prennent contact avec les électeurs par téléphone ; l’université Duke compte 22 clubs se consacrant à des activités politiques différentes ; et les étudiants d’Amherst College ont pu participer du 10 au 23 juin à l’Institut d’été sur l’engagement civique et le militantisme politique.
À l’instar des candidats qu’ils appuient, étudiants républicains comme étudiants républicains vont organiser de vigoureux débats dans les prochains mois, se préparant peut-être à une future carrière dans la politique. Dans tout le pays, alors que les candidats à l’élection présidentielle courtisent les jeunes électeurs, ces derniers sont tout yeux, tout oreilles.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)