18 octobre 2007

La société Coca-Cola informe les adolescents africains sur le sida

Elle cherche à enrayer cette maladie à l'aide des techniques de la communication.

 
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Concert <i>Dance4Life</i>
Concert organisé par le groupe Dance4Life en Afrique du Sud afin de sensibiliser les jeunes au sida. (Photo Miriam Mannak)

Washington - La société Coca-Cola, qui est la plus grande multinationale implantée dans le continent africain, offre depuis longtemps à ses salariés des informations sur le sida et des soins médicaux à ceux qui sont atteints de cette maladie. Toutefois, ces dernières années, elle tire parti de son influence pour apporter un soutien à des mesures visant à réduire le nombre croissant de séropositifs chez la future génération de travailleurs africains.

En effet, près de 25 millions des 40 millions de séropositifs sont, selon l'ONUSIDA, des habitants de l'Afrique subsaharienne.

Coca-Cola, qui compte 650 salariés dans divers pays africains et qui fait appel à des entreprises indépendantes d'embouteillage employant quelque 60.000 personnes, s'est engagée depuis longtemps à informer son personnel sur le virus de l'immunodéficience humaine (HIV) qui cause le sida.

Toutefois, selon son directeur des relations avec les salariés, M. David Brown, qui se trouve au siège de cette société à Atlanta, le fait que le sida soit considéré comme une maladie honteuse dans les pays africains empêche des salariés séropositifs de se manifester pour recevoir à titre gratuit des médicaments antirétroviraux ou des conseils. « Il ne s'agit pas là d'une question propre à Coca-Cola, mais à l'ensemble de l'Afrique », a-t-il dit en ajoutant qu'il était peu probable que l'on puisse citer des progrès quant à la disparition de cet opprobre.

C'est pourquoi depuis quelques mois Coca-Cola collabore avec des associations à but non lucratif qui s'intéressent aux jeunes pour aider la nouvelle génération à parler librement de la sexualité et de la santé.

La fondation Coca-Cola pour l'Afrique a ainsi établi un partenariat d'une durée de trois ans avec le groupe Dance4Life et prévu une dotation de 3 millions de dollars à cet effet. Ce groupe communique aux jeunes de 9 pays (l'Afrique du Sud, l'Égypte, le Kenya, l'Ouganda, le Nigeria, la Sierra Leone, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe) des messages relatifs à la santé au moyen des arts du spectacle. Les jeunes participant aux programmes organisés dans les écoles par le groupe Dance4Life apprennent des leçons sur la sexualité et sur la procréation avant de les présenter à leurs pairs sous forme d'épisodes dramatiques, de danses et d'interprétations musicales.

<i>Dance4Life</i> Tanzanie
Un programme scolaire organisé par le groupe Dance4Life en Tanzanie. (Photo Dance4Life Tanzanie)

Dance4Life organise aussi des concerts avec des animateurs, des groupes de rock et de la musique arabe traditionnelle. Après un tel concert en Égypte, une jeune Égyptienne du nom d'Heba a déclaré aux organisateurs : « Ce soir, j'ai dansé pour la première fois avec d'autres personnes. Ce fut possible parce que je me suis sentie en sécurité et branchée. »

Le 18 octobre, le disque-jockey d'origine hollandaise Tiësto, qui passe de la musique de variétés dans des stades bondés et qui réalise un documentaire sur les projets de prévention du VIH de Dance4Life, se produira dans une école secondaire de KwaMashu en Afrique du Sud.

Coca-Cola a aussi fait don de 1,5 million de dollars à l'organisme Anchor (Africa Network for Children Orphaned or at Risk - Réseau africain des enfants orphelins ou en danger), qui cherche à réintégrer les orphelins du sida dans les écoles de leurs localités. « Nous n'aurions jamais pu créer ce réseau sans Coca-Cola », a déclaré une des fondatrices de ce réseau, Mme Marion Bunch.

Elle a expliqué qu'un représentant de la société Coca-Cola était allé avec elle dans des logements de Johannesburg (Afrique du Sud) où des adolescents sont souvent à la tête de familles. Ils sont allés dans des taudis horribles où « les enfants sont si démunis et ont tant besoin d'aide qu'il est difficile de ne pas pleurer ».

Coca-Cola, a-t-elle dit, a donné à Anchor une mise de fonds initiale de 50.000 dollars en 2004 qui a aidé ce réseau à obtenir suffisamment de résultats pour attirer un plus grand nombre de partenaires, tels que l'École de santé publique de l'université Emory et le Plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida du président Bush.

Anchor recherche des adultes dans des localités où habitent les orphelins pour s'occuper d'eux et pour les aider à aller à l'école, mais n'envisage pas de construire des orphelinats. Il fournit aux orphelins du sida des vivres, des fournitures scolaires et les connaissances nécessaires pour obtenir de bons résultats scolaires. Grâce au soutien de Coca-Cola, il aide 30.000 orphelins en Afrique du Sud, au Botswana, en Côte d'Ivoire, au Kenya, au Nigeria et en Zambie.

Par ailleurs, Coca-Cola a fait appel à l'Africa Broadcasting Media Partnership pour produire des messages publicitaires destinés à sensibiliser la population au sida.

Cette société est également en relation avec la Global Business Coalition, association qui regroupe 220 entreprises jouant un rôle dans la lutte contre le sida. « Il est clair que Coca-Cola sait vendre. Elle a aussi des circuits de distribution, et peut-être pourrons-nous tirer parti de ses grandes compétences », a déclaré le porte-parole de cette association dont le siège est à New York, M. David Stearns.

Il a indiqué que Coca-Cola avait obtenu un prix pour ce qu'elle faisait en Chine, à savoir créer et distribuer des jeux de cartes où un message sur les maladies sexuellement transmissibles est inscrit sur chaque carte. Ces jeux de cartes sont destinés aux travailleurs migrants chinois qui sont susceptibles de contracter le sida et qui sont connus pour aimer jouer aux cartes en attendant de trouver un nouvel emploi.

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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