12 octobre 2007
Le discours à l'ONU de la représentante des É.-U. à la Conférence sur le désarmement

Washington - Les États-Unis jouent un rôle primordial afin d'encourager un désarmement nucléaire progressif et l'adoption par la communauté internationale de mesures visant à détruire les stocks d'armes de petit calibre et de pièces d'artillerie légère qui constituent un danger.
Dans le domaine nucléaire, les États-Unis sont en faveur depuis longtemps de mesures multilatérales face aux problèmes que suscitent les programmes d'armement nucléaire de l'Iran et de la Corée du Nord. De hauts responsables américains ont souligné la volonté de leur pays d'œuvrer de concert avec d'autres pays pour trouver une solution diplomatique à ces problèmes.
Lors du discours qu'elle a prononcé le 9 octobre à l'occasion du débat général de la première commission de l'ONU sur le désarmement, la représentante des États-Unis à la Conférence sur le désarmement, Mme Christina Rocca, a fait état de l'engagement soutenu des États-Unis en faveur de l'élaboration de mesures et de mécanismes visant à « réduire le risque de prolifération ou à mettre un terme à la prolifération ».
Les États-Unis fondent leur soutien pour des mesures multilatérales sur la résolution 1540 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui prévoit une action collective afin de réduire la prolifération d'armes nucléaires, chimiques et biologiques. L'application intégrale de cette résolution offre, selon eux, de nombreux avantages. « Non seulement on renforce la sécurité internationale, mais on crée des capacités applicables à d'autres domaines prioritaires au niveau national », a expliqué Mme Rocca.
L'application de cette résolution offre la possibilité d'une coopération régionale. Elle est aussi importante dans le cadre d'organisations internationales qui traitent de ces questions, notamment l'Agence internationale de l'énergie atomique et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques.
Dans le cadre la Conférence sur le désarmement, les États-Unis s'emploient à encourager l'interdiction de la production des matières fissiles nécessaires pour produire des armes nucléaires et d'autres engins explosifs. « Les États-Unis, a déclaré Mme Rocca, invitent tous les pays à mettre fin à la production de matières fissiles servant à la production d'armes nucléaires et à d'autres engins explosifs, comme eux-mêmes l'ont fait. »
Il n'est pas judicieux, a-t-elle dit, de reporter les négociations sur un traité relatif aux matières fissiles vu le désir de la communauté internationale d'en conclure un. Les États-Unis sont en faveur de négociations sur un projet de traité portant exclusivement sur cette question. Ils continueront pendant l'année à venir à soutenir qu'il est dans l'intérêt des États membres de la Conférence sur le désarmement de renoncer à la production de matières fissiles destinées à des armes nucléaires. « Au lieu de déplorer la fausse question de la volonté politique, a-t-elle déclaré, nous devrions redoubler nos efforts pour convaincre tous les membres de la Conférence qu'une telle interdiction ne porterait atteinte à la sécurité d'aucun État. »
Les États-Unis ont aussi joué un rôle important dans l'adoption de deux initiatives visant à empêcher les terroristes d'obtenir accès aux matières nucléaires ou aux armes de destruction massive, à savoir l'Initiative mondiale de lutte contre le terrorisme nucléaire, à laquelle participe 60 États, et l'Initiative de sécurité contre la prolifération, qui compte maintenant près de 90 États participants.
Les progrès en matière de désarmement
Le bilan des États-Unis en matière de désarmement nucléaire est bon, comme le montre la réduction de leur arsenal nucléaire. En 2012, cet arsenal représentera seulement le quart de ce qu'il était à la fin de la guerre froide. En outre, le nombre des ogives nucléaires stratégiques déployées à l'heure actuelle diminueront d'un tiers environ par rapport à 2001.
Par ailleurs, les États-Unis ont supprimé un millier de missiles stratégiques et de bombardiers ainsi que 450 silos de missiles stratégiques conformément au traité de 1991 sur la réduction des armes stratégiques (START).
Pour ce qui est des ogives nucléaires tactiques, ils ont détruit les 3.000 ogives qui leur restaient.
Au cours de l'année écoulée, les États-Unis et la Russie ont participé à des pourparlers visant à élaborer un cadre de contrôle des armements destiné à remplacer le traité START avant que ce dernier arrive à expiration en 2009. Les négociateurs américains cherchent à trouver le moyen de conserver certaines dispositions du traité START tout en en élaborant de nouvelles qui soient mieux adaptées aux nouvelles relations stratégiques.
Les États-Unis estiment que l'on ne peut pas procéder au désarmement total, tel qu'il est prévu dans le traité de 1970 sur la non-prolifération des armes nucléaires, sans tenir compte de la situation internationale actuelle en matière de sécurité.
Mme Rocca a résumé la position des États-Unis à cet égard comme suit : « Les armes nucléaires continuent d'être importantes dans le monde actuel, et cette importance n'est pas incompatible avec le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. En fait, tant que les pays du monde entier ne pourront pas créer l'environnement nécessaire à la suppression totale des armes nucléaires (…) notre thèse est que la protection que les États-Unis offrent à leurs alliés a en fait ralenti la prolifération des armes nucléaires et contribué à réduire la probabilité d'une nouvelle course aux armements nucléaires. »
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)