03 octobre 2007
Ils visent à faire avancer la cause des handicapés, déclare le président Hu Jintao.
Washington - L'immense majorité des 7.500 athlètes de 160 pays qui ont rempli le Stade de Shanghaï le 2 octobre pour donner le coup d'envoi des jeux Olympiques spéciaux d'été de 2007 n'avaient qu'une idée maîtresse en tête : gagner des médailles.
Certes, ils forgeront des amitiés durables et ramèneront chez eux l'esprit à la fois de solidarité et d'indépendance que leur insuffle la compétition sportive, mais ils tiennent surtout à remporter leurs épreuves. C'est du moins ce que pense Ernestine Dickerson, dont la fille Karen a obtenu une médaille de bronze en course de fond lors des Jeux spéciaux tenus en Irlande en 2003.
« Dans les compétitions locales, si un handicapé arrive à courir ne serait-ce qu'une dizaine de mètres, ça fait le bonheur de tout le monde, parce qu'il s'agit plus de vivre un moment fort et de se faire des amis que de gagner une course. Mais quand un athlète se fait remarquer au niveau national, alors il s'agit de gagner », a dit Mme Dickerson.
Karen Dickerson est l'une de 11 athlètes handicapés appartenant à une association américaine de porteurs du flambeau olympique (« Global Law Enforcement Final Leg Torch Runners ») qui ont aidé à porter la flamme olympique, allumée en Grèce le 29 juin, jusqu'en Chine, où elle est arrivée le 25 septembre. Les porteurs sont passés dans les rues de Pékin et de Shanghaï afin d'attirer l'attention sur les jeux Olympiques spéciaux qui doivent se terminer le 11 octobre.
Les jeux Olympiques spéciaux (« Special Olympics ») représentent une organisation internationale qui fournit aux handicapés mentaux, y compris des enfants, les moyens de devenir des membres valides, productifs et respectés de la société grâce à un entraînement et à des épreuves sportives, a indiqué Bob Gobrecht, directeur général de Special Olympics pour l'Amérique du Nord. Cette organisation non gouvernementale organise des programmes d'entraînement et de compétition dans une trentaine de disciplines olympiques d'été et d'hiver auxquelles participent plus de 2 millions de handicapés mentaux dans plus de 150 pays.
C'est la première fois que les jeux spéciaux se tiennent en Asie, et la deuxième fois seulement qu'ils ont lieu hors des États-Unis. Outre les 7.500 athlètes, on s'attend à ce qu'ils attirent 40.000 auxiliaires bénévoles, 3.500 arbitres et organisateurs d'épreuves et des milliers de proches des athlètes, de spectateurs et de journalistes.
Les jeux Olympiques spéciaux et les jeux Paralympiques sont deux organisations distinctes reconnues par le Comité international olympique (CIO). Le Comité international paralympique est l'organisation internationale qui s'occupe des compétitions d'athlètes d'élite atteints de handicaps physiques. Les Olympiques spéciaux encouragent certes les participants à s'entraîner de manière compétitive, mais ils insistent surtout sur l'esprit sportif et l'effort : « Je veux gagner. Mais si je ne gagne pas, je veux donner le meilleur de moi-même. »
« Les jeux de Shanghaï vont puissamment appuyer la cause mondiale des handicapés et promouvoir la compréhension et l'amitié mutuelles parmi les athlètes et parmi les peuples de tous les pays », a déclaré le président chinois Hu Jintao lors d'une réception donnée le 2 octobre à Shanghaï, à laquelle participaient des dirigeants étrangers ainsi que Timothy Shriver et Eunice Kennedy Shriver, respectivement président international et présidente honoraire de Special Olympics.
Les athlètes se mesureront dans 21 sports olympiques et 4 disciplines de démonstration, notamment les sports aquatiques, le badminton, le basket-ball, le bowling, le cricket, le cyclisme, la course de canots dragons, le golf, la gymnastique, le judo, le kayak, le patin à roulettes, le football, la voile, le softball, le tennis et le volley-ball.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)