08 novembre 2007
Des responsables internationaux de la santé évoquent la préparation, la coopération et les menaces communes
Washington - Alors que le nombre de personnes qui succombent à la grippe aviaire augmente et que la menace du bioterrorisme concentre l'attention du monde sur les capacités des systèmes médicaux à réagir aux situations d'urgence en matière de santé, de hauts responsables de la santé de huit pays se sont penchés sur les mesures à prendre pour réduire les risques.
L'Initiative de sécurité sanitaire mondiale (ISSM) est un partenariat non officiel dont les représentants des États membres se sont réunis à Washington les 1er et 2 novembre afin d'évaluer les initiatives mises en œuvre en vue de réagir à la menace du terrorisme biologique, chimique et radionucléaire ainsi qu'aux autres situations d'urgence liées à la santé publique.
Parmi les membres de l'ISSM, on compte les hauts responsables de la santé du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, des États-Unis, du Japon, du Mexique et de l'Union européenne. L'Organisation mondiale de la santé joue un rôle de conseiller-spécialiste auprès de l'ISSM.
« Aujourd'hui, nous avons accompli une analyse des risques afin de nous concentrer sur les menaces les plus pressantes à la sécurité sanitaire », a déclaré le ministre américain de la santé et des services sociaux, M. Mike Leavitt, le 2 novembre, à l'occasion d'un exposé à la presse. Et d'ajouter : « En nous fondant sur cette analyse, nous sommes tombés d'accord sur un plan stratégique qui comprend des objectifs spécifiques et des mesures que nous prendrons au cours des douze prochains mois. »
Selon le communiqué rendu public le 2 novembre à propos de la Huitième réunion ministérielle sur l'Initiative de sécurité sanitaire mondiale (voir : http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/media/nr-cp/2007/2007_ghsi-minist-issm_f.html), les membres se sont entendus sur la stratégie suivante :
- renforcer l'aspect forum politique de l'initiative par l'identification des enjeux nouveaux et la coordination des processus d'élaboration des politiques afin de lutter contre les menaces chimiques, biologiques et radionucléaires ;
- renforcer nos stratégies de communication des risques à l'interne et parmi les États membres ;
- renforcer notre partenariat-forum sur les dossiers d'intérêt commun touchant la sécurité sanitaire mondiale et la santé publique (comme une pandémie grippale) ;
- lutter contre les menaces chimiques, biologiques et radionucléaires grâce à la recherche et à la mise au point de nouvelles contre-mesures médicales ; explorer diverses options pour étendre l'accès aux contre-mesures nécessaires ;
- nous assurer que nous disposons d'un réseau sensible et efficace pour réagir aux enjeux prioritaires.
La Commission européenne, a indiqué M. Markos Kyprianou, commissaire de l'Union européenne chargé de la santé, estime que l'ISSM est une importante initiative qui offre « la possibilité d'évoquer les menaces communes et les stratégies pour y faire face qui, pour être efficaces, doivent être coordonnées ».
L'ISSM a vu le jour à la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001 et des contaminations au bacille du charbon qui ont suivi et après que le gouvernement des États-Unis eut préconisé la tenue régulière de réunions entre les ministres de la santé des pays industriels en vue d'un échange d'idées.
Au début, l'accent a été mis sur le terrorisme chimique, biologique et radionucléaire mais en 2002, ainsi que l'avaient fait l'OMS et d'autres organisation internationales, l'ISSM a ajouté la grippe pandémique à sa liste des menaces mondiales à la santé.
Dans leur communiqué, les participants à la réunion soulignent l'importance de partager de façon rapide et transparente l'information liée aux virus de la grippe conformément au Règlement sanitaire international, ce qu'ils se sont engagés à faire selon M. Leavitt.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)