02 novembre 2007

L'économie des États-Unis est de nouveau la plus compétitive du monde

Sa remontée au classement tient à son caractère innovateur et à son efficacité.

 
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Le port de Bayonne
Cargaison de porte-conteneurs au port de Bayonne (New Jersey). (© AP Images)

Washington - Après s'être classée sixième en 2006, l'économie des États-Unis a recouvré son premier rang mondial au plan de la compétitivité, grâce en grande partie à l'efficacité de son marché et à la capacité d'innovation de ses entreprises.

C'est ce qui ressort de l'édition 2007 du Rapport sur la compétitivité dans le monde qu'a récemment publié le Forum économique mondial (WEF), groupe international de réflexion et de recherche. Selon ce rapport, l'économie américaine devance celle de la Suisse, du Danemark, de la Suède et de l'Allemagne, parmi les cinq premières du monde.

« L'efficacité des marchés des États-Unis, la sophistication de leurs milieux d'affaires, l'impressionnante capacité d'innovation technique qui existe au sein de leur excellent système d'universités et de centres de recherche, toutes ces qualités contribuent à faire des États-Unis une économie hautement compétitive », déclare l'économiste Xavier Sala-i-Martin, coauteur du rapport.

Ce même rapport s'inquiète cependant de certains déséquilibres macroéconomiques aux États-Unis, notamment le déficit des transactions courantes et la faiblesse de certains secteurs d'activité, qui « risquent de porter atteinte au potentiel de compétitivité globale du pays ».

Cette édition 2007 a classé 131 pays selon la qualité de leurs institutions, leur infrastructure, leur stabilité macroéconomique, leur système de santé, leur enseignement primaire, secondaire et supérieur, leurs établissements de formation, l'efficacité de leur marché industriel et de leur main-d'œuvre, la compétence de leur marché financier, leur développement technique, la taille de leur marché et le degré de sophistication et d'innovation de leurs milieux d'affaires.

Les États-Unis ont marqué d'excellents points en matière d'innovation, d'efficacité de la main-d'œuvre, d'enseignement supérieur et de formation. Ce classement se fondait sur des données accessibles au public et sur une enquête réalisée auprès de plus de 11.000 dirigeants d'entreprises de par le monde. Selon cette enquête, les charges et la réglementation fiscales représentaient les domaines les plus problématiques de l'économie.

M. Michael Porter, lui aussi économiste et coauteur du rapport, pense que ce classement aide les pouvoirs publics à cerner les secteurs qui méritent une attention plus soutenue et leur fournit la motivation nécessaire à des réformes.

Les économistes tant privés que salariés de l'État attribuent la capacité de rebondissement dont l'économie des États-Unis a fait preuve ces dernières années face aux nombreux chocs qu'elle a subis, notamment les attentats terroristes de 2001, les scandales qui ont secoué certaines sociétés et la hausse des prix des hydrocarbures, à sa grande capacité concurrentielle et en particulier à l'ouverture et à la souplesse de ses places financières.

En octobre dernier, le ministre des finances des États-Unis, M. Henry Paulson, s'est déclaré convaincu que, grâce à ces qualités, l'économie serait capable de surmonter la nouvelle crise qui se développait dans le secteur du logement et du marché hypothécaire. Ses propos optimistes ont été corroborés par un rapport du 31 octobre du ministère du commerce indiquant que l'économie américaine avait enregistré, au troisième trimestre, un taux de croissance de 3,9 %, chiffre qui a surpris de nombreux analystes.

Le président du Comité des conseillers économiques du président Bush, M. Edward Lazear, a qualifié ce résultat de « tout à fait remarquable » compte tenu de la crise du logement qui avait déjà commencé à peser sur l'économie durant ce trimestre.

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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