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31 mai 2007

M. Bush présente ses projets relatifs à l'aide au développement en prévision du G8

Extraits du discours du président à l'U.S. Global Leadership Campaign

 

Lors d'un discours prononcé le 31 mai devant l'U.S. Global Leadership Campaign, une coalition de hauts représentants des milieux d'affaires, d'organisations non gouvernementales et de la société civile, le président Bush a énoncé, en prévision de la réunion au sommet du G8 qui devait avoir lieu huit jours plus tard, les grandes lignes de ses projets en matière d'aide au développement destinés à « amener le progrès et la prospérité aux nations en difficulté de par le monde ».

On trouvera ci-après des extraits de son discours.

(Début des extraits)

(…)

Des millions de personnes sont en proie à la faim, à la pauvreté et à la maladie dans notre monde. De nombreux pays ne sont pas en mesure de satisfaire les besoins immenses de leur population. L'atténuation de ces souffrances exige que les États-Unis agissent avec audace. Elle exige que notre pays joue un rôle directeur et que les autres pays industriels agissent également.

C'est le message que je vais emporter en Europe la semaine prochaine, lorsque Laura et moi nous y rendrons pour assister à la réunion du G8. Lors de cette réunion, je parlerai de l'obligation que nous avons en commun d'aider les pays en difficulté à devenir vigoureux et à améliorer les conditions de vie de leurs habitants. Aujourd'hui, je vais décrire certaines des mesures dont je discuterai avec les dirigeants des autres pays, la semaine prochaine, en vue d'aider les pays en développement à créer un avenir meilleur pour leur population.

(…)

Lorsque les États-Unis contribuent à réduire le chaos et les souffrances, ils renforcent la sécurité du pays, parce que les États prospères sont moins susceptibles de susciter le ressentiment, d'engendrer la violence et d'exporter le terrorisme (…) Ils poursuivent donc une stratégie claire visant à favoriser le progrès et la prospérité dans les pays en difficulté répartis dans le monde entier. Nous nous employons à accroître l'accès aux échanges commerciaux et à alléger la charge de la dette. Nous augmentons notre aide aux pays les plus pauvres et utilisons cette aide pour encourager les réformes, pour renforcer le secteur de l'enseignement et pour lutter contre le fléau que constituent les maladies. Nous allons œuvrer de concert avec les pays en développement afin de trouver les moyens de satisfaire leurs besoins en matière d'énergie et de faire face au défi que représente le réchauffement climatique.

Pour que les pays en difficulté fassent des progrès et deviennent prospères, il faut créer de nouvelles possibilités en matière d'échanges commerciaux. Le commerce est le meilleur moyen d'aider les pays pauvres à développer leur économie et à améliorer les conditions de vie de leur population (…)

Il importe que les parlementaires et nos concitoyens comprennent que le libre-échange est le meilleur moyen de faire sortir les gens de la pauvreté. Les États-Unis cherchent aussi à promouvoir l'ouverture des marchés dans le cadre des négociations de Doha.

(…)

Nous proposons des mesures énergiques pour faciliter l'aboutissement des négociations de Doha. Lors de la réunion au sommet du G8 la semaine prochaine, je vais inciter les autres pays à faire de même. L'aboutissement du cycle de Doha profitera à tous nos pays et transformera le monde.

(…)

Pour que les pays en difficulté fassent des progrès et deviennent prospères, il faut alléger la dette des pays les plus pauvres (…) Il y a deux ans à Gleneagles, les États membres du G8 sont convenus de mettre en œuvre un accord multilatéral d'allégement de la dette qui a permis de libérer les pays pauvres de leur dette à concurrence de près de 60 milliards de dollars. Cette année, nous nous avons continué sur cette lancée lorsque la Banque interaméricaine de développement a approuvé un autre accord d'allégement de la dette pour certains des pays les plus pauvres de notre continent.

(…)

Pour que les pays en difficulté fassent des progrès et deviennent prospères, il faut que les États-Unis augmentent leur aide aux pays qui en ont le plus besoin. Depuis que j'ai assumé la présidence, nous avons plus que doublé l'aide des États-Unis au développement à travers le monde : elle est passée de 10 milliards de dollars environ en 2000 à 23 milliards en 2006. Il s'agit là de l'augmentation la plus forte de l'aide au développement depuis le plan Marshall.

Durant les quatre premières années de mon gouvernement, nous avons doublé notre aide à l'Afrique. Lors de la réunion au sommet du G8 de 2005, je me suis engagé à faire doubler une fois de plus notre aide à l'Afrique d'ici 2010 (…). Le Congrès doit approuver cette année l'intégralité de ma demande de crédits budgétaires au titre de l'aide au développement. Il nous faut accomplir la tâche qui nous revient.

Nous cherchons à accroître l'aide des États-Unis aux pays en développement en fonction de trois grands objectifs.

(…)

Premièrement, nous allons nous servir de notre aide pour aider les pays en développement à mettre en place des institutions démocratiques responsables et à renforcer leur société civile (…) Les États-Unis aident les pays en développement à créer ces institutions et d'autres institutions libres grâce à ce que nous appelons le Compte du millénaire. Dans le cadre de ce programme, ils passent un contrat avec les pays en développement. Nous donnons une aide et, en échange, ces pays acceptent d'entreprendre des réformes démocratiques, de lutter contre la corruption, d'investir dans le domaine social, en particulier dans les secteurs de la santé et de l'enseignement, et d'encourager la liberté dans le domaine économique.

(...)

Nous allons encourager les hommes d'affaires africains d'autres façons encore. Aujourd'hui, j'annonce le lancement d'un nouveau projet baptisé « Africa Financial Sector Initiative « (Initiative en faveur du secteur financier africain). Dans le cadre de cette initiative, nous offrirons une aide technique afin d'aider les pays africains à consolider leurs marchés financiers. La U.S. Overseas Private Investment Corporation (OPIC, société américaine en faveur des investissements privés à l'étranger), que dirige Rob Mosbacher, travaillera en collaboration avec le secteur financier afin de créer plusieurs fonds d'investissement privés qui se traduiront par plus d'un milliard de dollars supplémentaires d'investissements privés en Afrique (...) Si l'on tient à créer des emplois, il est nécessaire de disposer de capitaux. Il est dans notre intérêt que nous aidions les hommes d'affaires africains à obtenir des capitaux.

(...)

Tout cela ne servira à rien si les gens n'ont pas une éducation solide. C'est la raison pour laquelle la deuxième façon dont nous utilisons notre aide vise l'éducation (...) En 2002, j'ai lancé l'Initiative en faveur de l'éducation en Afrique afin d'aider à répondre aux immenses besoins. Par le biais de cette initiative, nous avons fourni environ 300 millions de dollars pour accroître les possibilités en matière d'enseignement aux quatre coins du continent et nous allouerons 300 millions de dollars supplémentaires d'ici 2010, doublant ainsi notre engagement.

(...)

Il nous faire encore plus, non seulement pour les enfants d'Afrique, mais pour tous les enfants pauvres du monde. Je demande donc au Congrès de financer 525 millions de dollars sur les cinq prochaines années pour donner encore plus de vigueur à nos initiatives visant l'éducation. L'objectif est de donner un enseignement fondamental à 4 millions d'enfants supplémentaires en Afrique et à travers le monde.

Nous avons une autre idée intéressante et c'est d'établir dans les pays pauvres des centres d'apprentissage locaux (Communities of Opportunity centers) qui offriront des cours de formation et de langue à quelque 100.000 adolescents en situation précaire. En donnant à ces jeunes gens les compétences dont ils ont besoin pour réussir, nous leur ouvrons la porte qui les conduira vers un avenir meilleur.

Lutter contre le fléau de la maladie en Afrique et ailleurs dans le monde en développement est la troisième façon dont nous utilisons notre assistance.

(...)

En 2003, mon gouvernement a lancé une nouvelle initiative afin de lutter contre le VIH/sida : le plan d'urgence du président en matière de lutte contre ou PEPFAR. Nous nous étions engagés à hauteur de 15 milliards de dollars sur cinq ans - un niveau sans précédent - pour financer des programmes visant la prévention, le traitement et la prise en charge dans un grand nombre des pays les plus pauvres de la terre.

Ce programme est couronné de succès. Il y a trois ans, environ 50.000 Africains bénéficiaient d'un traitement par antirétroviraux. Aujourd'hui, plus d'1,1 million d'Africains reçoivent ces médicaments salutaires. C'est un bon début, un début nécessaire et un début prometteur. Mais il nous faut faire davantage. C'est pourquoi hier (...), j'ai demandé au Congrès d'accroître fortement nos efforts en matière de lutte contre le VIH/sida en doublant le montant de notre engagement initial et en allouant 30 milliards de dollars supplémentaires sur cinq ans à partir de l'année budgétaire 2009.

L'objectif est le suivant : appuyer un traitement pour près de 2,5 millions de personnes, prévenir plus de 12 millions de nouvelles infections par le VIH et offrir une assistance marquée de compassion à 12 millions de personnes, notamment 5 millions d'orphelins et d'enfants vulnérables.

(...)

Alors que nous intensifions notre engagement en matière de lutte contre le VIH/sida, nous poursuivons notre engagement sans précédent afin de lutter contre le paludisme. Le paludisme fait près d'un million de victimes chaque année dans le monde en développement, et pour la grande majorité, il s'agit d'enfants âgés de moins de cinq ans (...) En 2005, j'ai annoncé le lancement de l'Initiative présidentielle contre le paludisme. Par le biais de cette initiative, nous consacrons 1,2 milliard de dollars sur cinq ans pour lutter contre cette maladie dans 15 pays africains ciblés (...)

Cette initiative a conféré une protection contre le paludisme à plus de 6 millions d'Africains la première année, et, d'ici la fin de la seconde année, en 2007, nous comptons atteindre 30 millions de personnes.

Lors du sommet du G8, je vais exhorter nos partenaires à joindre leurs efforts aux nôtres pour lutter contre ces maladies redoutables.

Pour que les pays en difficulté fassent des progrès et deviennent prospères, il faut des quantités croissantes d'énergie (…) Il convient d'exploiter les possibilités offertes par la technologie pour aider les pays à satisfaire leurs besoins croissants en matière d'énergie tout en protégeant l'environnement et en s'attaquant au défi que représentent les changements climatiques dans le monde.

(…) Les États-Unis prennent au sérieux cette question. La nouvelle mesure que je propose aujourd'hui contribuera à entretenir le dialogue important qui va avoir lieu en Allemagne la semaine prochaine. Les États-Unis œuvreront de concert avec d'autres pays afin d'élaborer un nouvel accord-cadre relatif aux émissions de gaz à effet de serre qui est destiné à faire suite au protocole de Kyoto lorsque celui-ci arrivera à expiration en 2012.

Ma proposition est donc la suivante : à la fin de l'année prochaine, les États-Unis et d'autres pays fixeront un objectif mondial de réduction des gaz à effet de serre pour une période de longue durée. Pour faciliter la réalisation de cet objectif, ils convoqueront une série de réunions de pays qui produisent le plus de gaz à effet de serre, notamment des pays dont le taux de croissance économique est rapide, tels que l'Inde et la Chine.

Outre cet objectif mondial à long terme, chaque pays fixerait des objectifs nationaux pour le moyen terme et établirait des programmes qui tiennent compte aussi bien de ses sources d'énergie que de ses besoins futurs dans ce domaine.

(…)

Il importe de veiller à obtenir des résultats, et c'est pourquoi nous allons créer un système vigoureux et transparent pour mesurer les résultats obtenus par chaque pays. Ce nouvel accord-cadre devrait aider nos pays à s'acquitter de leurs obligations découlant de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

(…)

La technologie constitue le moyen par lequel on peut relever le défi que représentent l'énergie et les changements climatiques dans le monde, et les États-Unis sont à la pointe du progrès dans ce domaine (…) Nous investissons dans de nouvelles technologies pour produire de l'électricité au moyen de procédés plus propres, notamment l'énergie solaire et éolienne, la technologie du charbon épuré (…) Nous consacrons beaucoup d'argent à l'énergie nucléaire non polluante et sans risque.

(…)

Lors du sommet du G8, je vais encourager les dirigeants des autres pays à accroître leurs investissements dans les domaines de la recherche et du développement. J'attends avec intérêt d'œuvrer de concert avec eux et de discuter des moyens d'encourager les investissements dans les pays en développement en faisant en sorte que les banques internationales de développement considèrent comme une question prioritaire l'octroi de moyens de financement peu onéreux en matière d'énergie propre.

(…)

Nous avons une occasion d'importance historique dans le monde d'apporter la prospérité à des pays qui n'ont connu que la pauvreté et le désespoir. Les États-Unis jouent un rôle dirigeant à cet égard, et nous allons le conserver.

(Fin des extraits)

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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