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31 mai 2007

M. Bush propose un nouveau plan quinquennal de lutte contre le sida

D'un montant de 30 milliards de dollars, ce plan se veut être la deuxième tranche du PEPFAR.

 
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M. Bush prend Baron, un petit Sud-Africain, dans ses bras
M. Bush prend Baron, un petit Sud-Africain, dans ses bras après avoir dévoilé son plan relatif au PEPFAR le 30 mai. (Maison-Blanche)

Washington - Le président Bush a annoncé, le 30 mai, qu'il demanderait au Congrès de proroger la loi de financement de son Plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR) pour une nouvelle tranche de 5 ans qu'il propose de doter de 30 milliards de dollars, soit le double du financement obtenu dans le cadre de la première phase.

Si le Congrès adopte ces propositions et notamment le montant sollicité par l'exécutif pour l'année budgétaire 2008 (se terminant le 30 septembre 2008) ainsi que la proposition de 30 milliards de dollars que le président vient d'énoncer pour les cinq années suivantes, le peuple américain se sera engagé à hauteur de 48,3 milliards de dollars sur 10 ans en faveur de la lutte contre le sida. La contribution des États-Unis constitue déjà le montant le plus élevé qu'un pays ait jamais consacré à une seule maladie.

Le PEPFAR, a déclaré M. Bush lors de sa conférence de presse à la Maison-Blanche, « est un début prometteur, mais, si rien ne se passe, la loi qui prévoit le financement de ce plan va arriver à expiration en 2008. Je demande donc aujourd'hui au Congrès de démontrer l'attachement durable des États-Unis à la lutte contre le fléau du sida en prorogeant cette loi sans tarder. »

Les 30 milliards de dollars prévus « seront judicieusement dépensés dans le cadre de partenariats avec les pays bénéficiaires. Ces partenariats veilleront à ce que l'aide des États-Unis finance des programmes qui ont le plus d'effet et qui peuvent durer longtemps », a affirmé le président.

Étaient également présents à la conférence de presse MM. Mark Dybul, coordonnateur pour les États-Unis de la lutte mondiale contre le sida, Rajat Gupta, président du Conseil d'administration du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Michael Leavitt, ministre de la santé et des services sociaux, et John Negroponte, secrétaire d'État adjoint.

Si ce plan est adopté, les États-Unis collaboreront avec les pouvoirs publics et le secteur privé ainsi qu'avec des organisations confessionnelles et locales de par le monde à des programmes dont les objectifs chiffrés sont d'apporter un traitement à près de 2,5 millions de personnes, de prévenir plus de 12 millions de contaminations et d'assurer la prise en charge de 12 millions de personnes, dont plus de 5 millions d'orphelins et d'enfants en situation précaire.

Le président a également annoncé qu'au 31 mars 2007, soit trois ans après le démarrage du PEPFAR, les États-Unis avaient concouru au traitement de 1,1 million de personnes dans 15 pays prioritaires, dont plus de 1 million d'Africains.

Les pays prioritaires sont l'Afrique du Sud, le Botswana, la Côte d'Ivoire, l'Éthiopie, la Guyana, Haïti, le Kenya, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria, l'Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, le Vietnam et la Zambie.

Le nouveau plan de partenariat

S'il est prorogé, le PEPFAR poursuivra les programmes de traitement, de prévention et de soins et élargira les efforts déployés en vue de renforcer les services de santé et les programmes relatifs au paludisme, à la tuberculose, à la santé maternelle et infantile, à la salubrité de l'eau, à l'alimentation et à la nutrition ainsi qu'à l'enseignement et d'autres domaines encore.

Au titre du nouveau plan, les États-Unis s'emploieront à conclure avec d'autres États des « pactes de partenariat », selon la terminologie du gouvernement Bush. Les pays participants s'engageront de leur côté à apporter une contribution financière aux initiatives appuyées par les États-Unis et à adopter une politique et des mesures tendant à augmenter la main-d'œuvre consacrée à la santé, à favoriser l'égalité entre les sexes, à protéger les droits des orphelins et à assurer des services efficaces de conseils et de dépistage en matière de sida.

De cette manière, le PEPFAR se trouvera transformé : de plan d'urgence, il deviendra un plan de collaboration et de soutien durables aux programmes de traitement, de prévention et de soins.

C'est ainsi que, dans cette deuxième phase, le PEPFAR assurera directement le traitement de 2 millions de personnes et contribuera à celui de 500.000 autres personnes, préviendra 5 millions d'infections (en sus des 7 millions prévenues lors de la première phase) et assurera la prise en charge de 10 millions de personnes, dont 4 millions d'orphelins et autres enfants vulnérables, tout en contribuant à celle de 2,3 millions d'autres personnes, dont plus de 1 million d'orphelins et d'enfants en situation précaire.

« Les statistiques et les sommes que je viens de citer sont impressionnantes. Mais la portée de cet effort ne se mesure pas vraiment en chiffres. Il s'agit plutôt d'une histoire de volonté humaine, de bonté humaine. Une fois de plus, la générosité du peuple des États-Unis est l'un des grands faits de notre temps dont on ne parle pas », a déclaré M. Bush.

Celui-ci a par ailleurs annoncé que son épouse, Mme Laura Bush, se rendrait, du 25 au 29 juin, au Sénégal, au Mozambique, en Zambie et au Mali afin de souligner une fois de plus l'engagement des États-Unis envers l'Afrique, en particulier dans le domaine de la lutte contre le sida.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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