16 mai 2007
Les États-Unis y encouragent la collaboration à l'échelle internationale.

Washington - La Soixantième Assemblée mondiale de la santé se tient actuellement jusqu'au 23 mai à Genève. Les États-Unis ainsi que 192 autres pays y ont envoyé une délégation.
Au centre des débats figurent les mesures à prendre en vue de trouver les réponses à d'importantes questions liées à la santé, dont la grippe aviaire, la grippe pandémique et le nouveau règlement sanitaire international (RSI).
L'Assemblée rassemble des ministres de la santé du monde entier qui décident des principales questions sous-tendant la politique de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), du programme de cette institution et de son budget pour les deux années suivantes.
Cette année, les délégués vont examiner des résolutions ayant trait à des questions sur lesquelles se sont entendus les membres du Conseil exécutif de l'OMS lors de sa réunion de janvier. Outre la question de la grippe aviaire et le règlement sanitaire international, les membres évoqueront, entre autres, l'éradication de la variole, le paludisme, le contrôle de la tuberculose, les maladies chroniques et l'amélioration des médicaments destinés aux enfants.
« Par le passé, le thème principal de l'Assemblé a été la menace de la grippe aviaire et de la grippe pandémique (...) Les États-Unis appuient vigoureusement les efforts de l'OMS visant à répondre aux besoins mondiaux pour ce qui est des vaccins contre la grippe (...) Ils travaillent en étroite collaboration avec des partenaires de par le monde pour surveiller la propagation de la maladie et pour se préparer à d'éventuelles pandémies », a expliqué le ministre américain de la santé et des services sociaux, M. Michael Leavitt, à l'occasion d'une conférence de presse organisée le 14 mai à Genève.
Selon M. Leavitt, la collaboration des États-Unis avec les autres pays repose sur quatre grands principes, à savoir la transparence, la déclaration rapide (aux autorités sanitaires de cas de maladies contagieuses), l'échange d'informations et la coopération scientifique. « Nous demander toujours à tous les pays du monde de partager leurs prélèvements de virus de la grippe et de le faire sans arrière-pensée, rapidement et sans conditions préalables. Aucun pays ne peut compter que sur lui-même », a-t-il dit.
Les États-Unis ont versé 10 millions de dollars à l'OMS en 2007 afin d'aider les autres pays à produire davantage de vaccins. Ils ont aussi fortement investi dans la recherche sur les vaccins et accroissent leurs propres capacités de production.
Le règlement sanitaire international (RSI)
Le RSI est un ensemble de règles ayant force exécutoire adoptées par la plupart des pays afin d'endiguer de graves risques pour la santé qui pourraient se répandre rapidement d'un pays à l'autre. Ces risques comprennent de nouvelles infections, par exemple un nouveau virus de la grippe humaine ou le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), cause d'une épidémie importante entre novembre 2002 et juillet 2003 à qui on impute plus de 8.000 cas de maladie et 774 décès, ainsi que les déversements accidentels de produits chimiques et les accidents nucléaires.
Le plus récent RSI, qui date de 2005, se fonde sur des règles adoptées en 1969 et relatives à quatre maladies seulement : le choléra, la peste, la fièvre jaune et la variole, cette dernière étant aujourd'hui éradiquée. Les nouvelles règles, qui sont entrées en vigueur le 15 juin 2005, ont conduit, selon l'OMS, à un accord international sans précédent visant à endiguer les urgences sanitaires à leurs sources.
« Dans le monde actuel, les questions sanitaires présentent de nouveaux défis qui dépassent largement les frontières nationales et qui ont des conséquences sur la sécurité collective des peuples du monde entier », a indiqué, le 14 mai, le président de la 59e Assemblée mondiale de la santé, le docteur Paulo Ivo Garrido, qui est aussi le ministre mozambicain de la santé.
« Il incombe à tous les pays d'œuvrer de concert pour faire appliquer universellement le règlement sanitaire international », a souligné le ministre américain de la santé, M. Michael Leavitt.
Le RSI offre un cadre juridique qui définit les droits, les obligations et les procédures permettant de garantir la sécurité sanitaire dans le monde sans entraver inutilement les déplacements ou le commerce internationaux. Le nouveau règlement exige que tous les États membres renforcent leurs moyens en matière de surveillance épidémiologique et de réaction aux maladies.
Le débat sur la variole se poursuit
Le dernier cas de variole d'origine naturelle a été recensé en 1977. En 1980, l'OMS a déclaré éradiquée cette maladie très infectieuse.
Aujourd'hui, si aucune preuve de transmission du virus de la variole n'existe nulle part au monde, de petites quantités de ce virus sont néanmoins conservées dans deux laboratoires de recherche, l'un aux États-Unis et l'autre en Russie.
Certains spécialistes sont d'avis qu'il faudrait détruire ces échantillons. D'autres, estimant que le virus pourrait peut-être un jour refaire surface ou que des terroristes pourraient l'utiliser dans des armes biologiques, tiennent à ce qu'on les conserve.
Les scientifiques sont d'accord sur l'utilité du virus de la variole pour mettre au point de nouveaux moyens de diagnostic, de nouveaux traitements et de nouveaux vaccins.
La 60e Assemblée mondiale de la santé doit examiner les conclusions des débats concernant un projet de résolution ayant trait à la destruction des réserves de virus de la variole, qui ont eu lieu en janvier, à l'occasion de la 120e réunion du Conseil exécutif de l'OMS.
« Les États-Unis et leur Centre d'épidémiologie (CDC) prennent très au sérieux la confiance qu'on leur a accordée en tant que gardiens du virus de la variole. Nous prenons aussi très au sérieux notre obligation de procéder aux travaux de recherche que la communauté internationale a jugé nécessaires pour garantir que nous ayons les meilleurs moyens possibles de protéger la population si ce virus devait jamais réapparaître », a déclaré la directrice du CDC, le docteur Julie Gerberding.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)