09 mai 2007
Le port d'un masque protecteur pourrait ralentir la propagation d'une pandémie, déclare la directrice du CDC.
Washington - Le 3 mai, le Centre fédéral épidémiologique (CDC) a rendu publiques des recommandations préliminaires sur la pertinence du port d'un masque protecteur ou de l'utilisation d'un respirateur lorsqu'une pandémie de grippe s'est déclarée.
« S'ils sont utilisés correctement, les masques protecteurs et les respirateurs peuvent empêcher l'exposition à certains germes, mais il faut les associer à d'autres mesures préventives, notamment pratiquer une bonne hygiène des mains et éviter les situations où un grande nombre de personnes se trouvent réunies dans un espace clos », précise le CDC.
Si le CDC a publié des recommandations à propos de l'usage de ces masques, c'est parce qu'il existe peu d'informations concernant leur utilisation dans le cadre de mesures visant à empêcher la propagation d'une pandémie de grippe au sein des collectivités et qu'il est difficile d'évaluer leur efficacité potentielle dans de telles circonstances.
Une pandémie de grippe pourrait être causée par un nouveau virus de la grippe qui se répandrait dans tous les pays et mettrait tout le monde en danger. Le fait que des gens qui toussent ou éternuent se trouvent à proximité d'autres personnes faciliterait la propagation d'un tel virus.
Si une pandémie devait se déclarer, il serait nécessaire de mettre en place une combinaison de mesures de protection et notamment d'encourager les gens à bien se laver les mains, d'éviter les situations propices à une contagion en maintenant les personnes malades à l'écart des autres et en leur administrant des médicaments antiviraux, de demander aux personnes qui soignent des personnes malades de rester chez elles et d'encourager la population en général à éviter les endroits où il y a beaucoup de monde.
« Nous avons constaté que, bien souvent, les gens vont porter un masque protecteur s'ils redoutent d'être exposés à une maladie infectieuse, et cela s'est confirmé durant la flambée de manifestations du Syndrome respiratoire aigu sévère, ou SRAS », a expliqué la directrice du CDC, le docteur Julie Gerberding.
Le SRAS est une maladie respiratoire virale qui affecte l'homme et qui a été responsable d'une importante épidémie entre novembre 2002 et juillet 2003. Plus de 8.000 cas ont été recensés à l'époque et 774 décès lui sont imputables, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
« Nous aimerions avoir de meilleurs données scientifiques pour aider les gens à se préparer à de telles affections, et nous faisons les recherches appropriées pour obtenir de meilleures informations, mais les résultats demandront plusieurs mois, voire même plusieurs années », a fait observer le docteur.
La menace d'une pandémie de grippe n'a pas disparu, souligne dans un communiqué le ministre américain de la santé et des services sociaux, M. Michael Leavitt, qui ajoute : « Nous continuons à chercher les moyens de protéger les gens et à ralentir la propagation de la maladie. Les recommandations publiées aujourd'hui constituent un grand pas en avant dans les cadre des vastes efforts portant sur de nombreux volets mis en œuvre par le gouvernement fédéral en vue de préparer la nation à faire face à une pandémie de grippe. »
Les recommandations préliminaires tiennent compte des appréciations avisées de spécialistes de la santé publique qui se sont fiés en partie sur les informations concernant la valeur protectrice des masques dans les établissements de soins.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)