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01 mars 2007

Le bénévolat fait partie intégrante de la culture des États-Unis

M. Bush marque le 5e anniversaire du Corps de la liberté des États-Unis.

 
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Le président Bush rencontre un groupe d'enfants au YMCA
Le président Bush rencontre un groupe d'enfants au YMCA (Young Men's Club of America), où le bénévolat est actif. (© AP Images)

Washington - Le bénévolat « fait partie de notre tissu social », affirme Desiree Sayle, directrice du Corps de la liberté des États-Unis (USA Freedom Corps), une initiative de la Maison-Blanche visant à étendre le service aux collectivités dans l'ensemble des États-Unis.

La plupart des Américains sont convaincus que le bénévolat est un devoir du fait des libertés dont ils jouissent. « Ils ressentent l'obligation de donner quelque chose à leur tour », a déclaré Mme Sayle, soulignant que plus de 61 millions d'Américains avaient offert leurs services à des œuvres caritatives en 2006. Cela comprend le bénévolat à l'étranger par le truchement d'organismes tels que le Corps de la paix et Bénévoles pour la prospérité, a-t-elle dit lors d'un entretien accordé à l'USINFO le 27 février.

Le président Bush a invité les Américains à consacrer au moins deux années de leur vie, ou 4.000 heures, au service de leur collectivité. En 2002, il a créé le Corps de la liberté, un centre national qui associe des bénévoles à des œuvres caritatives dans le monde et aux États-Unis, notamment par le truchement d'AmeriCorps.

Selon la Corporation on National and Community Service, qui supervise AmeriCorps et d'autres programmes, le bénévolat reste à des niveaux historiquement élevés malgré certaines fluctuations. Les bénévoles du Corps de la paix ont atteint un nombre record en 2006, et plus de 3,3 millions d'étudiants universitaires étaient engagés dans des activités bénévoles en 2005, soit une augmentation de 20 % par rapport à 2002.

Le bénévolat s'est encore renforcé depuis les attaques terroristes du 11 septembre 2001, a affirmé Mme Sayle. « Le taux de croissance le plus élevé est enregistré au sein des jeunes âgés de 16 à 24 ans, et nous voulons faire encore plus pour inciter cette tranche d'âge au bénévolat. »

Plus de 517.000 bénévoles exceptionnels ont été récompensés par le Prix présidentiel du bénévolat, et M. Bush a rencontré personnellement plus de 550 des lauréats. « Le président prend le bénévolat très au sérieux. »

Le bénévolat « est un phénomène culturel majeur aux États-Unis », affirme Arthur Brooks, professeur d'administration publique et directeur des études sur le secteur sans but lucratif à l'École Maxwell d'affaires publiques de l'université de Syracuse.

Près de la moitié des Américains participent à des activités bénévoles chaque année, que ce soit de façon informelle au sein de leur collectivité ou au sein d'organisations caritatives ou religieuses. De plus, près de 75 % des Américains font chaque année des dons à des organisations caritatives.

M. Brooks a participé à une réunion d'information spéciale sur le bénévolat organisée le 13 février pour le président Bush à l'occasion de la célébration du cinquième anniversaire du Corps de la liberté des États-Unis.

« L'attitude que nous avons à l'égard du gouvernement et le fait que les États-Unis sont un pays très religieux (...) maintiennent le bénévolat à un niveau très élevé par rapport à d'autres pays. » De nombreux Américains sont en effet convaincus, a-t-il expliqué, que la responsabilité du service aux autres relève des individus et non du gouvernement. Les sociétés qui comptent avant tout sur le gouvernement pour les services sociaux sont moins religieuses et enregistrent des niveaux plus faibles de bénévolat, a-t-il ajouté.

« Si les gens cessaient de donner et de servir, le gouvernement prendrait-il la relève ? Sans doute, dans une grande mesure, mais ce n'est pas la façon dont nous choisissons de nous gouverner aux États-Unis », a affirmé M. Brooks.

Les États-Unis tirent une grande part de leur puissance et de leur prospérité de cette tradition de bénévolat et de générosité, a-t-il ajouté. « Lorsque les gens donnent, ils récoltent les fruits de leur bonheur et de leur santé, et ils se comportent plus comme des citoyens. Et cela se fait sentir au niveau local et national. »

De plus, de nombreux lycées et universités exigent que les étudiants rendent service à leur collectivité, et au moins 69 établissements offrent des bourses d'étude et d'autres formes d'aide à ceux qui ont servi au sein de l'AmeriCorps.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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