28 juin 2007

Les États-Unis vont être représentés à l'Organisation de la conférence islamique

L'annonce du président Bush lors du cinquantenaire de la mosquée de Washington

 
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Abdullah Khouj et George W. Bush
Le président Bush lors du cinquantenaire du Centre islamique de Washington le 27 juin 2007. (Dép. d'État/Janine Sides)

Washington - À l'occasion du cinquantième anniversaire, le 27 juin, du Centre Islamique de Washington, le président Bush a prononcé une allocution dont le grand thème était l'intérêt que les États-Unis portaient à l'islam.

Il a annoncé son intention de nommer auprès de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) un envoyé spécial des États-Unis qui serait chargé d'écouter les délégués des pays musulmans et de leur faire part des vues des États-Unis.

Cette nomination est destinée à montrer aux pays musulmans l'intérêt que les Américains portent à « un dialogue respectueux et à une amitié durable ». Ce sera la première fois qu'un président des États-Unis nomme un envoyé auprès de l'OCI.

Par ailleurs, M. Bush a réaffirmé l'engagement des États-Unis en faveur du processus de paix au Proche-Orient. « Nous travaillerons en vue du jour où une Palestine démocratique vivra côte à côte et en paix avec Israël. », a-t-il dit.

Le cinquantenaire de la mosquée de Washington constitue une occasion de célébrer « la diversité des religions aux États-Unis » et de l'unité du pays en tant que peuple libre, a-t-il souligné tout en citant la maxime du grand poète musulman Rumi qui a dit : « Les lampes sont différentes, mais la lumière est la même. ».

L'emplacement de la mosquée, le long de la même avenue où se trouvent des églises chrétiennes, une synagogue et un temple bouddhiste, illustre « une société où les gens peuvent vivre et prier comme ils l'entendent sans qu'on les intimide ».

L'imam du Centre islamique de Washington, M. Abdullah Khouj, a présenté le président en faisant état de la tolérance et de la liberté religieuse qui régnaient aux États-Unis et en rappelant l'allocution qu'un autre président des États-Unis avait prononcée en ces lieux.

Lors de l'inauguration de la mosquée en 1957, le président Dwight Eisenhower avait alors déclaré qu'il s'agissait de l'un des plus beaux bâtiments de Washington et que les États-Unis lutteraient de toute leur force pour défendre le droit des musulmans d'avoir leur propre mosquée et prier conformément à leur conscience. Cinquante ans plus tard, M. Bush s'est fait l'écho de ces propos. « La liberté de prier, a-t-il dit, est si essentielle pour les Américains que nous avons tendance à nous estimer visés lorsque d'autres personnes sont privées de cette liberté. »

Déclarant que la plus grande difficulté consistait à aider les modérés à remporter la lutte contre l'extrémisme, M. Bush a condamné les extrémistes et la façon dont ils présentaient sous un faux jour l'islam et la politique des États-Unis. « Cet ennemi, a-t-il dit, prétend à tort que les États-Unis sont en guerre avec les musulmans et la religion musulmane, alors qu'en fait ce sont ces extrémistes qui sont le véritable ennemi de l'islam. »

Le président s'était rendu au Centre islamique peu de temps après les attentats du 11 septembre 2001 et avait alors parlé de l'importance de la communauté musulmane aux États-Unis.

L'ampleur de l'aide des États-Unis aux pays musulmans lorsqu'ils sont en proie à une catastrophe constitue un signe de l'amitié qu'ils portent aux musulmans, a-t-il dit en faisant état des secours envoyés après des séismes en Iran et au Pakistan ainsi qu'après le tsunami de décembre de 2004 en Indonésie et en Malaisie.

« Notre pays a défendu les musulmans en Bosnie et au Kosovo après le démembrement de la Yougoslavie. À l'heure actuelle, nous mobilisons le monde pour qu'il fasse face au génocide au Soudan », a-t-il dit.

M. Bush a réaffirmé l'engagement des États-Unis en faveur des jeunes démocraties du monde musulman et déclaré : « Un avenir démocratique n'est pas un plan imposé par les pays occidentaux, c'est un avenir que les gens de la région saisiront pour eux-mêmes. »

Les États-Unis, a-t-il dit en conclusion, « tendent leur main en signe d'amitié ».

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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