20 juin 2007
Cinq joueurs d'origine étrangère ont aidé l'équipe de San Antonio à remporter le championnat de la NBA.

Washington - La popularité du championnat de basket-ball de la National Basketball Association (NBA) des États-Unis ne cesse de croître dans le monde à mesure que des joueurs étrangers de haut niveau y participent et que de plus en plus de matchs sont diffusés au-delà des frontières du pays.
L'équipe des Spurs de San Antonio illustre parfaitement cette évolution. Elle compte, cette saison, cinq joueurs d'origine étrangère qui ont puissamment contribué à sa quatrième victoire au championnat de la NBA depuis 1999.
Les basketteurs professionnels étrangers représentent aujourd'hui quelque 20 % de l'ensemble des joueurs de la NBA : ils sont 85, en provenance de 37 pays et territoires. Selon la NBA, ils n'étaient que six en 1979.
En outre, la phase finale du championnat a attiré plus de téléspectateurs de par le monde en 2007 qu'à toute autre année. Elle a été diffusée dans plus de 200 pays et territoires, et en 46 langues, dont l'arabe pour la première fois.
Les joueurs étrangers de l'équipe de San Antonio sont Francisco Elson, qui a des liens avec le Suriname et les Pays-Bas, Manu Ginobili et Fabricio Oberto d'Argentine, le Français Tony Parker et le Slovène Beno Udrih.
Que les Spurs soient l'équipe qui a le mieux réussi à découvrir des joueurs de grand talent hors des États-Unis, tous les observateurs en conviennent. Le directeur général de l'équipe, R.C. Buford, souligne qu'il s'efforce, tout simplement, de « trouver les meilleurs joueurs, où qu'ils soient ».
Cette tendance ne manquera pas de se poursuivre au sein de la ligue, vu le succès énorme qu'ont connu des joueurs étrangers en 2007. C'est ainsi que l'Allemand Dirk Nowitzki, de l'équipe de Dallas (Texas) est devenu le premier Européen à remporter la palme du meilleur joueur de l'année, et que Tony Parker a été le premier Européen à obtenir le trophée du meilleur joueur de la phase finale du championnat de la NBA.
La popularité croissante du basket-ball au cours des quinze dernières années s'explique de nombreuses manières. Tony Parker se souvient d'être resté debout jusqu'à trois heures du matin, étant enfant, pour suivre la carrière de Michael Jordan lors de ses années glorieuses comme meneur de jeu des Bulls de Chicago, durant les années 1990. Il attribue la montée en popularité de la NBA en Europe à l'essor de la couverture télévisée des matchs ainsi qu'au nombre croissant des joueurs européens qui rejoignent les rangs des professionnels américains.
« Avant, tout le monde connaissait Michael Jordan, mais cela s'arrêtait là. À présent, les amateurs de basket en Europe connaissent tous les joueurs de la NBA. On compte sept joueurs français dans cette ligue, c'est pourquoi, en France, on se passionne de plus en plus pour les équipes et les joueurs », a déclaré Tony Parker lors d'une interview diffusée sur le site web des Spurs.
Une deuxième raison importante de la montée en popularité de la NBA dans le monde se rapporte à la prestation extraordinaire de la sélection américaine de basket-ball aux jeux Olympiques de 1992 à Barcelone. Cette Dream Team (l'équipe de rêve) comportait plusieurs des plus grands joueurs de l'histoire de la NBA, notamment Larry Bird, Michael Jordan, Magic Johnson et Charles Barkley.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)