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15 juin 2007

Les projets liés à l'eau améliorent le sort des personnes déplacées en Ouganda

Partenariat pour une vie meilleure

 
Agrandissement
Le camp Pader en Ouganda
Point de lavage des mains financé par l'USAID au camp Pader. (Photo USAID)

Entre 2002 et 2005, l'intensification des hostilités imputables aux rebelles armés de l'Armée de résistance du Seigneur (Lords's Resistance Army, LRA) en Ouganda avait poussé de nombreux habitants du nord du pays à chercher refuge dans des camps déjà surpeuplés. La population de ces camps passant de 600.000 à 1,4 million, les conditions s'y étaient rapidement détériorées.

Durant la première moitié de 2005, 129 personnes mouraient quotidiennement dans la région, non pas en conséquence des assassinats, du pillage ou de l'incendie des habitations perpétrés par les membres de la LRA, mais pour la plupart dans les camps pour personnes déplacées où la mauvaise hygiène et une source d'eau inadéquate ou contaminée en avaient fait des proies faciles pour des maladies telles que le paludisme ou la diarrhée.

L'insécurité et les constants déplacements des populations dans la région entravaient aussi l'acheminement de l'aide humanitaire malgré les efforts concertés des agences caritatives.

Lorsque l'accès à de l'eau propre est limité, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans augmente de façon dramatique. Les graves pénuries d'eau entraînent aussi des maladies de la peau et des infections oculaires et font monter l'incidence des maladies diarrhéiques et d'une déshydratation mortelle. Sans une eau suffisante pour préparer les aliments et maintenir une hygiène fondamentale, les projets essentiels ayant trait à la nutrition sont voués à l'échec.

L'instabilité entravait depuis longtemps le succès de projets indispensables liés à l'eau et à l'hygiène dans le nord de l'Ouganda. Cependant, l'amélioration enregistrée en 2006 au plan de la sécurité a permis aux partenaires de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) de multiplier leurs activités aussi bien dans les camps établis de longue date et que dans les camps plus récents abritant des personnes déplacées.

Dans le camp Potika pour personnes déplacées de la circonscription de Kitgum, l'eau était rare en raison de l'impossibilité technique de creuser des puits à l'intérieur du périmètre de sécurité du camp, et les gens ne pouvaient aller chercher de l'eau hors du camp après les heures fixées pour le couvre-feu.

La solution, élaborée par l'International Rescue Committee (IRC), un organisme partenaire de l'USAID, a été de mettre au point un mécanisme permettant le branchement d'un puits à bon rendement situé hors du camp à un système d'adduction d'eau dans le camp. Aujourd'hui, les 14.400 résidents du camp peuvent disposer de plus de 15 litres d'eau potable par personne et par jour, une quantité minimum en vertu des normes humanitaires en vigueur, et ce en toute sécurité et à tout moment.

Les membres de la communauté ont apporté leur aide pour acquérir le terrain nécessaire au creusement du puits et ont fait les plans du système de distribution. Ils en assurent aussi l'entretien et la gestion.

« Nous avons désormais de l'eau à proximité de nos habitations. Nous vivons comme les gens des villes qui n'ont qu'à ouvrir un robinet pour avoir de l'eau (...) Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour garantir que cette eau continuera à couler », a déclaré Ayaa Josephine, secrétaire du comité financier du camp.

« Même après 19 h, lorsqu'il nous est interdit de quitter le camp, je pourrai aller chercher de l'eau pour ma famille. Maintenant, ma famille ne manquera plus d'eau », a ajouté Aluku Betty.

Les pourparlers de paix se poursuivant et la situation au plan de la sécurité s'améliorant, les personnes déplacées des camps du nord de l'Ouganda sont de plus en plus nombreuses à quitter ces camps pour rentrer dans leur région d'origine.

À Ligi Ligi, dans la circonsription de Pader, à l'est du pays, il ne restait pratiquement rien, au plan de l'infrastructure, pour accueillir ceux qui voulaient s'y réinstaller. Les gens devaient souvent faire beaucoup de chemin pour trouver une eau de qualité douteuse dans les ruisseaux et les mares, perdant un temps énorme qu'il aurait mieux valu utiliser pour reconstruire des habitations et cultiver les champs.

L'USAID a fourni des fonds à la « Cooperazione e Sviluppo » (CESVI) pour creuser un puits motorisé qui fournit maintenant suffisamment d'eau propre aux quelque 2.000 familles qui sont revenues dans la région pour y refaire leur vie en cultivant la terre.

Ce puits a considérablement changé la vie des gens, y compris celle de Beatty Otto et de ses huit enfants qui avaient passé plusieurs années dans le camp voisin de Patonga.

Les enfants peuvent maintenant tirer de l'eau propre n'importe quand, et comme ils n'ont plus besoin d'aller loin de chez eux pour trouver de l'eau, Beatty Otto ne s'inquiète plus au sujet de leur sécurité.

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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