01 juin 2007

Le Partenariat « Halte à la tuberculose » obtient d'excellents résultats

Les États-Unis saluent la tâche qu'il accomplit en vue de juguler cette maladie.

 
Un technicien de laboratoire effectue le dépistage du bacille de Koch
Un technicien de laboratoire effectue le dépistage du bacille de Koch, à Karachi (Pakistan). (Photo USAID)

Washington - Grâce au travail du Partenariat « Halte à la tuberculose », un réseau international sis à Genève qui a vu le jour en 2000, auquel participent plus de 500 organismes internationaux, pays, donateurs des secteurs public et privé, organisations gouvernementales et non gouvernementales et particuliers qui œuvrent de concert pour juguler la tuberculose, la propagation de cette maladie a été ralentie.

Dans un rapport rendu public le 29 mai, le Partenariat fait le point de son action et précise qu'il a pu offrir un traitement contre la tuberculose à 10 millions de personnes.

L'un des objectifs annoncés de ce partenariat, qui est chapeauté par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est de faire en sorte que, d'ici 2050, la tuberculose soit rayée de la liste des problèmes de santé publique dans le monde.

Prodiguer un traitement à 10 millions de tuberculeux, a fait valoir M. Kent Hill, administrateur adjoint de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) chargé des questions liées à la santé dans le monde, est « un résultat impressionnant et l'exemple même de ce qu'un engagement solide et une action coordonnée peuvent accomplir ». L'USAID alloue entre 5 et 6 millions de dollars chaque année au Partenariat « Halte à la tuberculose ».

L'USAID, a souligné M. Hill, « est pleinement attachée à faire en sorte que les tuberculeux aient accès à des soins de qualité », qu'ils aillent jusqu'au bout du traitement qui leur est recommandé, et que les investissements se poursuivent en matière de recherche sur les médicaments contre la tuberculose et d'outils de diagnostic pour aider les chercheurs à mieux comprendre la maladie.

Les États-Unis sont représentés au conseil d'administration du Partenariat : Mme Irene Koek, chef du département des maladies infectieuses au sein de l'USAID, en est la présidente, et M. Kenneth Castro, directeur du département du Centre épidémiologique fédéral (CDC) chargé d'éradiquer la tuberculose, en est l'un des membres.

À l'occasion d'une interview accordée le 29 mai à l'USINFO, M. Marcos Espinal, secrétaire exécutif du Partenariat, a souligné le caractère judicieux d'un investissement en vertu duquel 10 millions de personnes sont soignées, rappelant les avantages que la société tire lorsque des tuberculeux, en général des personnes dans la force de l'âge (âgées de 15 à 49 ans), recouvrent la santé et peuvent de nouveau travailler.

Il a expliqué que le Partenariat était le premier organisme à soigner autant de tuberculeux dans autant de pays, précisant que son premier objectif était de venir en aide à 22 des pays les plus lourdement touchés par la tuberculose et où se déclarent 80 % des 9 millions de nouveaux cas de tuberculose enregistrés dans le monde chaque année. Ces pays sont répartis dans le monde entier et comprennent l'Afghanistan, le Bangladesh, le Brésil, l'Ouganda, le Vietnam et le Zimbabwe.

Garantir que les personnes atteintes de tuberculose respectent leur traitement jusqu'au bout est, de l'avis de M. Espinal, « le seul moyen de juguler l'épidémie » et c'est également « le meilleur outil pour empêcher la survenance d'une épidémie de tuberculose d'une grande ampleur résistante aux médicaments ».

Le Partenariat, a-t-il affirmé, avance fermement vers la réalisation d'un de ses objectifs qui est de réussir à soigner 50 millions de tuberculeux entre 2006 et 2015.

L'épidémie s'est stabilisée, mais s'accompagne encore d'une forte mortalité

En mars 2007, l'OMS a annoncé que l'épidémie de tuberculose s'était stabilisée pour la première fois depuis 1993, date à laquelle elle avait déclaré cette maladie « urgence de santé publique ».

Dans un communiqué publié à la suite de cette annonce, le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, avait fait remarquer que la guérison était l'issue d'une grande majorité de cas de tuberculose et qu'au cours des dix dernières années, grâce aux efforts des gouvernements et d'un vaste éventail de partenaires, 26 millions de tuberculeux avaient reçu des traitements efficaces contre leur maladie. Il a regretté néanmoins que 4.400 personnes n'en meurent encore quotidiennement.

Le Service pharmaceutique mondial (GDF), unité du Partenariat « Halte à la tuberculose » chargée de la fourniture des médicaments, précise un communiqué publié par l'OMS parallèlement à la publication du rapport du Partenariat, « fournit aux pays les médicaments et les fournitures dont ils ont besoin pour diagnostiquer et traiter les cas de tuberculose pharmacosensible et pharmacorésistante chez les adultes et les enfants. Il offre aussi une assistance technique directe pour la gestion des médicaments. Il fournit gratuitement plus d'antituberculeux aux pays trop démunis pour les acheter que tout autre organisme. Il approvisionne aussi les pays qui ont des moyens financiers suffisants et il peut expédier des médicaments en urgence en cas de crise humanitaire ou de catastrophe naturelle, et dans toute autre situation où les antituberculeux indispensables ne sont pas disponibles. »

« Je félicite le Partenariat Halte à la tuberculose de son succès », a déclaré pour sa part le Dr Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. « Le Service pharmaceutique mondial (GDF) et le Fonds mondial offrent ensemble aux pays des moyens de financement et des médicaments qui leur permettent de mieux gérer leurs programmes et d'être continuellement approvisionnés en médicaments afin que les malades soient plus nombreux à suivre une chimiothérapie complète, ce qui diminue le risque de pharmacorésistance. »

Les États-Unis sont le principal donateur au Fonds mondial, un partenariat entre les secteurs public et privé créé en 2002 pour appuyer les initiatives visant la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme dans le monde.

Le 30 mai, le président Bush qui avait annoncé en 2003 un plan quinquennal de lutte contre le sida financé à hauteur de 15 milliards de dollars, a annoncé qu'il allait demander au Congrès de doubler les fonds réservés à la lutte contre cette maladie, les faisant passer à 30 milliards de dollars sur cinq ans.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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