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27 juillet 2007

Des sidéens africains retrouvent espoir en l'avenir

Les propos de Mme Laura Bush

 
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Mme Laura Bush, lors d'un discours prononcé le 25 juillet au Club national de la presse. (Photo Maison-Blanche)

Washington - Grâce au Plan présidentiel d'aide d'urgence à la lutte contre le sida dans le monde (PEPFAR), des gens qui s'estimaient condamnés par la maladie ont une seconde chance à la vie.

C'est ce qu'a affirmé Mme Laura Bush lors d'un discours prononcé le 25 juillet au Club national de la presse. Elle a ajouté qu'elle avait été heureusement surprise par ce qu'elle avait vu lors de sa récente tournée en Afrique.

Au Sénégal, au Mozambique, en Zambie et au Mali, a-t-elle dit, elle a rencontré des gens qui envisageaient aujourd'hui un avenir productif parce qu'ils avaient désormais accès, grâce au PEPFAR, à des médicaments qui maintiennent la maladie en échec.

Annoncé par le président Bush en 2003, le PEPFAR est un plan de lutte contre le sida de 15 milliards de dollars sur cinq ans. Il s'agit de la plus vaste initiative jamais mise en œuvre par un pays dans le domaine de la santé internationale. Au 1er mars, le PEPFAR permettait de financer un traitement antirétroviral pour plus de 1,1 million de personnes dans 15 pays d'Afrique subsaharienne, d'Asie et des Caraïbes.

Pourquoi l'Afrique ?

Le PEPFAR se concentre en effet essentiellement sur l'Afrique subsaharienne parce qu'elle est l'une des régions les plus touchées par le VIH/sida. On y dénombre 26 millions de séropositifs. Avant le lancement du PEPFAR, seulement 50.000 malades recevaient des traitements. Aujourd'hui, ils sont plus d'un million, a dit Mme Bush.

De plus, on insiste sur les soins préventifs pour les mères et l'éducation du public. Ce dernier volet est extrêmement important, a-t-elle affirmé, pour stopper la propagation du virus.

L'une des raisons du succès du PEPFAR, a-t-elle expliqué, est que les programmes sont conçus en étroite collaboration avec les pays concernés. Par exemple, les États-Unis appuient un modèle de prévention conçu par des responsables africains fondé sur la chasteté, la fidélité et l'utilisation correcte de préservatifs.

Ce modèle a des effets positifs en Ouganda, au Botswana, en Éthiopie, en Tanzanie et en Zambie, a affirmé Mme Bush. Au Kenya, par exemple, la prévalence du sida a diminué, tombant de 10 % au milieu des années 90 à 6 % aujourd'hui. Les statistiques suggèrent que les Kenyans ont moins de partenaires sexuelles et que les Kenyanes retardent le moment des premiers rapports sexuels.

Il est également important, a ajouté Mme Bush, d'éliminer l'opprobre associé au sida. Elle a cité à titre d'exemple un programme artistique mis en œuvre dans un hôpital du Mozambique, où des enfants atteints du sida peuvent peindre pendant que leur mère boit un thé dans le cadre d'un groupe de soutien.

Mme Bush a déclaré avoir été particulièrement touchée par ce qu'elle avait vu en Zambie, où plus de 16 % de la population adulte sont séropositifs ou sidéens, et où 700.000 enfants sont orphelins à cause de la maladie.

« A Lusaka (...) j'ai rencontré une femme, Patricia, qui nous a parlé de la douleur de la mise à l'écart et de la perte de son travail lorsqu'on a appris qu'elle était séropositive. Une autre a raconté que sa famille qui comptait 29 membres n'en compte aujourd'hui que 14, et 12 d'entre eux sont séropositifs. Un homme, Jonathan, père de quatre enfants, a expliqué que le sida l'avait tellement affaibli que sa famille pensait qu'il allait mourir. Mais, grâce aux traitements qu'il reçoit, il a recouvré la santé. « Mes enfants sont à l'école et ma famille est heureuse. »

Les contribuables américains consacrent chaque année plus de 6,5 millions de dollars au développement de l'Afrique. Mme Bush a dit qu'on lui demandait souvent pourquoi les États-Unis concentraient autant de leur aide à l'Afrique. Sa réponse est que les Américains ressentent un devoir moral d'aider les Africains.

« Nous sommes en mesure de fournir ces ressources parce que l'histoire nous a permis de créer une nation libre et prospère. Mais l'histoire n'a pas été aussi généreuse avec l'Afrique. Le colonialisme, le commerce des esclaves, la pauvreté et les guerres ont tour à tour dévasté le continent. Aujourd'hui, le sida fait des millions de victimes chaque année.

« Si vous demandez « Pourquoi l'Afrique », la réponse est qu'il est dans l'intérêt de notre pays de soutenir les gouvernements qui instaurent la stabilité et créent des possibilités pour leur peuple. Cela vaut mieux que de devoir payer plus tard le prix des gouvernements déchus. »

De plus, a-t-elle dit, les Américains veulent aider non pas parce que c'est dans leur intérêt, mais parce qu'ils sont convaincus que chaque vie est précieuse. »

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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