16 juillet 2007

La dénucléarisation de la péninsule coréenne est prioritaire, selon les É.-U.

La conclusion d'un traité de paix revêt une importance secondaire.

 
Christopher Hill, secrétaire d'Etat adjoint, bureau des affaires de l'Asie de l'Est et du Pacifique à Tokyo le 13 juillet. (©AP Images)

Washington - Selon le secrétaire d'État adjoint aux affaires de l'Asie de l'Est et du Pacifique, M. Christopher Hill, les États-Unis espèrent entamer avec la Corée du Nord, d'ici à la fin 2007, des pourparlers visant à parachever l'armistice qui a mis fin à la guerre de Corée (1950-1953).

Toutefois, il ne sera pas possible de conclure un accord de paix tant que ce pays ne mettra pas fin à son programme nucléaire, a dit M. Hill, le 13 juillet, lors de la conférence de presse qu'il a donnée à Tokyo. Il a indiqué que le processus visant à mettre définitivement fin au conflit pouvait commencer pendant que se poursuivaient les discussions entre la Corée du Nord, les États-Unis, la Corée du Sud, la Chine et la Russie sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

« Nous ne finaliserons aucun accord de paix avant la dénucléarisation, a-t-il souligné. Toutefois, nous ne souhaitons pas attendre la dénucléarisation complète pour entamer les négociations. »

La guerre de Corée, qui a commencé le 25 juin 1950 lorsque la Corée du Nord a envahi la Corée du Sud, a entraîné l'intervention de la Chine et d'une coalition des Nations unies comprenant 16 pays dirigés par les États-Unis. Le 27 juillet 1953, les commandants militaires de la Corée du Nord, de la Chine et des Nations unies ont signé un armistice à Panmunjom, dans ce qui est aujourd'hui la zone démilitarisée entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Aucun accord de paix général n'a jamais remplacé l'armistice de 1953.

Le 13 juillet, le porte-parole du département d'État, Tom Casey a fait état d'informations parues dans la presse selon lesquelles l'armée nord-coréenne avait réclamé des pourparlers directs avec les États-Unis afin de discuter de la paix et de diverses questions de sécurité. « Nous n'avons reçu aucune communication officielle du gouvernement nord-coréen à ce sujet », a-t-il dit, en ajoutant que le président Bush considérait les groupes de travail créés par les six parties dans le cadre de l'accord du 13 février comme des « voies appropriées pour toutes les discussions, quel qu'en soit le sujet ».

M. Hill, qui s'est rendu en Asie pour s'arrêter à Tokyo, à Séoul et à Pékin, avant la tenue, le 18 juillet, des discussions des six parties, a déclaré qu'il s'attendait à ce que la Corée du Nord ait achevé la fermeture du site nucléaire de Yongbyon avant cette réunion.

Les États-Unis attendent « dans les prochains mois » un inventaire complet des activités nucléaires de la Corée du Nord, et le démantèlement du site de Yongbyon d'ici à la fin de l'année. M. Hill a aussi exprimé l'espoir que le renoncement de la Corée du Nord aux matières fissiles et aux engins explosifs sera chose faite en 2008.

« Nous avons certains engagements à remplir de notre part », a-t-il précisé. Les États-Unis doivent notamment contribuer à fournir à la Corée du Nord les 950.000 tonnes de fioul lourd promises.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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