12 juillet 2007
Mise à jour de la note d'information du département d'État
On trouvera ci-après une note d'information du département d'État sur les mesures prises par les États-Unis au plan international à l'appui des programmes de lutte contre la grippe aviaire et la pandémie grippale.
(Début de la fiche analytique)
L'action internationale des États-Unis en matière de grippe aviaire et de pandémie grippale
Partenariat international
Le risque d'une pandémie grippale n'a pas changé. Le gouvernement des États-Unis continue de craindre que les foyers actuels de grippe aviaire due au virus hautement pathogène H5N1 puissent causer chez l'homme une pandémie grippale qui aurait des conséquences sanitaires, économiques et sociales considérables dans le monde entier. C'est pour cette raison qu'il a affecté des crédits atteignant 6,3 milliards de dollars en date de juin 2007 au financement de mesures d'urgence destinées à faire face au risque de grippe aviaire et de pandémie grippale tant aux États-Unis qu'à l'étranger.
En outre, les États-Unis œuvrent de concert avec des pays et des organisations internationales du monde entier pour se préparer et pour agir contre le risque de propagation du virus H5N1 chez les animaux et chez l'homme. Le président Bush a annoncé le Partenariat international contre le risque de grippe aviaire et de pandémie grippale lors de l'Assemblée générale de l'ONU qui s'est tenue en septembre 2005. Les objectifs de ce partenariat sont les suivants :
- donner à la grippe aviaire une place importante dans l'ordre de priorité de chaque pays,
- coordonner les mesures prises par les bailleurs de fonds et par les pays touchés,
- mobiliser des ressources,
- accroître la transparence dans le signalement de la maladie et améliorer la surveillance,
- enfin, renforcer les capacités locales en ce qui concerne la détection et la maîtrise d'une éventuelle pandémie grippale et l'action à suivre.
Les participants à ce partenariat se sont réunis pour la première fois à Washington, en octobre 2005, en vue de fixer un ordre du jour, de définir des objectifs et de mobiliser les ressources nécessaires à cet effet. La seconde réunion, à laquelle ont assisté des représentants de 93 pays et de 20 organisations internationales et régionales, a eu lieu en juin 2006, à Vienne (Autriche), et a porté sur les progrès réalisés, sur les problèmes existants et sur les plans à élaborer. Le partenariat organisera de nouvelles réunions lorsque cela se révélera nécessaire.
En date d'avril 2007, les États-Unis se sont engagés à consacrer 434 millions de dollars au financement de mesures internationales dans trois grands domaines : la préparation et l'information, la surveillance et la détection, l'action et la maîtrise. Ils s'emploient à renforcer les moyens des organisations internationales de faire face à cette menace et ils appuient directement les efforts d'une centaine de pays et de territoires.
Préparation et information
Les États-Unis apportent, en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et d'autres partenaires internationaux et nationaux, un soutien à au moins 67 pays.
Des organismes fédéraux, tels que le ministères de l'agriculture, le ministre de la santé et des services sociaux, y compris le Centre d'épidémiologie (CDC) et l'Institut national de la santé (NIH) qui relèvent de ce ministère, le ministère des affaires intérieures et le ministère de la défense, ainsi que l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), ont envoyé des scientifiques, des vétérinaires, des spécialistes de la santé publique, des médecins et des équipes d'intervention dans les pays touchés et à risque pour les aider à élaborer et à appliquer des plans de préparation aux situations d'urgence et des méthodes d'intervention face à la grippe aviaire et à une pandémie grippale.
Les États-Unis collaborent avec le Canada et le Mexique en vue d'élaborer un plan nord-américain exhaustif de lutte contre une pandémie grippale dans le cadre de leur Partenariat sécurité et prospérité. Ils agissent aussi par l'intermédiaire d'organisations internationales telles que la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement et d'organisations régionales telles que le forum de Coopération économique de la zone Asie-Pacifique afin de renforcer l'état de préparation.
Les États-Unis appuient les activités en matière d'information et de sensibilisation dans une cinquantaine de pays par l'intermédiaire du CDC, du ministère de l'agriculture, de l'USAID et du département d'État afin de sensibiliser la population au risque de grippe aviaire et d'encourager un comportement qui réduise le risque de transmission de cette maladie.
Le Broadcasting Board of Governors (BBG) œuvre de concert avec l'USAID et le département d'État en vue d'accroître ses reportages à la radio, à la télévision et sur l'Internet portant sur les foyers de grippe aviaire à l'étranger et sur les mesures prises pour y faire face, tant en anglais que dans des dizaines d'autres langues des pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine. L'International Broadcasting Bureau (IBB) du BBG collabore avec l'USAID, le département d'État et l'OMS pour organiser des ateliers spécialisés à l'intention de journalistes.
Surveillance et détection
Les États-Unis appuient les mesures visant à améliorer les mécanismes de surveillance de la maladie chez les animaux et chez l'homme et œuvrent de concert avec leurs partenaires afin d'accroître les moyens de dépistage et les moyens de diagnostic dans les laboratoires, ainsi que les réseaux d'alerte, dans 75 pays et territoires. C'est ainsi qu'ils soutiennent la modernisation des laboratoires nationaux et régionaux aussi bien que la collecte et l'expédition de prélèvements de manière à ce que les pays puissent confirmer rapidement la présence de virus de la grippe dans leur territoire et leur nature.
Le Projet de séquençage du génome de la grippe vise à accroître les connaissances sur ce génome et à apporter un soutien à la mise au point de vaccins et de médicaments contre la grippe. Le NIH a rendu publiques les séquences génomiques de 2.250 isolats de virus de la grippe depuis le lancement de ce projet en 2004.
Le CDC accorde une aide financière à l'OMS en vue de renforcer son Réseau mondial d'alerte et d'action en cas d'épidémie (GOARN) et a mis en place un fonds destiné à permettre d'expédier dans les meilleurs délais les prélèvements à des laboratoires de référence aux fins d'un diagnostic plus poussé et aux fins de confirmation. Il s'est aussi engagé à fournir 26,8 millions de dollars en vue d'aider la Thaïlande, le Kenya, l'Egypte, le Guatemala et la Chine à participer à la mise en place d'un mécanisme mondial de détection de la grippe aviaire et d'une pandémie grippale. Le ministère de la santé et des services sociaux a accordé 1 million de dollars à l'Institut Pasteur pour lui permettre d'élargir ses activités de laboratoire et de diagnostic dans des pays d'importance cruciale. Depuis 1999, le NIH finance des activités de surveillance de la maladie chez les oiseaux sauvages, dans les marchés d'oiseaux vivants et chez les cochons en Asie du Sud-Est.
En 2006, l'USAID et le CDC ont mis sur pied le Réseau mondial de surveillance de la grippe aviaire pour accroître l'échange d'informations scientifiques aux fins de la détection de la grippe aviaire et du contrôle des foyers, pour dépister les modifications des isolats de virus et pour échanger des informations. Ce projet est exécuté en collaboration avec le ministère de l'agriculture et avec les services du Geological Survey du ministère des affaires intérieures. Le ministère de la défense a amélioré son système de surveillance des nouvelles maladies infectieuses dans le monde en vue de renforcer la prévention, la surveillance et l'action dans ce domaine. Des représentants des États-Unis, du Canada et du Mexique coordonnent les mesures visant à découvrir rapidement le virus H5N1 chez des oiseaux sauvages de l'Amérique du Nord, par l'intermédiaire du Comité trilatéral de conservation et de gestion des espèces sauvages et des écosystèmes.
Le ministère de l'agriculture a donné à plus de 490 personnes de 96 pays touchés et à risque une formation en matière d'épidémiologie vétérinaire et de diagnostic de la grippe aviaire afin qu'elles puissent contribuer à la surveillance de la maladie et aux mesures de contrôle en cas de confirmation de cas de grippe aviaire. Il a également envoyé des spécialistes dans des pays prioritaires et leur a fourni du matériel pour la réalisation des analyses afin de renforcer les moyens de leurs laboratoires de dépister dans les meilleurs délais le virus de la grippe aviaire.
Action et maîtrise
Les États-Unis donnent, avec l'OMS et la FAO, une formation à des milliers de personnes à travers le monde pour juguler les foyers de grippe aviaire et pour atténuer leurs effets sur la population humaine. L'an dernier, le ministère de l'agriculture et l'USAID ont aidé la Roumanie et le Nigeria à renforcer leur plan national d'action et à l'appliquer. Les États-Unis ont contribué à la formation de plus de 129.000 professionnels de la santé animale et de 17.000 professionnels de la santé humaine dans le domaine de la surveillance et des mesures à prendre.
Depuis janvier 2006, l'USAID a envoyé à 71 pays plus de 300.000 trousses d'équipement de protection individuelle destinées aux agents chargés de la surveillance et aux équipes d'intervention contre les foyers d'épidémie. Elle stocke également des trousses d'équipement de protection individuelle, des trousses de décontamination et des trousses de laboratoire dans 20 pays. Elle fournit aussi des produits de base aux opérations des ministères de la santé et de l'agriculture, à la FAO, à l'Organisation panaméricaine de la santé et aux ministères de l'agriculture et de la santé des pays d'accueil. Des médicaments antirétroviraux sont actuellement stockés en Asie pour le cas où une pandémie se déclencherait.
En collaboration avec l'OMS, des spécialistes des États-Unis participent à des enquêtes portant sur des cas de contamination par le virus H5N1 chez l'homme. En date de juin 2007, les États-Unis apportent une assistance technique importante, avec la FAO et l'OIE, à 39 des 60 pays et territoires où il existe des foyers de grippe aviaire en vue de leur maîtrise.
Les États-Unis fournissent des spécialistes et un financement au Centre de gestion des crises de la FAO et de l'OIE afin de lui permettre de mettre sur pied et de coordonner une action internationale rapide contre des foyers de grippe aviaire chez des animaux dans le monde, intégrée avec des mesures de surveillance chez l'homme coordonnées avec l'OMS. Par l'intermédiaire de ce centre, le ministère de l'agriculture a envoyé des spécialistes au Soudan, en Côte d'Ivoire et au Bangladesh pour des missions d'intervention rapide. Il a également organisé des cours de formation à l'intention de 50 bénévoles dotés de compétences en matière d'épidémiologie, de biosécurité, de surveillance et de dépistage d'une quinzaine de pays pour qu'ils puissent travailler avec le Centre de gestion des crises de la FAO et l'OIE. L'USAID finance aussi les activités de ce centre en Afrique. Par ailleurs, le ministère de la défense offre une formation et organise des exercices à l'intention de militaires et aide d'autres pays à élaborer des plans pour la préparation de leurs forces armées à une action dans ce domaine.
La contribution des États-Unis
La contribution des États-Unis, d'un montant de 334 millions de dollars, a été la contribution en espèces la plus importante de toutes celles des participants à la conférence des donateurs de Pékin en janvier 2006, où la communauté internationale s'est engagée à fournir 1,8 milliard de dollars au titre de la lutte contre la grippe aviaire et une pandémie grippale dans le monde. En date de décembre 2006, le montant total de leur contribution s'élevait à 434 millions de dollars. Cette contribution sert à financer des programmes à l'étranger destinés :
- à faciliter l'élaboration de plans nationaux et leur application,
- à accroître les moyens de diagnostic et des laboratoires,
- à constituer des stocks d'équipement de protection des personnes et de produits sanitaires de première nécessité,
- à mener des campagnes internationales d'information et des actions de sensibilisation de la population,
- à former des intervenants en cas de l'apparition de foyers de grippe chez les animaux et chez l'homme,
- enfin, à améliorer les moyens d'intervention au niveau national.
Le montant total de la contribution des Etats-Unis se répartit comme suit :
- près de 180 millions de dollars sont affectés à des activités dans divers pays,
- environ 64,5 millions sont consacrés à des programmes régionaux, dont des sites régionaux de dépistage de la maladie,
- près de 44, 5 millions sont destinés à apporter un soutien financier à des organisations internationales,
- 66,6 millions servent à constituer des stocks de produits non pharmaceutiques,
- plus de 45 millions sont affectés à l'assistance technique et humanitaire internationale et à la coordination internationale,
- plus de 9 millions vont à la surveillance des oiseaux sauvages et à la recherche internationale (notamment la mise au point de vaccins et la modélisation des foyers de grippe),
- 8,6 millions sont consacrés aux campagnes mondiales d'information,
- 5,7 millions sont destinés à faire face à des situations d'urgence dans le monde,
- 10 millions sont affectés au renforcement des moyens de production de vaccins destinés à l'homme.
(Fin de la fiche analytique)
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)