06 juillet 2007

La lutte contre le commerce illicite des espèces sauvages

Il s'agit d'une priorité pour les Etats-Unis

 
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Un loris grèle de Thaïlande
Un loris grèle confisqué sur un marché illicite d'animaux sauvages à Bangkok. (Photo © AP Images)

Washington - Le commerce mondial illicite des espèces sauvages et des produits dérivés génère aujourd'hui près de 10 milliards de dollars par an, et il est en grande partie organisé par des associations internationales de malfaiteurs, a déclaré Claudia McMurray lors d'un forum de discussion en ligne organisé par l'USINFO le 27 juin.

« (Ce commerce) est orchestré par les mêmes professionnels qui relèvent de la criminalité organisée internationale », a précisé Mme McMurray, secrétaire d'Etat adjointe aux affaires océaniques, scientifiques et environnementales. C'est l'une des raisons pour lesquelles les Etats-Unis ont adopté une ligne dure contre le commerce illégal des espèces sauvages et ont cofondé la Coalition contre le trafic des espèces sauvages (CAWT) en 2005 ; cette coalition regroupe aujourd'hui 19 gouvernement et partenaires non gouvernementaux.

En quelques années, la CAWT a obtenu certains succès dans la lutte contre ce commerce, notamment en coopération avec l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE). « Nous avons joué un rôle déterminant dans la formation du premier Réseau régional de lutte contre la fraude en matière d'espèces sauvages (ANASE-WEN) » a-t-elle précisé avant d'ajouter que cet organisme avait réussi à démanteler plusieurs réseaux criminels de trafic d'espèces sauvages.

La stricte application des lois suivie de poursuites judiciaires efficaces est l'objectif de ces programmes. « Nous essayons d'améliorer la capacité des pays de faire respecter leurs lois et de poursuivre ceux qui se livrent à ce type d'activités » a-t-elle déclaré.

En matière de poursuites des trafiquants d'espèces sauvages, le bilan des Etats-Unis est solide, a-t-elle souligné, affirmant que le ministère de la justice prenait des mesures énergiques contre les trafiquants.

« De plus, la répression de ces réseaux criminels aboutit parfois au démantèlement de ceux qui se livrent à la traite des personnes, ou au trafic des drogues ou des armes ».

L'une des bases des mesures contre le trafic illégal des espèces sauvages est la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), qui est en vigueur depuis plus de 30 ans. Cette convention fixe les limites du commerce des animaux et des plantes qu'elle énumère. Les 172 pays qui l'ont ratifiée promulguent généralement des lois qui rendent illégal le commerce des espèces sauvages à l'intérieur de leurs frontières.

Certains pays, comme les Etats-Unis avec la Loi sur les espèces en voie de disparition, protègent d'autres animaux qui n'apparaissent pas sur les listes de la CITES.

La CAWT appuie l'objectif de la CITES, qui est de réduire la demande en sensibilisant le public et en offrant aux touristes et autres personnes intéressées les informations nécessaires leur permettant de faire la différence entre les animaux et produits dont le commerce est légal et ceux dont il est interdit.

Lors d'une récente conférence des parties de la CITES, les Etats-Unis ont fortement soutenu une décision qui interdira l'examen de toute proposition visant à légaliser le commerce de l'ivoire pendant les neuf prochaines années.

« Les Etats-Unis prennent très au sérieux l'interdiction en vigueur du commerce de l'ivoire » a-t-elle précisé, « et notre bilan en matière de respect de la loi est l'un des meilleurs au monde ».

Mme McMurray a également noté que les partenaires de la CAWT avaient fait pression aux plus hauts niveaux politiques - notamment sur le Groupe des Huit pays industrialisés, le Forum des Nations Unies sur les forêts et la Commission des Nations Unies sur la criminalité - en faveur de mesures plus strictes contre le commerce illégal des espèces sauvages.

« Le président Bush a également évoqué le problème avec plusieurs dirigeants étrangers, dont le président brésilien Lula et le premier ministre indien Singh » a-t-elle encore rappelé en ajoutant que le sujet était à l'ordre du jour du récent Dialogue stratégique économique entre les Etats-Unis et la Chine.

« Nous faisons des progrès » a-t-elle conclu, « mais il reste encore beaucoup à faire ».

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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