30 janvier 2007

Le Mois de l'histoire afro-américaine est célébré chaque année

Il est cette année l'occasion d'évoquer la détermination et le triomphe des défenseurs des droits civils.

 

Washington - Chaque année en février, le Mois de l'histoire afro-américaine évoque les luttes et les triomphes de millions d'Américains face à de terribles obstacles - à savoir l'esclavage, les préjugés et la pauvreté -, et leurs contributions à la vie culturelle et politique des États-Unis.

2007 sera la 81e année de la célébration de l'histoire afro-américaine depuis que Carter G. Woodson, un célèbre historien, a institué la Semaine de l'histoire des Noirs en 1926. Il avait choisi la deuxième semaine de févier afin que cela coïncide avec les anniversaires d'Abraham Lincoln et de Frederick Douglass. Le Mois de l'histoire afro-américaine a été officiellement annoncé pour la première fois par le président Gerald Ford en 1976.

M. Woodson, fils d'anciens esclaves de Virginie, a réalisé que les difficultés et les accomplissements des Américains d'origine africaine étaient passés sous silence ou déformés. Il a fondé l'Association for the Study of the Negro Life and History (ASALH), qui publie une revue académique et détermine chaque année le thème du Mois de l'histoire afro-américaine.

L'ASALH a son siège à Washington, où Carter Woodson a résidé de 1915 à sa mort, en 1950. Sa maison est classée aux Monuments historiques.

Le thème retenu cette année, « From Slavery to Freedom : Africans in the Americas » (De l'esclavage à la liberté : les Africains aux Amériques) est inspiré d'un ouvrage de l'historien John Hope Franklin publié en 1947 et intitulé « From Slavery to Freedom », a expliqué le président de l'ASALH, M. John Flemming, lors d'un entretien téléphonique.

Il est d'avis que le Mois de l'histoire afro-américaine devrait se concentrer à la fois sur les aspects positifs et négatifs de l'expérience vécue par les Noirs. « Avant d'être capturés en Afrique, nous n'étions pas des esclaves. Et si l'esclavage a fait partie de notre histoire pendant 250 ans, nous avons quelque cent cinquante années de liberté dont nous devons traiter. Ce n'est pas pour diminuer l'importance de la période d'esclavage, mais elle n'englobe pas tout. »

M. Flemming a ajouté qu'il avait constaté des progrès considérables sur de nombreux fronts. Près de 10 % des membres du Congrès et des centaines de maires sont des Noirs, et ces derniers sont de plus en plus nombreux à entrer dans la classe moyenne et certaines professions.

« Mais il subsiste certains problèmes graves qu'il faut régler, notamment celui des classes reléguées à la pauvreté dans les zones urbaines. Il y a également des noyaux importants de pauvreté dans certaines régions rurales », par exemple le delta du Mississipi.

« En discutant avec les jeunes, Noirs comme Blancs, on constate que leur ignorance de l'histoire afro-américaine est effarante. » En 2003, le président Bush a promulgué une loi portant création d'un nouveau musée qui sera situé à Washington sur l'Esplanade du Capitole, près du monument de Washington.

« C'est en février que l'histoire afro-américaine attire le plus d'attention et je pense que c'est l'occasion de souligner qu'elle devrait être étudiée toute l'année. »

Chaque année, le président des États-Unis marque le Mois de l'histoire afro-américaine par une proclamation et une célébration à la Maison-Blanche. Les États et les villes organisent leurs propres célébrations dans tout le pays, et les médias présentent des sujets liés à l'histoire des Américains d'origine africaine.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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