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19 janvier 2007

Moyen-Orient : la diplomatie va s'intensifier dans les semaines à venir

Selon Mme Rice, un consensus se dégage progressivement sur une solution au conflit israélo-palestinien.

 
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Mmes Condoleezza Rice et Angela Merkel
Conférence de presse de Mmes Condoleezza Rice et Angela Merkel avant leur entretien à Berlin le 18 janvier. (© AP Images)

Washington - À l'occasion d'un exposé à la presse, le 18 janvier à Berlin, la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, a indiqué que la réunion à laquelle elle doit prochainement participer avec le premier ministre israélien, M. Ehoud Olmert, et avec le président de l'Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, aurait lieu durant la première quinzaine de février et que les discussions porteraient en partie sur l'élaboration des institutions politiques et économiques palestiniennes.

« Sur le front diplomatique, les prochaines semaines vont être assez intensives », a-t-elle souligné.

Des représentants du « Quatuor » pour la paix au Moyen-Orient - Nations unies, Union européenne, Russie et États-Unis - se réuniront le 2 février à Washington, une réunion qui sera suivie par la visite du ministre des affaires étrangères d'Égypte, M. Ahmed Aboul Gheit.

Ces réunions, ainsi que les consultations prévues avec les dirigeants israéliens et palestiniens, a expliqué Mme Rice, seront consacrées à la mise au point de l'ordre du jour des pourparlers tripartites.

En effet, si la « feuille de route » visant la paix au Moyen-Orient doit conduire à l'établissement d'un État palestinien, a-t-elle fait observer, « outre les considérations liées à la frontière et à la sécurité, nombre d'éléments en définiront la création ».

L'organisation interne, les processus démocratiques, les institutions du futur État palestinien n'ont, pour l'instant, pas fait l'objet de grands débats, a rappelé Mme Rice, et ce sont là des sujets auxquels M. Abbas s'intéresse et que d'autres, au sein de la communauté internationale, peuvent aider à aborder.

« Du côté économique, du côté de l'élaboration des institutions, vous vous doutez que d'autres pays, l'Union européenne par exemple, souhaitent peut-être jouer un rôle », a-t-elle déclaré.

Les nouvelles circonstances qui caractérisent les relations entre les Israéliens et les Palestiniens et certaines décisions américaines en matière de politique étrangère, a précisé Mme Rice, ont préparé le terrain en vue de la tenue des négociations.

« J'espère seulement que lorsque les gens verront où nous en sommes, ils penseront à tout ce qui a permis cette évolution, car il est impossible d'ouvrir la voie aux avancées sur une question aussi difficile que le conflit israélo-palestinien avec seulement cinq mois de « navettes » diplomatiques. Il faut préparer le terrain et je pense que c'est ce que nous avons fait », a-t-elle dit.

Pour elle, la déclaration du président Bush, en 2002, en faveur d'une solution reposant sur deux États, sa décision de ne pas chercher à traiter avec Yasser Arafat, l'ancien président palestinien, l'appel qu'il a lancé en faveur d'une démocratisation palestinienne, son appui du retrait des Israéliens de la Bande de Gaza et la destitution de Saddam Hussein en Irak, sont autant d'éléments qui ont aidé à préparer le terrain.

Le fait que M. Bush ait dit que l'issue des négociations devait être une solution reposant sur deux États, a-t-elle indiqué, a aidé à conditionner le climat dans la région, et à influencer le comportement de M. Ariel Sharon, l'ancien premier ministre israélien qui a changé sa position d'extrême droite et commencé à parler d'une division du territoire.

« La part de l'appareil israélien actuellement en faveur d'une solution reposant sur deux États est très différente aujourd'hui qu'elle ne l'était en 2000 », a-t-elle souligné.

Pour leur part, les Arabes, même ceux qui ne voulaient pas reconnaître le droit d'Israël d'exister, admettent désormais sa présence et considèrent qu'ils ont intérêt à apprendre à vivre à ses côtés, a-t-elle dit.

La politique palestinienne sous Yasser Arafat, a-t-elle fait valoir, était dépassée par la corruption et ses liens avec les terroristes. Et si l'incorporation du Hamas dans la politique palestinienne « a en quelque sorte compliqué les choses », elle a aussi obligé le Hamas à « être l'un des concurrents dans le système politique, et son incapacité à gouverner l'a mis dans une situation très difficile dont il cherche à sortir ».

Et, s'il reste des questions difficiles à résoudre, le sentiment existe aujourd'hui que de « véritables plaques tectoniques ont commencé à bouger sous le conflit » et les nouvelles conditions qui se sont instituées et donné lieu à un plus grand consensus en faveur d'une solution reposant sur deux États ont réussi à rallier les gens à cette idée.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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