18 janvier 2007

Les réfugiés irakiens sont une priorité pour le département d'État

Mme Sauerbrey explique les efforts des États-Unis pour aider ces populations.

 
Arrivage de sacs de farine en Irak
Arrivage de sacs de farine envoyés par le Programme alimentaire mondial dans le nord de l'Irak. (© AP Images)

Washington - Mme Ellen Sauerbrey, secrétaire d'État adjointe à la population, aux réfugiés et à la migration, a déclaré devant la commission sénatoriale des affaires judiciaires, le 16 janvier, que le sort des Irakiens forcés de fuir leur pays à cause de la flambée de violence sectaire était une priorité de son service. Le gouvernement Bush, a-t-elle précisé, partage l'inquiétude des sénateurs au sujet des réfugiés irakiens et est résolu à améliorer leurs conditions d'accueil dans les pays de premier asile.

Elle a ajouté que depuis 2003, les États-Unis avaient consacré plus de 800 millions de dollars au soutien du Programme alimentaire mondial, du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, du Comité international de la Croix-Rouge, de l'Organisation internationale pour la migration et de plusieurs organisations non gouvernementales qui fournissent une aide directe aux réfugiés irakiens qui rentrent chez eux, à ceux qui sont déplacés dans leur pays, et à ceux qui sont réfugiés à l'étranger. Il s'agit de couvrir leurs besoins essentiels et de soutenir les programmes de réintégration.

De plus, l'aide du gouvernement des États-Unis a permis aux ministères irakiens responsables des réfugiés et des personnes déplacées d'offrir une formation aux personnels des organisations non gouvernementales qui s'occupent des victimes de conflits. Mme Sauerbrey a affirmé que, de 2003 à 2006, ces programmes avaient facilité la réintégration de nombre des 300.000 réfugiés et des 500.000 déplacés irakiens. Mais au début de l'année 2006, la tendance s'est inversée et, aujourd'hui, il « y a plus d'Irakiens qui fuient leurs foyers pour se réfugier dans d'autres régions de l'Irak ou dans les pays voisins que d'Irakiens qui rentrent au pays ».

Lors de la séance, plusieurs sénateurs ont souligné que de nombreux Irakiens qui avaient aidé les États-Unis étaient victimes de persécutions et de menaces de mort.

Le président de la commission, le sénateur Patrick Leahy, s'est déclaré « particulièrement inquiet » de l'absence de lois permettant d'admettre aux États-Unis les Irakiens qui ont soutenu les actions des États-Unis dans leur pays.

« Nous avons demandé à nombre de ces gens de nous aider et, maintenant, nous ne faisons rien pour eux. »

Le sénateur Edward Kennedy a affirmé que les États-Unis avaient « le devoir d'accueillir aux États-Unis les Irakiens qui ont bravement coopéré avec nous et ont souvent payé un prix terrible à cause de cela ».

Le traitement des dossiers des réfugiés en Irak est une « affaire compliquée », a expliqué Mme Sauerbrey, du fait des lourdes mesures de sécurité qui entourent la Zone verte (secteur fortifié du centre de Bagdad) qu'il faut franchir pour atteindre l'ambassade des États-Unis. « Nous essayons toutefois de trouver des moyens de le faire. »

Le manque d'argent est également un obstacle à la venue d'un plus grand nombre de réfugiés irakiens aux États-Unis. Et d'ajouter : « Nous n'avons aucun quota sur le nombre d'Irakiens qui peuvent être autorisés à se réinstaller aux États-Unis en tant que réfugiés. »

Mme Sauerbrey a toutefois souligné que, depuis 2003, les conditions d'entrée aux États-Unis étaient devenues plus strictes. À l'époque, une révision complète des mesures de sécurité était nécessaire, et il est progressivement devenu de plus en plus difficile pour les Irakiens orientés vers les États-Unis par le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés de passer les mécanismes de vérification. Cela a poussé l'agence de l'ONU à cesser d'orienter les réfugiés vers les États-Unis.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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