28 février 2007
Le département d'État exhorte la Serbie à remettre les criminels de guerre au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie

Wahington - De l'avis du gouvernement Bush, l'arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) en ce qui concerne le rôle de la Serbie dans le génocide perpétré au début des années 1990 en Bosnie ouvre la voie à une réconciliation entre les peuples de l'ex-Yougoslavie.
La décision de la CIJ, a déclaré, le 26 février, le porte-parole du département d'État, M. Sean McCormack, qui ne tient pas le gouvernement serbe directement responsable du génocide mais dit que la Serbie n'a pas empêché les Serbes de Bosnie de se livrer au génocide, est « une décision de justice assez complexe » que les avocats du gouvernement des États-Unis continuent d'analyser. (voir texte de l'arrêt sur le site de la CIJ à : http://www.icj-cij.org/cijwww/cihome.htm)
La première réaction des États-Unis, a indiqué M. McCormack, est « d'encourager les peuples de la région de considérer cette décison de justice comme une nouvelle occasion de procéder sur la voie conduisant à la réconciliation et à la cicatrisation des divisions historiques et des plaies douloureuses qui ont affligé la région au cours des dernières années ».
Dans les affaires qu'elle avait examinées précédemment, la Cour internationale de justice, principal organe judiciaire de l'Organisation des Nations unies, avait trouvé certaines personnes coupables du crime de génocide durant la guerre qui a sévi en Bosnie de 1992 à 1995 et établi que le massacre, en 1995, d'hommes et de garçons bosniaques musulmans à Srebrenica constituait un acte de génocide. Cette guerre aurait fait au moins 100.000 victimes et 1,8 million de personnes déplacées.
Si la CIJ n'impute pas la responsabilité directe du génocide à la Serbie, elle dit cependant que ce pays a violé les obligations qui lui incombaient, en vertu de la convention de 1951 pour la prévention et la répression du crime de génocide, de prévenir le génocide à Srebrenica et de punir les coupables, et lui demande de transférer les criminels de guerre, notamment M. Ratko Mladic, au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie à La Haye (Pays-Bas).
Les États-Unis ont demandé aux gouvernements de la région d'insister pour que les personnes inculpées de crime de guerre se rendent et lancé un appel à la Serbie pour qu'elle « prenne les mesures supplémentaires qui accéléreraient le processus de cicatrisation et qu'elle fasse en sorte que les auteurs de ces crimes soient présentés à la justice ».
Ils espèrent, a souligné M. McCormack, que les peuples de la région pourront saisir l'occasion qu'offre la décision de la CIJ pour « se réconcilier avec le passé » et « poursuivre les efforts en vue d'une réconciliation ».
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)