15 février 2007

L'action des États-Unis en faveur des réfugiés irakiens

La conférence de presse de la sous-secrétaire d'État à la démocratie et aux affaires mondiales

 

Washington - La meilleure façon dont les États-Unis et les autres pays peuvent aider les Irakiens qui fuient la violence dans leur pays est de contribuer à y rétablir la sécurité pour leur permettre de retourner chez eux, estime la sous-secrétaire d'État à la démocratie et aux affaires mondiales, Mme Paula Dobrianksy, qui est à la tête d'un groupe de travail chargé de coordonner l'action des États-Unis dans ce domaine.

Lors de la conférence de presse qu'elle a donnée le 14 février, elle a déclaré : « Les États-Unis et la communauté internationale peuvent aider le mieux les Irakiens déplacés en mettant fin à la violence en Irak et en les aidant à faire de leur pays un pays pacifique et prospère où règne la sécurité. Nous sommes résolus à œuvrer de concert avec le gouvernement irakien pour créer un cadre stable et sécurisé qui permette aux Irakiens de retourner volontairement dans leur pays. »

Les États-Unis sont aussi déterminés à satisfaire les besoins immédiats de ceux qui ont quitté leurs foyers. Ils vont apporter une aide à cette fin au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et à des organisations non gouvernementales. En outre, ils vont ouvrir leurs portes à un plus grand nombre de réfugiés irakiens et accepter, au cours des neuf prochains mois, près de 7.000 réfugiés dont le dossier a été approuvé par le HCR.

Selon cet organisme, on compte environ 1,8 million de personnes déplacées en Irak et 2 millions d'Irakiens qui se sont réfugiés dans d'autres pays, notamment en Jordanie et en Syrie.

Mme Dobriansky a indiqué que les États-Unis allaient œuvrer de concert avec les pays limitrophes de l'Irak en vue de les aider à faire face à l'afflux de personnes déplacées. En outre, a-t-elle dit, les États-Unis vont apporter tout leur soutien à la prochaine conférence de donateurs pour les réfugiés irakiens que le HCR doit organiser en avril.

Pour sa part, la secrétaire d'État adjointe à la population, aux réfugiés et aux migrations, Mme Ellen Sauerbrey, a précisé qu'il ne fallait pas supposer que la majorité des Irakiens vivant actuellement dans des pays voisins veuillent se réinstaller ailleurs.

« En vérité, cette crise en matière de réfugiés n'est guère différente de celles auxquelles nous nous heurtons aux quatre coins du monde, et la plupart des gens ne souhaitent pas se réinstaller dans un autre pays. La plupart d'entre eux veulent rester dans la région ; ils veulent bien sûr que l'on réponde à leurs besoins, mais ils veulent rentrer chez eux », a-t-elle souligné.

Pour le haut-commissaire de l'ONU chargé des réfugiés, M. Antonio Guterres, la réinstallation n'est pas la solution qui convient à tous les réfugiés, et étant donné les possibilités limitées de réinstallation offertes à travers le monde, ce n'est pas toujours une solution pratique.

« En tout, le nombre de possibilités de réinstallation à travers le monde pour les personnes ayant fui des régions en crise, s'est chiffré à environ 70.000 en 2006. Il faut donc comprendre que lorsqu'il est question de quelque 2 millions de personnes, il faut d'abord mettre en place les conditions permettant de les aider là où elles se trouvent à l'heure actuelle », a-t-il expliqué.

Exprimant ses préoccupations au sujet de la capacité des pays voisins, en particulier de la Jordanie et de la Syrie, de continuer à supporter le fardeau que ces déplacements de populations constitue pour leur économie et pour leur infrastructure sociale, M. Guterres a déclaré : « On peut comprendre que des pays qui ont accueilli des centaines de milliers d'Irakiens en ressentent les effets sur leur économie, sur les prix, sur le marché immobilier, sur l'infrastructure, notamment sur les systèmes éducatif et médical, de même que sur le tissu social et sur la sécurité. »

S'étant rendu récemment dans la région, il a constaté que l'opinion publique commençait à être hostile aux réfugiés irakiens. « La protection des réfugiés irakiens pourrait être menacée », a-t-il déclaré en exhortant la communauté internationale à accroître son soutien aux pays qui accueillaient ces réfugiés pour qu'ils soient en mesure de continuer à les aider.

Les États-Unis, a indiqué également Mme Dobriansky, envisagent les mesures qu'ils pourraient prendre pour protéger les Irakiens qui se sont exposés du fait de leur étroite collaboration avec les forces américaines, et ils sont en train d'examiner la possibilité de créer un type spécial de visa d'immigrant à leur intention..

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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