02 février 2007

L'USAID aide le Burundi à se remettre de la guerre civile

Partenariat pour une vie meilleure

 

Le Burundi a fait des progrès importants sur la voie de la paix depuis le déclenchement de la guerre civile qui a déraciné près d'un cinquième de ses habitants. Pourtant, des vestiges de la guerre sont encore présents. Pendant ce long conflit, des ménages ont perdu leur soutien de famille, leurs terres, leurs possessions et leurs moyens de subsistance.

Au cours de la décennie écoulée, l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a joué un rôle clé en apportant son soutien à la transition du pays à la paix, en contribuant à stabiliser la situation humanitaire et à jeter les fondements d'un redressement autonome.

L'histoire d'une jeune femme d'une vingtaine d'années, Agnès, illustre les difficultés des Burundais qui ont subi les conséquences de la guerre civile. Tout comme 800.000 autres Burundais, Agnès et sa famille ont dû quitter leur exploitation agricole dans la province de Makimba pour se réfugier dans un des camps situés en Tanzanie. La famille s'est déplacée à de multiples reprises, à la recherche de nourriture et de travail, et lors de ces déplacements Agnès a perdu ses parents. Lorsqu'elle est retournée avec ses frères et sœurs dans son village natal, elle a découvert que les terres de son père étaient occupées et elle a dû demander à un voisin de les héberger.

Grâce au soutien de parents, d'amis et d'organismes de secours, Agnès arrivait à survivre, mais sans pouvoir cependant se préparer à un avenir meilleur.

Toutefois, en 2003, les choses ont commencé de changer lorsqu'un grand groupe de l'opposition armée a fait la paix avec le gouvernement burundais. À mesure que les hostilités ont diminué dans la plupart des régions du pays, l'USAID a pu faciliter la reprise des activités agricoles et autres, ce qui a permis à des Burundais, dont Agnès, de prendre de nouveau en charge leur destin.

La première mesure visant à permettre aux Burundais de subvenir à leurs besoins a été de les aider à cultiver ce dont ils avaient besoin pour se nourrir.

L'USAID a financé des projets de sécurité alimentaire avec plusieurs partenaires dans tout le pays. L'un de ces partenaires, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), a fourni aux agriculteurs des semences et des outils, dont des pioches, des arrosoirs et des brouettes.

Un autre partenaire, Tearfund, a aidé des agriculteurs à former des associations locales, ce qui leur a permis de s'entraider et d'apprendre les uns des autres. Chaque association avait un terrain communal qui servait à montrer à ses membres les méthodes agricoles qu'ils pouvaient appliquer dans leurs champs. Vu la pénurie de terres cultivables au Burundi, Tearfund et des agents de vulgarisation ont enseigné aux membres de ces associations des méthodes intensives et durables, dont l'utilisation de fumier, de terreau et d'engrais chimiques, l'ensemencement en ligne, les cultures simultanées, l'arrachage des herbes ainsi que le séchage des graines, leur sélection et leur stockage.

À l'aide de ces nouvelles connaissances et d'outils agricoles, Agnès et d'autres membres de son association ont commencé de cultiver des terres. Ils ont augmenté leurs rendements de 40 % grâce à des semences de haute qualité. Les associations ont aussi accru leur production de semences. Peu désireux au début d'adopter des méthodes intensives qui prennent beaucoup de temps, près des deux tiers des agriculteurs les ont adoptées après avoir constaté leurs résultats sur le terrain communal.

Tearfund s'est aussi employé à améliorer le régime alimentaire de la population locale en faisant appel à des spécialistes burundais et en distribuant des semences de légumes verts. Un enseignant spécialisé dans la santé publique a fait connaître les éléments d'un régime équilibré et effectué des démonstrations de plats cuisinés avec des produits locaux qui sont bons pour la santé.

Après que les membres des associations eurent appris à transmettre leurs connaissances, Tearfund les a aidés à élaborer des petits projets liés à l'agriculture, à les organiser et à établir un budget. Quelque 20 % d'entre eux ont créé des échoppes pour vendre des produits alimentaires, dont de l'huile de palme, d'autres ont vendu des semences ou loué des terrains pour produire du riz.

Les nouvelles connaissances agricoles d'Agnès lui ont permis de subvenir aux besoins de sa famille. À l'aide des bénéfices de la vente de semences, elle a pu louer des terrains supplémentaires et embaucher du personnel.

Alors qu'elle était auparavant une jeune femme démunie et incapable de subvenir aux besoins de ses frères et sœurs, elle possède maintenant des terres et a été élue secrétaire de son association agricole.

À l'heure actuelle, Agnès peut envisager l'avenir avec confiance car elle sait qu'elle peut compter sur elle-même, sur sa famille et sur son association pour faire face à tout problème éventuel.

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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