12 décembre 2007
Il présentera la diversité de la population et des paysages américains dans les ambassades et consulats américains.
Washington - Un court film va bientôt être projeté dans les salles d'attente de quelque 200 consulats et ambassades des États-Unis à l'étranger afin de permettre aux visiteurs d'établir un premier contact avec les habitants et les paysages de ce pays présenté comme un lieu d'une grande diversité, à la fois intéressant et accueillant (visionner le film).
C'est l'organisation sans but lucratif Business for Diplomatic Action, ou BDA, qui a financé le tournage de ce film d'une durée de quatre minutes intitulé I Am America (Je suis l'Amérique) et qui en a fait don au gouvernement des États-Unis, l'objectif étant de montrer que ce pays accueille cordialement les visiteurs étrangers.
« Les gens à l'étranger pensent que nous nous barricadons depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001. C'est faux. Nous voulons que les gens viennent ici », a expliqué Cari Guittard, vice-présidente exécutive de BDA.
L'idée de faire un tel film a vu le jour à la suite de réunions de groupes de réflexion auxquelles ont participé la sous-secrétaire d'État à la diplomatie publique, Mme Karen Hughes, certains de ses collaborateurs, et des représentants de BDA. Il s'agissait de corriger les idées préconçues selon lesquelles les États-Unis réserveraient un accueil plutôt froid à ses visiteurs et que les habitants de ce pays auraient une certaine étroitesse d'esprit.
Selon Mme Guittard, la production du film a bénéficié d'une collaboration exemplaire entre BDA, un groupe de travail du secteur privé qui s'associe l'aide d'entreprises américaines afin de promouvoir la coopération, le respect et la compréhension entre les peuples et les cultures, et le département d'État. « C'était un projet que nous pouvions offrir à la mission continue du département d'État afin de montrer au monde l'image de « la vraie Amérique », une image qui n'est pas souvent représentée par les médias ou l'industrie cinématographique », a-t-elle expliqué.
Le film, réalisé par la société GSD&M Idea City, qui a son siège à Austin (Texas) fait voyager le spectateur à travers les États-Unis, voyage qui révèle l'immense diversité de ce pays, tant au plan géographique que démographique.

De spectaculaires paysages défilent sous les yeux : des canyons aux rochers pourpres avec en toile de fond un ciel où se déplacent de surprenants nuages ; des gratte-ciel de verre et de métal luisants aux formes sculpturales à New York ; d'immenses champs de blé doré ; un phare typique de la Nouvelle-Angleterre percché sur une falaise qui semble surgir de la mer ; une vue aérienne du Mont Rushmore, la caméra balayant les visages gigantesques de quatre présidents américains sculptés dans le granit du Sud-Dakota ; un ours blanc qui s'ébat dans la toundra de l'Alaska.
Une question est posée à des personnes de tous les âges, ethnies et milieux sociaux : « L'Amérique, c'est qui ? ». Ces dernières s'approchent alors de l'objectif et répondent que « l'Amérique, c'est eux », que l'Amérique, ce sont des gens d'origines africaine, asiatique, sud-asiatique, latino-américaine, moyen-orientale, européenne et amérindienne. C'est aussi, montre le film, une musulmane portant le voile, un juif orthodoxe à la longue barbe, un groupe d'étudiants de races diverses, un homme en fauteuil roulant, une malentendante communiquant dans la langue des sourds, une famille dont la fille est trisomique.
Le défilé de visages se termine avec la projection de celui d'un Amérindien, Louis Beareagle, de la tribu des Apaches mescalero, qui déclare : « Bienvenue aux États-Unis. » Contrairement aux autres personnages figurant dans le film, Louis Bearagle n'était guère enthousiaste à l'idée de prendre part à un tel film, mais après avoir consulté le conseil de sa tribu et reçu son approbation, ses hésitations se sont dissipées.
L'image de la Statue de la Liberté conclut le film, métaphore manifeste d'un pays qui a incorporé en son sein nombre d'immigrants et de réfugiés depuis sa création.
« Nous voulions des images saisissantes communiquant à la fois la simplicité et la tranquillité », explique l'un des responsables de GSD&M Idea City, une impression que renforce la musique du film, une adaptation de l'hymne America the Beautiful jouée par Danny Levin.
Si la projection du film I am America suit de près celle de Portraits of America, un court métrage produit par Disney et qui est aussi diffusé dans les missions des États-Unis à l'étranger, ces films, tous deux offerts gracieusement au gouvernement des États-Unis, n'ont pas été produits ensemble et sont très différents. Une impression de calme imprègne le film I Am America alors que la vivacité caractérise le film de Disney.
Et, si I Am America aide les États-Unis à « montrer un visage accueillant au reste du monde », a fait valoir Mme Guittard, « il aura atteint son objectif ».
« Les gens vont là où ils sont bien accueillis et, avec ce film, nous disons aux visiteurs que les États-Unis les attendent à bras ouverts », a-t-elle souligné.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)