20 août 2007

Le système d'alerte précoce aux tsunamis dans les Caraïbes prend forme

Des spécialistes américains participent à son déploiement.

 
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L'ouragan Dean le 20 août
Image satelitte de l'ouragan Dean au dessus des Antilles le 20 août 2007. (© AP Images)

(Cet article est le second d'une série sur les contributions des États-Unis à la création d'un nouveau système d'alerte précoce aux tsunamis et autres catastrophes.)

Washington - Un système d'alerte précoce aux tsunamis est en train de prendre forme aux Caraïbes. Alors que le premier ouragan de la saison cyclonique vient de frapper Sainte-Lucie et la Martinique avant de dévaster la Jamaïque, des experts de plusieurs pays sont en train d'œuvrer à une meilleure préparation de la région contre un éventuel tsunami.

Cette collaboration a commencé en 2005, lorsque la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO a créé un cadre pour le déploiement de systèmes d'alerte précoce aux tsunamis dans l'océan Indien, aux Caraïbes et en Méditerranée.

Un mois plus tard, le Bureau de l'aide au développement à l'étranger (OFDA) de l'Agence des États-Unis pour le développement international, et son équivalent intergouvernemental des Caraïbes, l'Agence caribéenne d'intervention en cas de catastrophe naturelle (CDERA), convoquaient à la Barbade les principaux partenaires concernés pour discuter de la création d'un système d'alerte aux tsunamis.

Renforcer le système

Parce que les Caraïbes et les États-Unis sont des voisins proches qui ont en commun de nombreux intérêts (résidence, tourisme, fret maritime, commerce, pétrole, gaz, assurances et investissements terriens), la meilleure chose que puissent faire les États-Unis pour aider les Caraïbes à surveiller les tsunamis est de renforcer leur propre système d'alerte.

En 2006, l'Administration nationale des études océaniques et atmosphériques (NOAA) a installé cinq nouveaux systèmes de bouées de mesure des tsunamis en temps réel (stations DART).

« Ces bouées sont la première ligne de défense pour les habitants de la côte atlantique, des Antilles et de la région du golfe du Mexique », avait alors déclaré l'administrateur de la NOAA, M. Conrad Lautenbacher.

Tant que les Caraïbes ne sont pas dotées d'un système fonctionnel, la NOAA, de concert avec l'Agence météorologique japonaise, offre une surveillance continue à partir du Centre d'alerte précoce aux tsunamis dans le Pacifique, qui est situé à Hawaï.

Une des 5 stations DART (systèmes de bouées de mesure des tsunamis en temps réel) installés par la NOAA.

Aujourd'hui, le réseau de la NOAA compte 28 stations DART, et ce chiffre passera à 39 d'ici au printemps 2008. Il y aura alors 32 stations dans le Pacifique et sept dans l'Atlantique.

La contribution des États-Unis

Dans les Caraïbes, avec d'autres partenaires locaux et internationaux et grâce à des crédits votés par le Congrès en 2005, l'OFDA, la NOAA, le Service d'études géologiques des États-Unis (USGS) et d'autres agences apportent leur expertise et leur technologie à la réalisation de cet effort.

Selon David Green, un responsable de la NOAA, cinq stations sismiques sont déjà installées (à la Grenade, au Panama, au Honduras, à la Barbade et en République dominicaine) et envoient des données au Centre national d'information sur les tremblements de terre de l'USGS situé dans le Colorado et aux centres d'alerte aux tsunamis de la NOAA à Hawaï et en Alaska.

De nouvelles stations seront installées en septembre dans la baie de Guantanamo et à Barbuda (Antigua-et-Barbuda). En novembre, ce sera le tour de la Jamaïque et des îles Turks et Caicos.

Avant 2005, a dit M. Green, « les informations dont nous disposions sur les activités sismiques étaient insuffisantes. Tout ce qu'on pouvait faire, jusqu'à récemment, c'était d'alerter la population à un tremblement de terre. Mais on ne pouvait pas donner d'alerte aux tsunamis. »

Dans chaque pays, l'USGS a également « formé du personnel à l'entretien et à l'utilisation de nos stations », a déclaré Jean Weaver, un spécialiste de l'USGS. « En juin dernier, de concert avec la COI, l'OFDA et l'unité de recherche sismique de l'université des Indes occidentales, nous avons organisé un atelier régional sur les tsunamis. »

Les étapes suivantes

Avec des organisations et des partenaires internationaux, la NOAA est également en train de contribuer à mettre à jour et à renforcer les systèmes caraïbes d'observation des océans, de transmission de données et de diffusion d'alertes, et d'améliorer les communications régionales et l'infrastructure des techniques de l'information.

Les autres pays impliqués dans ces efforts sont l'Espagne, la Norvège, le Venezuela, la France, la Russie et le Royaume-Uni.

L'OFDA et la CDERA vont bientôt mettre au point des protocoles de diffusion d'alertes aux tsunamis au niveau national.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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