14 août 2007
Il entend promouvoir la bonne volonté entre les peuples grâce au sport.
Washington - Cal Ripken, vedette vénérée du base-ball aux États-Unis, et qui vient d'accéder au Panthéon des meilleurs joueurs de ce sport national, a l'intention de mettre ses talents démontrés de formateur de jeunes au service du gouvernement américain en qualité d'ambassadeur sportif itinérant pour la diplomatie publique.
Sa première mission consistera à organiser, en Chine, du 28 octobre au 6 novembre, un programme d'initiation de jeunes au base-ball, discipline qui gagne en popularité dans ce pays.
Joueur exceptionnel tant à la défense en milieu de terrain qu'à l'attaque pour l'équipe des « Orioles » de Baltimore (Maryland) où il a passé ses vingt et une années de carrière, Cal Ripken a déclaré, le 13 août, lors d'une cérémonie au département d'État, qu'il souhaitait ardemment, dans le cadre de ses nouvelles fonctions, consolider les relations d'amitié entre des peuples de langue et de culture différentes.
Après avoir été présenté à l'assistance par la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, et par la sous-secrétaire d'État à la diplomatie et aux affaires publiques, Mme Karen Hughes, M. Ripken a souligné l'aspect « magique » du sport, « capable de démolir les barrières culturelles, d'enthousiasmer les jeunes et les gens de tout âge ».
« Le sport est un excellent moyen d'apprendre ce qu'est l'esprit d'équipe et comment établir de bons rapports avec autrui, de comprendre aussi que la préparation est un élément important de tout ce qu'on entreprend dans la vie », a-t-il dit.
Il a indiqué qu'il allait se rendre à Pékin, à Shanghaï et à Guangzhou dans l'espoir de « semer des graines » qui feraient fleurir le base-ball en Chine. Il s'est réjoui à la perspective de se rendre dans nombre d'autres pays dans l'exercice de ses fonctions.
Connu comme « l'homme de fer » pour avoir participé à 2.632 matches consécutifs de ligue professionnelle majeure, chiffre sans précédent qui démontre ses qualités d'endurance et de préparation physique et mentale méticuleuse, le champion des « Orioles » ne se considère nullement comme le porteur d'un message politique quelconque, mais comme un envoyé chargé de forger des liens culturels et sportifs.
« Ce qui est merveilleux, c'est de voir s'établir la communication entre des gosses qui ne se comprennent pas, puisqu'ils ne parlent pas la même langue, mais qui ont en commun le désir de pratiquer un sport. Cela crée une sorte de respect, de crédibilité instantanée entre eux », car ils sentent qu'il leur est possible de réussir, au base-ball ou à toute autre chose, « pour peu qu'ils y mettent tout leur cœur ».
Ainsi, « il m'est difficile de communiquer avec des Coréens, ou avec des Japonais, mais dès qu'on envoie les jeunes sur le terrain de base-ball et qu'on commence à les regarder jouer, les obstacles de communication disparaissent », a fait remarquer M. Ripken.
Mme Rice a précisé, dans sa déclaration, que Cal Ripken possédait déjà une longue expérience d'entraîneur de jeunes athlètes puisqu'il avait fondé il y a plusieurs années, dès sa retraite des rangs des professionnels, une « académie du base-ball » dans sa ville d'Aberdeen (Maryland) qui avait déjà initié des milliers d'enfant à ce sport, et créé un fonds d'aide à la jeunesse défavorisée.
Mme Hughes, pour sa part, a rappelé que le poste d'ambassadeur pour la diplomatie publique, créé en 2006, visait à aider les États-Unis à « engager un dialogue positif et constructif » avec les autres peuples du monde. Ainsi, la première ambassadrice ayant occupé ce poste, la patineuse artistique Michelle Kwan, venait de terminer un stage en Russie « où son message de travail acharné et de confiance en l'avenir avait captivé la jeunesse ».
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)