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01 août 2007

Des dirigeants arabes réaffirment leur soutien à l'Irak et au processus de paix

Les entretiens de Mme Condoleezza Rice et de M. Robert Gates à Charm-el-Cheikh

 
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La secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice avec le ministre des affaires étrangères saoudien, M. Saud al-Faisal. (© AP Images)

Washington - Les dirigeants arabes qui se sont entretenus, le 31 juillet, à Charm-el-Cheikh (Égypte) avec la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, et le ministre de la défense des États-Unis, M. Robert Gates, conviennent qu'il leur incombe de continuer à aider le peuple irakien et de soutenir les efforts accrus que déploient les États-Unis en faveur d'un règlement général du conflit israélo-palestinien.

En plaidant leur cause devant les représentants du Conseil de coopération du Golfe (l'Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, Oman, le Bahreïn et les Émirats arabes unis) ainsi que de l'Égypte et de la Jordanie, Mme Rice et M. Bates leur ont demandé d'aider les États-Unis à persuader les Irakiens sunnites de persévérer sur la voie de la réconciliation politique avec le gouvernement irakien à majorité chiite.

« Toutes les parties doivent vraiment user de toute leur influence afin de favoriser la réconciliation nationale que les dirigeants irakiens s'efforcent actuellement de réaliser », a déclaré Mme Rice lors d'une conférence de presse tenue le 31 juillet avec le ministre égyptien des affaires étrangères, M. Ahmed Aboul Gheit.

Elle a cité en exemple l'appui diplomatique que l'Égypte apportait à l'Irak, les mesures que prenaient les pouvoirs publics saoudiens en vue d'annuler les dettes contractées par l'Irak sous Saddam Hussein, le renforcement de la sécurité à la frontière irako-saoudienne visant à prévenir l'infiltration d'extrémistes en Irak et les appels lancés aux autorités tribales à soutenir le gouvernement irakien.

« Nous avons tous intérêt à appuyer l'instauration d'un État irakien stable, capable de se défendre, de défendre son nouveau régime politique démocratique et de parfaire son unité. Nous avons les mêmes intérêts et nous les favorisons », a déclaré la secrétaire d'État le 30 juillet, alors qu'elle se rendait à la réunion.

Dans un communiqué diffusé à l'issue de cette dernière, les hauts représentants des États arabes ont renouvelé l'engagement qu'ils avaient pris plus tôt cette année, lors de la Conférence des voisins de l'Irak, de ne pas intervenir dans les affaires intérieures de ce pays.

Mme Rice a nié que les contrats d'armement annoncés le 30 juillet avec l'Arabie saoudite et cinq autres États du golfe Persique ainsi qu'avec Israël et l'Égypte fussent une monnaie d'échange pour l'obtention d'un soutien diplomatique à un moment crucial.

« Il n'est nullement question de monnaie d'échange, a-t-elle dit. Nous coopérons avec ces États dans le but de combattre l'extrémisme et de donner une chance aux éléments modérés et réformateurs. »

Elle a précisé que parallèlement à cette aide militaire, les États-Unis allaient encourager leurs alliés dans cette région à poursuivre leurs progrès en matière de réforme politique : « Nous ne cessons de revenir sur cette nécessité de réforme démocratique car nous sommes foncièrement d'avis qu'en fin de compte, une plus grande ouverture des régimes politiques au Moyen-Orient ne peut qu'être un facteur de stabilité. »

Les États arabes ont également favorablement réagi à la décision annoncée le 16 juillet par le président Bush de tenter de relancer à nouveau le processus de paix au Proche-Orient en encourageant des entretiens directs entre le président palestinien, M. Mahmoud Abbas, et le premier ministre israélien, M. Ehoud Olmert, et ils ont approuvé son projet de convoquer une conférence internationale de paix plus tard cette année.

« Une solution à deux États peut se dégager à tout moment dès lors que les conditions y seront propices, que le terrain aura été bien préparé et que les Palestiniens et les Israéliens auront réussi à s'accorder sur la configuration du nouvel État », a déclaré Mme Rice.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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