01 août 2007
Les relations américano-britanniques reposent sur des valeurs communes.
Washington - Les États-Unis et le Royaume-Uni ont réaffirmé leur ferme engagement à lutter contre le terrorisme et à stabiliser l'Irak.
« Dès lors qu'il existe une unité de vues sur les valeurs fondamentales, les entretiens stratégiques s'en trouvent facilités », a déclaré le président Bush à la presse le 30 juillet, à l'issue de deux jours d'entretiens avec le premier ministre britannique, M. Gordon Brown, à la résidence présidentielle de Camp David (Maryland). « Cela permet d'établir un terrain commun pour le règlement des problèmes. »
Lors de ces entretiens, les premiers qu'aient eus le nouveau premier ministre avec M. Bush, les observateurs ont cherché à déceler quelque infléchissement de la politique du Royaume-Uni à l'égard des États-Unis. Bien au contraire, M. Brown, réitérant l'importance des valeurs communes aux deux pays, est allé jusqu'à évoquer la fameuse citation de Winston Churchill selon laquelle les deux nations partageaient « un héritage commun de liberté, une foi en l'égalité des chances pour tous, une croyance en la dignité de chaque être humain ».
C'est pour cette raison, a poursuivi M. Brown, que M. Bush et lui sont d'un « commun accord » sur la lutte contre le terrorisme, dont l'importance cruciale a été démontrée par les tentatives, heureusement déjouées, de nouvelles attaques à Londres et à Glasgow par des terroristes depuis l'entrée en fonctions du premier ministre.
« Le terrorisme n'est pas une cause, c'est un crime, un crime contre l'humanité, a-t-il dit. Il ne doit y avoir ni lieu d'asile ni cachette possible pour ceux qui pratiquent la violence ou qui prêchent l'extrémisme terroriste. »
« Pour y faire face, nous appliquons des méthodes diverses », a déclaré pour sa part le président Bush. « L'une a trait au renseignement, une deuxième se rapporte à l'application des lois, et la troisième est militaire. Nous devons employer toutes nos ressources pour pourchasser les terroristes et les traduire en justice. »
Le premier ministre britannique a déclaré que son gouvernement poursuivrait la politique engagée par son prédécesseur à l'égard de l'Irak. Il a souligné les progrès enregistrés par les forces du Royaume-Uni en vue du transfert des responsabilités à l'armée locale et aux unités de police opérant dans trois des quatre provinces méridionales de l'Irak qui étaient sous la responsabilité des Britanniques.
« Notre objectif, qui coïncide avec celui des États-Unis, est triple : la sécurité des Irakiens, la réconciliation politique et la remise de l'avenir de l'Irak entre les mains du peuple irakien », a déclaré M. Brown.
À l'ordre du jour des entretiens figuraient également l'alourdissement des sanctions à l'encontre de l'Iran en vue de lui faire renoncer à son programme nucléaire, le processus de paix au Proche-Orient, la crise humanitaire au Darfour, la lutte contre la pauvreté et la maladie dans le monde, les négociations commerciales internationales et les mesures à prendre face aux changements climatiques.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)