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27 avril 2007

Les États-Unis marquent la Journée de sensibilisation au paludisme

Chaque année, le 25 avril est également « Journée africaine du paludisme ».

 
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le président Bush salue les membres de la Kankouran West African Dance Company
À la Maison-Blanche, le président Bush salue les membres de la Kankouran West African Dance Company. (© AP Images)

Washington - Aux quatre coins des États-Unis, des institutions, des gouvernements locaux, des universités et des organisations non gouvernementales, entre autres, ont marqué la « Journée de sensibilisation au paludisme » le 25 avril, pour sensibiliser la population à propos de cette maladie transmise par les moustiques et qui tue plus d'un million de personnes chaque année.

En décembre 2006, à l'occasion d'un sommet portant sur le défi du paludisme en Afrique, organisé à la Maison-Blanche, le président Bush a décrété le 25 avril 2007 « Journée de sensibilisation au paludisme » afin de mettre l'accent sur l'attachement que portent les États-Unis à la santé dans le monde et à la lutte contre le paludisme.

« Les Américains sont un peuple généreux qui se soucie beaucoup du sort des autres peuples et de l'avenir du monde. Nous pouvons tous être fiers de ce que notre pays fait pour lutter contre les maladies et le désespoir. En nous tenant aux côtés des peuples africains dans leur lutte contre le paludisme, nous pouvons contribuer à alléger des souffrances inutiles, offrir de l'espoir et de la santé et nouer des liens durables d'amitié », a souligné le président Bush le 25 avril dans une proclamation.

Le paludisme est causé par un parasite protozoaire, le Plasmodium falciparum, et trois autres sortes de parasites qui vivent une partie de leur cycle de vie dans l'organisme des humains et une autre partie dans celui des moustiques. La maladie est transmise lors de la piqûre d'un moustique anophèle et peut se traduire par de graves céphalées, de fortes fièvres, des frissons, des vomissements et aboutir à la mort.

Selon le Centre fédéral épidémiologique (CDC), entre 350 et 500 millions de nouveaux cas de paludisme se déclarent chaque année dans le monde et plus d'un million de personnes en meurent, pour la plupart de jeunes enfants en Afrique subsaharienne.

Il est cependant possible de prévenir et de soigner cette maladie : les moustiquaires de lit, les insecticides et les antipaludéens sont des outils efficaces pour lutter contre le paludisme dans les régions où il est endémique.

L'aide apportée par les États-Unis

Jusqu'à la fin des années 1940, le paludisme était endémique aux États-Unis, principalement dans le sud-est du pays, et du fait des opérations entreprises à l'époque pour juguler le paludisme dans cette région, le CDC a établi son siège en Géorgie, un État de la région. Le 1er juillet 1947, le Programme national d'éradication du paludisme, auquel participaient les organes sanitaires régionaux et locaux des 13 États du sud touchés, voyait le jour. Environ 15.000 cas de paludisme furent déclarés en 1947. Trois ans plus tard, seulement 2.000 nouveaux cas étaient recensés. En 1951, les États-Unis déclaraient le paludisme officiellement éradiqué.

En 2005, le président George Bush lançait l'Initiative présidentielle sur le paludisme, une initiative sur cinq ans financée à hauteur de 1,2 milliard de dollars afin de juguler le paludisme en Afrique et de réduire de moitié les décès imputables à cette maladie dans les 15 pays les plus durement touchés.

Concrétisée par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) en collaboration notamment avec le ministère de la santé et des services sociaux, le CDC, le département d'État et la Maison-Blanche, l'initiative est coordonnée aux programmes nationaux de lutte contre le paludisme et à des partenaires internationaux, notamment le Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ; le Programme de la Banque mondiale visant le renforcement de la lutte contre le paludisme ; le partenariat « Faire reculer le paludisme » ; les organisations non gouvernementales ; et le secteur privé.

Aux États-Unis, c'est l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), organe fédéral au sein de l'Institut national de la santé, qui est chargé en premier lieu de la recherche et du développement concernant le paludisme.

« Le NIAID est fier de rendre hommage à la tâche qu'accomplissent les nombreux chercheurs et responsables de la santé publique qui mettent à jour les indices permettant d'identifier et de prouver l'efficacité des nouvelles mesures prises pour juguler le paludisme », ont fait valoir dans un communiqué rendu public le 23 avril le docteur Lee Hall, chef du département parasitologie et programmes internationaux au NIAID, et le docteur Anthony Fauci, directeur du NIAID.

La recherche en matière de paludisme

Les scientifiques à qui le NIAID apporte son appui aux États-Unis et dans nombre d'autres pays, notamment au Burkina Faso, au Cameroun, au Gabon, en Gambie, au Ghana, au Kenya, au Malawi, au Mali, au Mozambique, en Tanzanie et en Ouganda, se penchent sur les défis que pose le paludisme en matière de recherche biomédicale et de santé publique.

Ils œuvrent à mieux comprendre la biologie et l'écologie du moustique et les causes sous-tendant une immunité au paludisme. D'autres chercheurs concentrent leurs travaux sur la biologie moléculaire et la biochimie du parasite ou sur les mécanismes de la maladie, la réaction et la résistance aux médicaments, les vaccins, les médicaments et le diagnostic du paludisme.

Le NIAID appuie aussi les recherches cliniques qui ont pour objectif de comprendre l'étiologie des cas sévères de paludisme et de trouver les moyens d'y remédier, notamment chez les enfants et les femmes enceintes, deux groupes pour lesquels le paludisme est particulièrement dangereux. L'Institut appuie l'évaluation clinique de nouvelles thérapies et de vaccins potentiels contre le paludisme dans les pays d'Afrique où cette maladie est endémique.

Le NIAID travaille en étroite collaboration avec divers organismes, notamment l'USAID, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Commission européenne, le Partenariat entre les pays européens et les pays en développement sur les essais cliniques, l'Initiative européenne pour un vaccin contre le paludisme (IEVM), le « Wellcome Trust » du Royaume-Uni, la Fondation Bill et Melinda Gates, l'Initiative pour un vaccin contre le paludisme (MVI), et l'organisation « Medicines for Malaria Venture » (MMV).

Le NIAID s'est en outre associé au Centre international Fogarty du NIH, la bibliothèque nationale de médecine, le programme spécial de l'OMS sur la recherche et la formation en matière de maladies tropicales et d'autres institutions en vue de créer l'Initiative multilatérale sur le paludisme qui vise à faciliter la coopération multinationale en matière de recherche et appuyer les efforts mis en œuvre par les scientifiques africains pour faire avancer les recherches dans le domaine de la lutte contre le paludisme dans les zone impaludées.

« En tant que communauté mondiale, nous nous heurtons à d'énormes défis, mais nous pensons que grâce à l'engagement, à la prise de responsabilités, et aux partenariats, nous pourrons identifier de nouveaux outils et de nouvelles stratégies d'intervention très efficaces et que nous pourrons avancer à grands pas alors que nous allons de l'avant pour ralentir le paludisme », ont souligné les docteurs Hall et Fauci.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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