19 avril 2007

L'action des États-Unis face aux changements climatiques

La déclaration du représentant permanent des É.-U. au Conseil de sécurité de l'ONU

 
Les fjords de l'Ouest
Les fjords de l'Ouest, série de péninsules d'Islande, sont menacés par les émissions de gaz à effet de serre. (Photo NASA)

New York (Nations unies) - Les États-Unis œuvrent de concert avec la communauté internationale pour faire face aux changements climatiques d'une manière qui ne porte pas atteinte à la capacité des pays de promouvoir la croissance et le développement, a déclaré le représentant permanent par intérim de ce pays auprès de l'ONU, M. Alejandro Wolff, au Conseil de sécurité lors de la séance que cet organe de l'ONU a consacrée le 17 avril à l'énergie, la sécurité et le climat.

Les États-Unis, a-t-il dit, jouent un rôle de premier plan pour ce qui est de la conception de mécanismes destinés à favoriser les progrès techniques qui permettront aux entreprises et aux pouvoirs publics de s'attaquer aux problèmes causés par le réchauffement climatique d'une façon productive, efficace et réaliste.

La séance du Conseil de sécurité, qui était présidée par la ministre britannique des affaires étrangères, Mme Margaret Beckett, a porté sur les effets de la consommation d'énergie, des changements climatiques et du développement durable sur les pays, en particulier sur ceux qui sont pauvres. Les débats entre les représentants des 15 États membres du Conseil de sécurité, auxquels des représentants de 40 autres pays ont aussi participé, ont mis en évidence la complexité de ce dossier, les problèmes dans le monde entier et la nécessité de trouver une multitude de moyens pour atténuer la menace que constitue le réchauffement climatique.

Le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, a déclaré que les questions relatives à l'énergie et aux changements climatiques pouvaient avoir des implications pour la paix et la sécurité, en particulier dans les pays qui se heurtaient à de multiples problèmes tels qu'un conflit armé, la pauvreté, l'inégalité d'accès aux ressources, la faiblesse des institutions, les pénuries alimentaires et la propagation de maladies telles que le sida.

Pour sa part, M. Wolff a souligné qu'aucun pays ne jouait un rôle aussi important que les États-Unis pour découvrir les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de protéger l'environnement à travers le monde et d'accroître la sécurité énergétique d'une façon qui encourage le développement tant sur son territoire qu'à l'étranger.

Le gouvernement Bush, a-t-il dit, s'est engagé à verser 500 millions de dollars au Fonds mondial de l'environnement au cours des quatre prochaines années afin d'aider les pays en développement à faire face à des problèmes dans le domaine de l'environnement. Créé en 1991, ce fonds finance des projets qui ont trait à la biodiversité, aux changements climatiques, aux eaux internationales, à la dégradation des sols, à la couche d'ozone et aux polluants organiques persistants.

En outre, les États-Unis ont conclu avec la Chine un accord portant sur la construction d'une grande centrale au méthane, accru leurs investissements et leurs échanges dans le domaine des énergies non polluantes dans le cadre du Partenariat Asie-Pacifique pour un développement propre, coopéré avec le Brésil dans le domaine des biocarburants et accordé des crédits d'impôt atteignant 1,65 milliard de dollars au titre de la production d'énergie avec du charbon épuré.

Ils sont sur la bonne voie en ce qui concerne la réduction de l'intensité des gaz à effet de serre (mesure des émissions des gaz à effet de serre par unité de produit intérieur brut) de 18 % par rapport à ce que les émissions des gaz à effet de serre auraient été si on n'avait pris aucune mesure pour les réduire. Ces émissions n'ont augmenté que de 0,6 % de 2004 à 2005, alors que leur augmentation avait été de 1 % par an pendant la période allant de 1990 à 2005, a indiqué M. Wolff.

La bonne gouvernance, a-t-il dit, est aussi nécessaire pour faire face au réchauffement climatique. Les pays dont les dirigeants gouvernent avec efficacité peuvent mieux anticiper les problèmes économiques et politiques suscités par les changements climatiques et s'y attaquer.

« Les bonnes stratégies de développement portent sur l'enseignement, l'État de droit, la liberté individuelle et les possibilités économiques. Les pays bien gouvernés ont un bon taux de croissance et prospèrent. La croissance économique fournit, aux pays tant industriels qu'en développement, les ressources nécessaires pour relever les défis en matière d'énergie et d'environnement, notamment les défis liés aux changements climatiques. »

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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