11 avril 2007
Mme Condoleezza Rice s'adresse aux participants d'un programme sur le journalisme parrainé par le département d'État.
Washington - Le 10 avril, dans le cadre d'un programme parrainé par le département d'État, la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, a rendu hommage aux journalistes qui, a-t-elle dit, « se trouvent sur la ligne de front pour rendre compte de certains des conflits les plus durs du monde », rappelant que bien souvent les journalistes font le sacrifice de leur vie pour que le public ait des informations.
Durant le Programme Edward Murrow sur le journalisme, fruit d'un partenariat entre le département d'État, l'Institut Aspen, un organisme international sans but lucratif qui a son siège à Washington, et 12 grandes écoles de journalisme américaines, quelque 200 journalistes du monde entier vont se pencher sur les pratiques journalistiques aux États-Unis. Ce second programme annuel, dont le nom rend hommage à Edward Murrow, un des grands noms de l'histoire du journalisme américain qui a été directeur de l'Agence d'information des États-Unis entre 1961 et 1964, durera jusqu'au 28 avril.
Après avoir souhaité la bienvenue aux journalistes, Mme Rice a précisé que le programme à l'intention des journalistes, qui a été mis sur pied par le bureau des affaires éducatives et culturelles, avait pour objectif d'encourager le dialogue sur les questions essentielles de politique étrangère.
« Il n'existe pas de pilier de la démocratie plus important qu'une presse libre et active », a fait valoir Mme Rice, rappelant que l'un des pères fondateurs de la nation, M. Thomas Jefferson, avait qualifié la presse libre de « quatrième pouvoir » sans lequel « le peuple ne pouvait être assuré que ses vues seraient connues de ses dirigeants et sans lequel il ne pouvait connaître les vues de ces derniers ».
Dans les pays où la liberté fait défaut, a souligné Mme Rice, ce sont les journalistes qui mettent leur vie en danger et essaient de donner des informations au monde extérieur pour que ces endroits deviennent libres. « Les journalistes ne sont donc pas de simples rapporteurs d'événements importants, ils jouent aussi un très grand rôle pour faire en sorte que ces événements se concrétisent », a-t-elle déclaré.
Hommage sera aussi rendu aux journalistes le 3 mai, à l'occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, au cours de laquelle les États-Unis et les Nations unies, entre autres, s'efforceront de sensibiliser le monde à l'importance de la liberté de la presse.
Les propos de Mme Rice concernant la situation dans le monde
Après avoir prononcé son allocution, Mme Rice a répondu aux questions que lui ont posées les journalistes sur tout un éventail de sujets, dont les diverses crises ayant trait à l'Afrique subsaharienne, la force internationale qui se bat contre les talibans en Afghanistan, la montée des gouvernements de gauche en Amérique latine, le conflit israélo-palestinien et les relations des États-Unis avec la Russie.
À propos de l'Afrique subsaharienne, Mme Rice a rappelé que le président Bush avait lancé un programme financé à hauteur de 15 milliards de dollars afin de soigner des centaines de millions d'Africains touchés par le sida. Le président a aussi annoncé un projet financé à hauteur de 1,43 milliard de dollars dont l'objectif est de réduire de moitié les cas de paludisme en Afrique.
En ce qui concerne le conflit au Darfour (Soudan), Mme Rice a fait valoir que les États-Unis ne ménageaient aucun effort pour essayer de mettre fin à ce conflit qui a fait des milliers de victimes.
Pour Mme Rice, le développement de la situation en Afghanistan est « remarquable ». Le régime brutal des talibans y a été renversé en 2001 et est aujourd'hui remplacé par un gouvernement démocratique dont l'élection a attiré un grand nombre d'Afghans.
La secrétaire d'État a fait observer que le président Bush avait affirmé, durant son voyage en Amérique latique, du 8 au 14 mars, que les États-Unis pouvaient collaborer avec tous les gouvernements, quelle que soit leur affiliation politique, dès lors qu'ils avaient des élections et des valeurs démocratiques.
Elle a fait part de son attachement à la création d'un État palestinien pour que la Palestine et Israël « puissent vivre côte à côte en paix », et souligné la nécessité pour les Palestiniens et les Israéliens de reconnaître « qu'ils vont devoir se partager les territoires » et, qu'à partir de ce moment-là, « ils renonceront à la violence et se respecteront mutuellement ».
Les États-Unis, a-t-elle indiqué, « entretiennent de bonnes relations » avec la Russie, et si les deux pays ne sont pas toujours d'accord, « ils coopèrent très bien sur un vaste éventail de sujets ».
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)