09 avril 2007
Il faut appuyer les efforts visant la paix et la sécurité dans ce pays, souligne-t-elle.
Washington - Pour la première fois depuis plus de dix ans, une éminente personnalité du gouvernement des États-Unis, la secrétaire d'État adjointe pour les affaires africaines, Mme Jendayi Frazer, s'est rendue à Baidoa (Somalie) afin de réitérer l'attachement des États-Unis au soutien des efforts menés par le peuple somalien en vue de rétablir et de maintenir la sécurité et la stabilité dans son pays, indique un communiqué publié le même jour par le département d'État.
Lors de sa visite, Mme Frazer s'est entretenue avec le président du gouvernement fédéral de transition en Somalie, M. Abdullahi Yusuf Ahmed, et avec le premier ministre, M. Ali Mohamed Gedi, ainsi qu'avec des responsables des institutions fédérales de transition, des chefs tribaux et des chefs de file de la société civile. Elle les a exhortés à respecter un processus politique ouvert reposant sur la Charte fédérale de transition, qui offre un cadre bénéficiant de l'appui des Nations unies sur les façons de rétablir la paix et la bonne gouvernance en Somalie.
Le processus de réconciliation, sont convenus Mme Frazer et les responsables locaux avec lesquels elle s'est entretenue, « devrait être ouvert à tous les Somaliens qui rejettent la violence, l'extrémisme et le terrorisme », précise le communiqué, qui ajoute que la réalisation de progrès rapides sur la voie de la réconciliation à l'échelle nationale donnerait davantage de chances de succès à la transition vers le gouvernement élu dont l'installation est prévue en 2009.
Avant de s'arrêter à Baidoa, Mme Frazer avait assisté au Caire (Égypte) à une réunion du Groupe international de contact sur la Somalie durant laquelle la violence à Mogadiscio et la nécessité d'une aide financière permettant le déploiement de forces de sécurité en Somalie avaient été mentionnées.
Elle y a précisé que le gouvernement des États-Unis prévoyait toujours d'aider la Somalie à hauteur de 40 millions de dollars et qu'elle avait demandé au Congrès une enveloppe supplémentaire de 60 millions de dollars afin d'appuyer la sécurité et le développement en Somalie, de répondre aux besoins humanitaires dans ce pays et d'y faciliter le déploiement d'une mission de l'Union africaine.
Des guerres intestines ravagent la Somalie depuis des années. En décembre 2006, une coalition formée de forces du gouvernement fédéral de transition et de forces éthiopiennes a repris le pouvoir au Conseil des tribunaux islamiques, composé d'extrémistes, afin d'instituer un gouvernement d'unité nationale.
« Le peuple somalien et la communauté internationale ont une occasion historique de commencer à oublier deux décennies de clanisme, d'intenses violences et de souffrances », avait alors fait valoir la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)