06 avril 2007
Résumé des propos d'un responsable du département d'État

Washington - Si des progrès considérables ont été réalisés sur le plan du déminage dans le monde, le grand problème à régler aujourd'hui est celui des munitions non explosées.
Durant une discussion en ligne organisée le 4 avril avec des participants d'Europe de l'Est, un directeur du Bureau des affaires politico-militaires du département d'État, Richard Kidd, a affirmé que les programmes de déminage humanitaire avaient considérablement réduit le nombre de morts et de blessés.
« Tous ceux qui ont été impliqués dans le déminage peuvent être fiers de leurs accomplissements à ce jour, car le nombre de victimes est tombé en-deçà de 10.000 par an. De plus, il existe des mécanismes pour concentrer les ressources là où elles peuvent avoir le maximum d'efficacité. Aujourd'hui, il y a plus de blessures causées par la manipulation de munitions non explosées que par les mines. »
Il a cité à titre d'exemple un accident récemment survenu dans un dépôt de munitions à Maputo (Mozambique) qui a fait plus de victimes que les mines terrestres au cours des trois dernières années. Ces mines sont les restes d'une guerre civile sanglante.
À la question d'un démineur macédonien qui lui demandait comment il pouvait obtenir des fonds pour financer des opérations de déminage, M. Kidd a suggéré plusieurs possibilités, dont une requête par le biais du Fonds international d'affectation spéciale pour le déminage humanitaire (ITF), situé en Slovénie. « C'est par le biais de l'ITF que les États-Unis versent un peu moins de 10 millions de dollars par an pour des travaux en Europe de l'Est et du Sud. »
Une autre possibilité consiste à contacter les fondations privées impliquées dans le déminage. On peut trouver les coordonnées de 50 d'entre elles sur le site Web du département d'État.
Comme on lui demandait si les États-Unis étaient toujours les plus grands distributeurs de mines terrestres au monde, M. Kidd a répondu : « Non. C'est une idée fausse. » Bien au contraire, a-t-il expliqué, les États-Unis ont été le premier pays à interdire l'exportation de mines antipersonnel en 1993. En ce qui concerne les mines disséminées dans le monde, on ne trouve des mines fabriquées aux États-Unis et posées par des soldats américains qu'en Asie du Sud-Est, plus précisément au Vietnam, où elles sont enfouies depuis trente ans.
Il a précisé que la politique des États-Unis concernant les mines terrestres était la suivante : « Ne laisser aucune mine, de quelque type que ce soit, sur aucun champ de bataille. Afin d'atteindre cet objectif, les États-Unis sont résolus à utiliser uniquement des mines télécommandées et équipées de dispositifs d'autodestruction. »
Il a souligné qu'en Afghanistan, en Irak, au Yémen, en Angola, au Cambodge et ailleurs, la vaste majorité des mines déterrées avaient été fabriquées en Union soviétique ou en Chine.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)