06 avril 2007
Extrait du Rapport du département d'État publié le 5 avril
On trouvera ci-après un extrait du Rapport sur le soutien aux droits de l'homme et à la démocratie : le bilan des États-Unis pour 2006, se rapportant à l'Afrique
(Début du texte)
Département d'État
Bureau de la démocratie, des droits de l'homme et du travail
5 avril 2007
Rapport sur le soutien aux droits de l'homme et à la démocratie : le bilan des États-Unis pour 2006
Résumé sur l'Afrique
De nombreux pays africains ont fait d'importants progrès sur la voie de la démocratie, faisant naître un nouvel espoir dans la région. La République démocratique du Congo (RDC) a tenu ses premières élections présidentielles démocratiques et crédibles en plus de quarante ans, et des élections démocratiques au Bénin, à Madagascar et en Mauritanie ont fait renaître l'optimisme dans la région. Tandis que les pays évoluaient en direction d'une administration plus démocratique, l'assistance des États-Unis était concentrée sur l'établissement de la pluralité politique, l'inscription des électeurs et la surveillance des élections. En Ouganda, les États-Unis ont soutenu la décision des Ougandais d'adopter un système politique multipartite en finançant des programmes qui accroissent la participation des électeurs et le pluralisme politique et améliorent la gestion des élections présidentielles et parlementaires.
Il n'en reste pas moins que les réformes démocratiques d'institutionnalisation ont continué à poser des problèmes majeurs dans l'ensemble du continent.
Les principaux obstacles aux droits de l'homme, notamment les conflits armés, ont persisté à travers le continent. Au Tchad, en Côte d'Ivoire, en République centrafricaine (RCA), en République démocratique du Congo (RDC), en Somalie, au Soudan et en Ouganda, les priorités des États-Unis comprenaient la fin de la violence qui menace tant de vies humaines et de modes de subsistance, la protection des populations vulnérables contre de nouvelles souffrances et l'instauration de la paix et de la stabilité dans la région. En juin, la Gambie a cessé de pouvoir prétendre à l'assistance de la Société du Compte du millénaire, organisme public des États-Unis qui fournit une assistance ciblée aux pays en voie de développement, après que ce pays eut porté atteinte aux libertés publiques et à la liberté de la presse au printemps, à la suite d'un coup d'État manqué.
En dépit de la signature, le 5 mai, de l'Accord de paix au Darfour, le génocide s'est poursuivi au Darfour. En 2006, les États-Unis ont pris la tête des efforts diplomatiques et humanitaires de la communauté internationale dans le but de mettre fin à la violence et de protéger la vie de millions de civils innocents grâce à des négociations de paix, à des mesures au Conseil de sécurité des Nations unies ainsi qu'à la promotion et au soutien énergique d'une solide force internationale de maintien de la paix au Darfour. Les États-Unis ont continué à être le plus gros donateur d'assistance humanitaire au Soudan.
Au Zimbabwe, où le parti au pouvoir a continué à exercer son monopole sur l'exécutif, les États-Unis ont encouragé les efforts du Parlement, du pouvoir judiciaire et des gouvernements locaux en faveur d'une certaine indépendance. Un programme financé par les États-Unis pour renforcer les commissions parlementaires a aidé à élargir le débat, à la fois dans l'opposition et chez les membres du parti au pouvoir partisans de réformes, et encouragé une plus grande transparence grâce à des audiences publiques sur la législation. Les programmes américains ont également fourni une formation nécessaire aux dirigeants gouvernementaux locaux dans l'infrastructure publique récemment reconstituée en Sierra Leone, aidant les conseils municipaux et de district à assumer de plus grandes responsabilités pour la solution des problèmes d'administration locale, notamment les services médicaux et agricoles, tandis que le gouvernement central continuait à se développer.
Une société civile dynamique et engagée est, à long terme, la meilleure garantie de stabilité démocratique.
À travers l'Afrique, les États-Unis se sont employés à renforcer l'éducation civique dans les communautés, à soutenir le développement de la société civile, notamment les organisations non gouvernementales (ONG) naissantes et les mouvements syndicaux, et à diversifier les sources d'information à la disposition des communautés. Par exemple, des dons des États-Unis ont soutenu les ONG locales qui sensibilisaient les communautés aux droits de l'homme, au VIH/sida, à la réconciliation et au renforcement de la paix à travers le Liberia.
Les programmes américains ont encouragé des médias libres, économiquement stables et conscients de leurs responsabilités sociales dans la région. Des journalistes africains ont participé à des visites aux États-Unis dans le cadre de programmes d'échange professionnel. En RDC, les États-Unis ont organisé douze ateliers et un cours d'Internet pour aider près de 500 journalistes à améliorer leurs reportages politiques. Des programmes financés par les États-Unis ont aussi encouragé la libre circulation d'informations indépendantes et objectives au Zimbabwe, au Tchad, au Burundi, en Mauritanie, au Liberia, en Gambie, en Sierra Leone et en Éthiopie.
Face à la corruption qui continuait à sévir dans de nombreux pays de la région, les États-Unis ont fait de la mise en place de systèmes juridiques modernes, efficaces et transparents une priorité de leur assistance à l'Afrique. Au Tchad, ils ont fourni une assistance technique au Collège de contrôle et de surveillance des revenus pétroliers, pour promouvoir la responsabilisation dans les projets financés par les revenus du pétrole, et financé un atelier de formation sur le budget à l'intention des parlementaires.
Les États-Unis ont également soutenu financièrement des mesures anti-corruption en Zambie, au Tchad, au Liberia et en Gambie,
Le soutien par les États-Unis des mesures de protection des droits de l'homme, notamment les droits de la femme, des minorités et des handicapés, répondait aux revendications croissantes en faveur de la liberté personnelle et politique exprimées dans la région. Le Swaziland a adopté sa première constitution en 32 ans, qui établissait un pouvoir judiciaire indépendant et donnait des droits égaux aux femmes, bien que les habitants de ce pays n'aient pas encore obtenu sa pleine application. Les États-Unis se sont employés à travers la région à améliorer la prise de conscience des principes des droits de l'homme dans l'armée et dans la police, à améliorer les conditions dans les prisons, à renseigner les femmes et les membres de minorités sur leurs droits juridiques et à établir des liens entre les organisations de défense des droits de l'homme.
En Ouganda, les États-Unis ont soutenu un vaste projet visant à améliorer les droits et la condition de la femme, qui comprenait des séances de conseils entre les membres féminins du parlement et plus de 300 candidates éventuelles à des postes locaux et nationaux.
La diversité de l'expression religieuse en Afrique fournit un modèle unique de tolérance entre confessions et entre ethnies.
Dans de nombreux pays ayant une importante population musulmane, une réunion interconfessionnelle marquant le mois saint du ramadan est devenue un événement annuel dans les ambassades. Les États-Unis ont encouragé la liberté religieuse par des discours et des réunions à des occasions telles que les dîners d'iftar, pour favoriser un dialogue avec les dirigeants musulmans de divers pays africains.
Au Nigeria, les États-Unis travaillent activement à la solution des problèmes de violence interconfessionnelle et des limites à la liberté de religion, organisant des rencontres avec les chefs politiques et religieux, au niveau national comme au niveau local, pour mieux comprendre les tensions qui existent.
À travers l'Afrique, les États-Unis ont consacré d'importantes ressources à la prévention de la traite des personnes et de toute une série de violations des droits des travailleurs. Ces programmes ont fourni des possibilités d'éducation et de formation professionnelle aux jeunes en danger, élargi la coopération entre les services de police et aidé les victimes à réintégrer leurs communautés. Par exemple, les États-Unis ont financé un programme de prise de conscience de la traite des personnes à travers la frontière entre le Liberia et la Sierra Leone et continué à accroitre les possibilités d'éducation de près de 10.000 enfants qui étaient employés, ou risquaient de l'être, dans les pires formes de travail des enfants. Le Kenya, l'Angola, la RDC, le Zimbabwe et la Guinée, entre autres, ont également reçu de l'aide des États-Unis pour des programmes de protection des droits de l'homme, y compris des initiatives pour combattre la violence sexuelle et les mauvais traitements réservés aux femmes.
Les pays qui ont un gouvernement responsable et qui respectent la liberté politique et économique et les droits de l'homme jouissent d'un important avantage pour assurer à leur population la prospérité, la santé et l'instruction. Ce n'est pas par hasard que les conflits, le chaos, les gouvernements corrompus et tyranniques coexistent souvent avec les crises humanitaires. Les États-Unis vont continuer à promouvoir la démocratie et les droits de l'homme en Afrique pour aider les pays du continent à continuer à poser les bases de la paix, de la sécurité et de la stabilité.
(Fin du texte)
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)